‹ L'astrologie grecqueChapitre 257 sur 360 · DES UNIONS ILLÉG1TI3IES · texte numérisé non relu

DES UNIONS ILLÉG1TI3IES

Tout n'est pas ombre pourtant dans le tableau : un astrologue du temps de l’Empire n’avait pas les idées d’un moine écrivant un Guide des confesseurs. Vénus tempérée par Saturne produit parfois, même sans les formalités juridiques, des unions auxquelles ne manque ni le charme, ni la fidélité, et qui se transforment plus lard en unions légitimes.

Bien ou mal assortie, l union des sexes a pour but la génération. Mais on sait trop que, quand il s’agit du nombre des entants, de leur sexe, de leurs qualités et des chances de vie, de fortune, d affection G il n’y a pas de rapport visible entre la

~psa6utépat; [à compléter par et oè àvatoXixcüxspa vEOTÉpatç] (Anon., p. 156). Le scoliaste explique qu'il y a des ôulT|Xix;? de tout âge et rattache à ces degrés (véoi - àxiaaïot - yépovTî;) les diverses espèces d’incestes. Ptolémée fait aussi intervenir, avec les signes ()( X), le Soleil et la Lune. On sait de cette façon s il y aura inceste redoublé (oucrtv àosXcpaî; -î) uyyy£v£a;v ou o’jatv dôsX'-poïi; r\ auyy£v£!jiv), et aussi de quelle espèce. La Lune dans certaines conditions Ttoi£Î Toù; pèv âpp£vaî !J.T,xpa'(nv p.T,x£p(j)v à5£Xœaï<; -rj p-rixputaTî (j'jvEp/£cj6at, xà; 5è .-jTjXEÎa; uioi; -î) uîüv àSEX'poï; à SfuyaxÉpwv àvôpâatv : le Soleil xoù; [ièv dppEva; .■3’jyaxpisiv T) 2?nyax£pwv àÔEXtpaî; T| yjva'.^iv uîiov, xà? 3è ,'ïTiXcta? Tîaxpâaiv 'i) Tiax^puv àSEXcpot? T, Tîaxpûoiç {'lelrab., p. 741 J.). En soiunic, quantité de moyens divers; comme toujours, séparés ou combinés. Cf., dans Manéthon, les œuvres de r? ? et b (IV, 294-316) : incestes de pères et biles, 01s et mères (VI, 134- 176), produits par (Q en MC. et Ç en IMC. (VI, 1 13-121), compliqués de viol avec c’’ en IMC. ou en Occ. (VI, 176-179). Le cas d'OEdipe est visé (VI, 166) et celui de Jocaste (V, 204). Le faussaire se permet une plaisanterie qu’il eût payée cher s’il avait écrit, comme il le prétend, sous Philadelphe. A propos de l’inceste provoqué par Saturne, il écrit : £v8a Sé p.ot, paatXEÜ, xw a/-r,[xax-. yiyv£o aâpxu? | yvo)piÇti)v y£V£?) xoù? ’ApaivÔT^î û|x£vatou? (Maneth., V, 207-208). Sotade, noyé en mer dans une caisse de plomb par ordre de Philadelphe, n’en avait pas dit davantage. Eirmicus dissémine l'inceste un peu partout : par exemple, III, 6, 28-29 (môme l’inceste lucratif!) et IV, 6, 3 Kroll ; VI, 26 et \ III, 30 Pruckner. Dans la <• géniture d'OEdipe » (VI, 26 Pr.), l’agent principal est Saturne dans les Poissons (signe vénérien), Vénus étant dans le Verseau (signe saturnien). Des astrologues orientaux auraient mis sans doute moins de planètes mal taisantes dans ce chapitre, l’inceste ne répugnant pas aux mœurs et surtout aux théogonies orientales. Cf. l'incesle prodigieux commis par Isis et Osiris avant leur naissance dans le sein de leur mère (Plut., /s. et Ostr., 11). Les Grecs eux-mémes n’avaient pas la conscience tout à fait tranquille au .sujet de P Σ p ô? y i p o ; de Zeus et de Itéra. L’épithète hpè? avertissait que ce n’était pas là un exemple à imiter pour les humains. L'exemple était donné tous les mois, suivant l'exégèse (stoïcienne?) qui assimilait la cnnjoncüou lunisolaire à l'hymen sacré : xà OEoyipia èxéXo'jv x6x£ ouï'.xù? -pwvov oiôpEvoi yâpov xf,? XeXi^vt,; oust,; 7:pà; 'IlXioy crévoSov (Schol. Ilesiod., />/>., ^84). Sur ce sujet, rajeuni par la découverte d’un fragment de Phérécyde de Syros, voy. IL Weil, Revue des Études grecques, X [1897], pp. 1-9.

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