Cf. ci-dessus, pp
4. Ceci rentre assez dans la physique de Ptolémée, qui accepte 1 hégémonie de riloroscope, imposée par la tradition, mais attribue plus d’énergie naturelle au MC. (ci-dessus, p. 271, et ci-après, p. 416, comme xô-o? a®£xixo;).
RECTIFICATION DE l’hOHOSCOPE
Que Plolémée ait créé de toutes pièces ou seulement perlectionné sa méthode il eut des émules, peut-être même des devanciers. Annubion, d’époque probablement antérieure, avait tout simplement appliqué à l'invention de l’Horoscope le calcul usité pour les dodécatémories et /.Xî^pot. Pour les génitures diurnes, prendre la distance du Soleil à la Lune et la « déduire » en partant du Soleil : là où elle prend fin, là est riloro.scope. Pour les génitures nocturnes, opérer de la môme façon avec la distance de la Lune au Soleil Paul d’Alexandrie expose d’après les « sages Égyptiens », éternels plastrons des mystificateurs, jusqu’à cinq méthodes « naturelles » pour trouver le degré nécessaire de l’Horoscope. Pour ces gens-là, « naturel » signilie qui n’est pas géométrique. Le signe horoscope une fois désigné, ils placent le degré horoscope entre ses limites, partout où l’attire une affinité élective imaginée par eux. L’un prend un tableau où les planètes sont réparties au degré dans chacun des signes, répartition identique pour les signes d’un même trigone et il pointe comme degré horoscope, dans le signe horoscope, un degré appartenant à la planète qui devient « maîtresse de l’époque (xjpio; »,
parce que le luminaire chef de secte (to aipsTr/.ov cfo,;) — c’est-àdire le Soleil pour les génitures diurnes, la Lune pour les nocturnes — se trouve actuellement dans un degré à elle appartenant. Un autre, appliquant autrement la môme idée, place l’Horoscope dans les opta de la planète qui a pour le moment la Lune sur ses propriétés ainsi dénommées. Un troisième prend pour point de repère, comme Ptolémée, la syzygie précédant la
1. Je crois reconnaître la main de Ptolémée dans l’eliort fait pour unifier la doctrine apotélcsmatique en ses deu.x parties, universelle et particulière. Les syzygies (dont il sera beaucoup question encore dans le calcul de la durée de la vie) sont, eu généthlialogie, ce que sont les éclipses dans les pronostics « catholiques » : ce sont des quasi-éclipses, se produisant aux points écliptiques. La planète qui domine la dernière syzygie a la maîtrise jusqu^à la suivante, cest-à-dire durant un demi-mois. On peut trouver après coup des raisons physiques et philosophiques au rôle capital des syzygies. La vraie raison, c’est qu’elles tiennent la place des éclipses : la N. L., la place des éclipses de Soleil; la P. L., la place des éclipses de Lune.
2. .\nnubion, ap. Kœchly, Manelhon., p. 117. Si la distance est insuffisante, on se rejette sur 1 aspect quadrat ou diamétral du point où l'on s’est arrêté (/.pX vîTpâyojva .'ÿ ôpâv Ttai SiapiExpa xo~wvj. 11 se peut que par |Ji£ypi XEXT.vaèr,; àsTÉpoî iff va [lévou, il faille entendre la N. L.; mais le mot peut aussi être une cheville. Cf. ci-dessus (p. 306, 6) le transfert de l'Horoscope par viXf.po;
•3. C est la méthode des X a V à xpfywvov [xo vop. o t p t at. Le texte de Paul d’Alexandrie (fol. Q2-U) est en mauvais état, et les chiffres du tableau v annexé ne concordent pas avec les données du texte.
CHAP. XII. — LA GÉNÉTHLIALOGIE
nativité, cherche la planète à qui appartient, soit comme contins (ôptoxpàxcop), soit comme domicile (olxoSUzcop), le lieu de la syzygie, balance les titres des planètes à la maîtrise et choisit celle qui occupe, dans le signe où elle est, le plus fort quantième, lequel devient le quantième de l’Horoscope. C’est une ébauche ou une simplification de la méthode de Ptolémée, laquelle est mentionnée brièvement au quatrième rang, et sans enthousiasme. On avait trouvé mieux, en effet. Le comble de la virtuosité, c’était d’instituer un concours entre la planète qui dominait la syzygie antérieure à la conception et celle qui avait le même droit sur la syzygie antérieure à la naissance, — ce droit, fondé sur la théorie des trigones combinée avec l’alpsai;, — et d’adjuger l’honneur de déterminer l’Horoscope à la plus méritante.
Ce serait perdre son temps que de chercher quelque logique dans ces arcanes. Leur raison d’être leur est extérieure. Ce sont expédients de gens mis aux abois par l’impossibilité de résumer la naissance en un instant indivisible pour la faire correspondre avec un Horoscope également instantané.