CHAP. XII
LA GÉNÉTHLIALOGIE
portés aux vices contre nature, tandis que les femmes sont insatiables et prêtes à tout venant. Il ne manque pas toutefois de degrés intermédiaires, correspondant aux combinaisons possibles entre le sexe des planètes et celui des signes. A ces degrés s'ajoutent des modes, dus à l’action concourante des autres planètes et que Ptolémée nuance avec sa provision habituelle de qualificatifs ^
4“ De la condition sociale [biens - honneurs - professions). La classification symétrique de Ptolémée appelle, après 1 élude de la personne du client, corps et âme, la recension des choses qui lui viennent du dehors. U ordonne le fatras des élucubrations astrologiques concernant tout ce qui remplit l existence humaine sous un certain nombre de rubriques, dont les premières ont trait aux richesses et aux honneurs. L’auteur prétend retrouver ici sa distinction fondamentale entre le corps et Pâme, la « Fortune acquérante » (Tuyj) /.xrj-nxr;) correspondant au corps, la « Fortune honorifique » (Tuyr, à 1 âme.
C’est aux richesses seulement ^ qu’il rapporte, pour en faire le point de départ et la clef des pronostics, le « Sort de la Fortune » (xXïjpoç La planète maîtresse du lieu où tombe ce
Sort est celle qui donne ou refuse la fortune, suivant qu elle est bien ou mal placée, bien ou mal entourée, diurne avec les diurnes ou inversement, appuyée ou non par les « luminaires ». Chaqui planète mène à la fortune par une voie qui lui est propre .
1 Voici - comme spécimen du style de notre auteur - le résultat de 1 ingérence de ï) ^ et : ô ixèv toO Ï) Ttpoayevôixôvoç êitl tô oca£)vYEaxepov xa: La9apx6x£pov \ xai ôveiSicrxixôxspov éxâaxcp xü>v Èxx£t[j.£vwv Tiscpuxe auvEpysiv.^ O xoû % xpôç x6 EÔaxTiH-ovÉaxepov xal odoTiixovéaxepov xal ^u>.axxtxd.x£pov • ô Oe xou ü Iipôç Xô -îEEpiêoT.xéxEpov xal x6 xwv EéxivTiXÔxspov xal iEo)>uxpoiEOX3pov xa'.
EÙxrpodxoTtoixEpov (p. 608 Junctinus). Ptolémée revient par ce biais a tradition avec laquelle il rompait en rayant Saturne de la liste des assail ■ • Mettant en équations le proverbe iurpe senilis amor, la tradition est à peu près unanime à attribuer à Saturne les amours « honteux » (vo aia /pov . Anon p. 158), « sales » (6ià xô xtpEa6uxixôv xal p uira pôv xt,c ouaEoi; xou aaxEooç Cod. Florent., p. 149). Saturniens autrefois, « cérébraux » aujourd hui c’est vu l'atlinité de Saturne avec le cerveau (ci-dessus, p. 3l3;, la meme idée. Ptolémée est fort capable d’avoir substitué, par vue théorique, la chaleur u Soleil au froid de Saturne (cf. ci-dessus, p. 3M, 6).