‹ L'astrologie grecqueChapitre 249 sur 360 · CH AP. XII · texte numérisé non relu

CH AP. XII

LA GÉNÉTIILIALOGIE

silion. Ce lon-enl d'adjeclil's esl endigué el canalise par une non moins élonnanle série d'adverbes, qui onl pour but de caractériser les nuances et modilicalions apportées aux decrets par inlluence concomitante de la Lune dans chacune de ses phases et du Soleil bien ou mal placé La seule idée nette qui ressorte de Id, c'est que le vocabulaire grec est inépuisable et que les raducleurs feront bien de poser la plume, sans meme tenter une

lutte inégale. „ . ,

Mais, comme le corps, l'âme a ses maladies , qui a aqu soit dans sa partie intelligente et active, soit dans sa par le passionnelle et passive. Les maladies de l'entendement (xov o.avor.Tiao5) rentrent toules dans ce que les pathologistes modernes appellent les maladies nerveuses : elles vont de l’idiotie à la folie furieuse, en passant par l'exaltation, l'extase la poss^sion démoniaque». Toutes dépendent, aussi bien que les qualités, de Mercure et de la Lune, c'est-â-dire des assauts que

pLanèlesde la part des planètes malfaisantes et des condition.

plus ou moins favorables soit â l'attaque, soit a la defense. On conçoit que si les planètes assaillies ne sont pas associées en rc eues ou’ vec l'Horoscope, et si les assaillants sont exaspérés par Antipathie de secte. -celle qu'éprouvent les planètes nocturnes pour les génitures diurnes et inversement, - on doive au pire. Les planètes bienfaisantes adoucissent pourtant pro- Tostic et rendent généralement les maladies curables, â moins

, Il avertit, du reste, que le sujet est compliqué : ^oXovpoii.viv.o 6È ojvo;

linus). 11 y a la. ” ît pp. Junctinus, ovec

commentaire, pp. 610-612). Ct. Ano"-. I>P; ‘«''f parmi

3. L’épilepsie figure lei comme •''•’-'a'l'l ’ ,„„(>.6a,MO,..o=XT.ti.-S.ovc.

lesTtaef. atdaaxfiLi. Les diverses especes de folie (pav ta oatpo I etc ) préoecupeut au^

» s°q“q Cbétl' et né'crotnts (lA 1 V,

sqq.; VI, 472 . y, 095.299, 534-540). L’auteur décrit

493); Galles délirants et mutilés (IV, 2- , , “ s'enchaînent, portent

la folie religieuse des xixoxot ou reclus egjp^^ n^utilent, sur un ton

des haillons, des cheveux eu crimere l considère les pythies et autres

où le dédain se sent plus encore que la pitié. 11 ^onsu

énergumènes comme des victimes. ^^es religions), faciel

temples (VlU, 10 I>r.), sait aussi Z nonis ûüerpellalione

eum ,ui sic habuerit Venerern ass.dua cuju dam j«e mo • e/

nulsZi; faciel aulern in lemphs rnanere sordido e sic sem, qui nunqimm londeanl comam, etc. (111, 5, 1 < ^'ol'.-

LES MALADIES DE l’aME

que, afïaiblies par position, elles ne se laissent vaincre et n’accroissent d’autant la fureur de l’ennemi.

Les maladies intellectuelles, qui sont toujours des exceptions, intéressent moins la clientèle des astrologues que les maladies passionnelles. Celles-ci se ramènent toutes, pour nos moralistes, à des perversions de l’instinct sexuel, par excès ou par défaut. Il est prudent d’abréger ce chapitre, sur lequel les auteurs, Firmi- CLis notamment, sont intarissables *, d’autant plus qu’il y faudra revenir à propos de certaines passions tout à fait comparables à ces « maladies ». Ces maladies ont pour cause, comme celles de rentendement, le conllit de deux couples antagonistes, mais qui ne sont plus les mêmes. Dans le couple assaillant, Vénus remplace Saturne, et, dans le couple assailli, le Soleil est substitué à Mercure; une marge étant laissée, comme toujours, à l’ingérence des autres planètes. Le jeu du système est d’une simplicité relative et d’une symétrie parfaite, que l’on doit évidemment à Ptolémée Si les deux couples sont dans des signes masculins, la prédominance de la virilité fait que les hommes sont d’une lubricité extrême et que les femmes deviennent des tribades effrontées. Dans le cas inverse, les hommes sont efféminés et

1. Ptolémée réserve pour un autre chapitre, celui des unions (tlept auvapiaoyt»v, ci-après, p. 447), légales et illégales, les dérèglements de l’amour, l’adultère et l’inceste. 11 ne parle ici que de l'instinct animal, de la prostitution et des vices contre nature. Les autres n’y regardent pas de si près. Cf. Firmicus : incestorum nalalia seu genitnrae (VII, 14 Pruckner) — Paediconum natalia seu (lenilurae lîi) — Cinaedoruin impurorum sleriliiimque geniliirae (Vil, 16), sujet sur lequel l’auteur revient à chaque instant, à propos des chantres employés dans les temples {ibid.), des gens de théâtre, etc. (VIII, 20 -21. 23- 25. 27. 29) : même la Vierge et la Balance font en certains cas des cinaedi et des prostitulae ! C’est une obsession. Les publici cinaedi excitent l’indignation môme d’un Martial ; Tanquam parva foret sexus injuria nostri \ Foedandos populo prostiiuisse mares, etc. (Martial., IX, 8). Manéthon (1, 29-33 ; 111, 383- 396; IV, 311, 334-358, 584-592 ; V, 211-216, 318; VI, 583-585, 592) n’est pas moins copieux que Firmicus, et il use d’expressions qu’on n’ose citer, même en grec. Il ne dédaigne même pas le calembour ; il appelle les viveurs de son temps des gens aimant les adultères [pLOtÿ'eiai;], sv al? ü6p; î, oè K'j~pts ®PX^" (IV, 495). Déjà Manilius connaissait les perversions sexuelles que produit le laureau (IV, 518), et spécialement, pour le sexe féminin, les Pléiades (V, 151).

2. On rencontre dans les auteurs toute espèce de combinaisons. Bardesane (ap. Euseh., Pruep. Eu., VI, 10, 20 : cf. ci-dessus, p. 340, 2) demande si les femmes îles Gèles, prostituées à tout venant, IXa/ov èv AlyoxÉpuxi xal 'ï'Spoyôi» xaxoôaip.ovoüaav (au Xll^ lieu) xt,v Ku-repiv; si, pour les impudiques Bactriennes, A'fpoôtxT, asaoupavEt p,Exà Ai6ç xat ''Apsoî E îo£ot< ôpioiî (ibid., 21) ; si tous les

pallii'ci ont pour thème 'l’wa'popov peO’ ’Eppioû èv oîxoi; Kpovou xat ôpiot; ’*.\peoî ôvvovxa 'ibid., 27).

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