Bardesan. ap. Eiiseb., Praep. Evarig., Vf
2. Rappelons ici que les combinaisons des planètes et des signes varient à l'infini, suivant que le signe est considéré comme type zodiacal ou comme domaine planétaire, en bloc (oIxo;-üi]/o>!xa) ou par parcelles (opia-ôexavoi) ou comme correspondant par position à l’un des Xll lieux, etc.
3. Proposition universellement admise en astrologie, ressassée par birmicus dans son IV” livre : orntiis enim substanlia humani corporis ad islius pevlinel numinis poteslalem (IV, 1 Kroll,etc.). Cf. ci-dessus, pp. 288. 293, 1.
4. Avec Firmicus, qui compile et met tout dans tout, on n’a que l’embarras du choix : la vie, les conditions de la vie, la mort, reviennent pour ainsi dire à chaque chapitre. Dans les chapitres consacrés aux contacts et défluxions de la Lune (IV, 2-lG Kroll), mort violente si la Lune deficiens el minula lamine Saturno jungatur (2, 2) ; mort violente des parents avec Mars (4, 1 et 3) ; mort violente, du sujet ou des parents, avec Vénus et Mars (6, 3); par défluxion de Saturne à Mars (9, 4-3); de Jupiter à Mars (10, 4); de Jupiter à Saturne (10, 11); de Mars au Soleil (11, 1) ; de Mars à Mercure (11, 4-3); de Mars à Saturne (11, 7); du Soleil à Mars (12, 9-10); de Vénus à Mars (13, 12); de Mercure à Saturne (14, 4) ; de .Mercure à Mars (14, 7-12); de Mars ad nullum (15, 4) : le pronostic variant suivant la fiualité diurne ou nocturne de la géniture, suivant la phase de la Lune, l’aspect des planètes concourantes, etc. Sur les contacts et défluxions, voy. ci-dessus, pp. 243 sqq.
,3. Bardesane cite la pendaison comme causée par le blocus de la Lune et de nioroscope p.c(roXi6ciü[X£va; ù~b Kpôvou xal ’Apeo); (Euseb., Pr. Ev., VI, 10, 34).
CHAP. XII, — LA (iÉNÉTHLIALOGIE
Ccslde ce chaos de systèmes, billevesées dont la masse est comme réciime de cervelles en fermentation, que Ptolémée a extrait sa théorie, laquelle est limpide par comparaison. Il a dû s applaudir d’avoir su tracer un chemin tout au travers, et il se llattait probablement de n’avoir pas laissé sa raison en route.
2° De la forme et du tempérament du corps. — En parlant de la mort, nous avons anticipé sur l’ordre suivi par Ptolémée, qui passe en revue toutes les étapes et particularités de la vie avant d en considérer la lin h Nous allons retourner au point où il avait laissé son exposé, en abordant le chapitre « De la forme et du tempérament du corps » 2.
Ptolémée ne daigne même pas faire une allusion au système ([ui, avant et après lui, sullit aux marchands de prédictions astrologiques et dont Manilius fait si grand cas; celui qui consiste à prendre pour type le signe zodiacal occupant l'horoscope ou hébergeant le Soleil au moment de la naissance, et à détailler les qualités et défauts, corporels et psychiques, des individus nés sous ce signe ^ L’influence des signes ne peut que modifier, dans une certaine mesure, l’influence prépondérante des planètes. Ptolémée écarte aussi le système contraire au précédent, mais aussi simple, qui consiste à tout dériver de la planète « maîtresse de la géniture ». Suivant lui, 1 action plastique est exercée en premier lieu par les planètes maîtresses de l’Horoscope et celles qui le suivent de près ; en second lieu, par la Lune et les planètes maîtresses du lieu qu’elle occupe. Ces planètes tendent à réaliser leur type (p.op©to(Tt(;-StaT'jTTtüatç), et elles opèrent avec d’autant plus d énergie qu elles sont plus orientales par rapport à l’horizon
1. On peut se demander s’il n’aurait pas séparé à dessein les chapitres Hcpl ypdvwv Çw-îi; et Mspi -rcotÔTT)xo<; Sravarou pour masquer une des imperfections de son système, qui est de charger Mars et Saturne tantôt des morts naturelles, comme àvaipExtxot dans le quadrant oriental, tantôt des morts violentes en général. La foi a des ruses qui ne l’empêchent pas d’être sincère.
2. Ilepi ixopcprii xal itpâascüç a wpiaTixf,; {Telrab., 111, 11, pp. 244-245 Junctinus, avec commentaire, pp. 247-258). Cf. Anon., pp. 134-136.
3. Voy. ci-dessus (p. 132, 1) les deux revues des XII signes dans Manilius et, dans Héphestion (1, 1), 1 énumération des types réalisés par les signes et les décans. Cf. les portraits métoposcopiques ou physiognomoniques déjà signalés (ci-dessus, pp. 132,1. 313, 1. 385, l).
4. Ptolémée, pour rompre plus nettement avec l’ancienne méthode, évite de nommer l'Horoscope. 11 dit : TtapaxTipTiTsov oiv xaOdXoo jxèv t6v àvaxoXixèv ôpiÇovxa, xoùî l'-JTOvxaç, t, xf^v oi/oûîffiroxtav aùxoü Xapêivovxaî xûv TrXavojiiviov xa9’ ov stpf|Xap.£v xpôicov • È7rl [xÉpouî 8è xat xt,v œeXtivt^v ©ffauxw; {Tetrab., 111, 11, p. 244 Junctinus). Suit une série de portraits planétaires.