‹ L'astrologie grecqueChapitre 29 sur 360 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

LIÎS DOGMIÎS ASTROLOGIQUES

L’aslrologie riidimenlaire des Orienlaux, à peine dégagée de la religion qui l’avait engendrée, n’exigeait pas un grand eflbrt de raisonnement. Les astres étaient des dieux ou des véhicules d’où les dieux surveillaient le monde, et il allait de soi que ces dieux avaient à la fois la volonté et le pouvoir d’intervenir dans les affaires du monde terrestre. Nulle dilhculté de concevoir pourquoi et comment ces dieux agissaient ; ils agissaient parce qu’ils le voulaient et comme il leur plaisait. L’esprit oriental ne se posait même pas le problème autour duquel s'acharne la logique des peuples mieux doués ; l’impossibilité de convertir des volontés supposées libres, et même capricieuses, en lois naturelles, dont l’effet est présumé nécessaire et partout identique. Cependant, l’astronomie fait naître d’elle-même l’idée d’ordre, de régularité; et les prêtres chaldéens, qui fondaient précisément sur l’expérience acquise les pronostics applicables à l’avenir, n’ont pas pu écarter de leurs calculs le postulat qui en faisait toute la valeur, à savoir que les mêmes causes doivent produire les mêmes effets. En tout cas, ils paraissent s’être refusés aux concessions qui leur auraient fait abandonner la conception religieuse de l’univers pour le mécanisme scientifique. Les mouvements des planètes comportaient à leurs yeux une certaine somme d’imprévu. Elles n’arrivaient pas toujours à l’heure dite aux rendez-vous supputés d’avance, aux rencontres avec les étoiles fixes. Celles-ci même ne pouvaient être reconnues invariables dans leurs positions que par des mesures précises. Les Chaldéens ne paraissent pas non plus avoir fait de découvertes scientifiques susceptibles de les troubler dans leur foi traditionnelle. Nous ignorons l’idée qu’ils se faisaient de l’étendue du ciel; mais il est probable qu’ils croyaient bien s’être notablement rapprochés

l’influence des astres

des dieux quand ils avaient installé leur observatoire au h. d’une ziqurat à sept étages b Leur pieuse routine les preseiva des théories^subversives qui ailleurs élargissaient le monde e tieculaient à d'énormes distances les générateurs d energie sulerale, en même temps qu’elles rapetissaient le but vise par toutes ce.

forces célestes, l’homme et son habitacle.

C’est précisément à des esprits déjà familiarisés avec ces vas e^ perspectives, armés de dialectique et déshabitues de croire, que bit o^fïerte l’astrologie chaldéenne, comme un ensemble de faits longuement vérifiés, dont l’explication rationnelle ^ a chercber Le plaisir de trouver des théories pour des faits donnes comme ceHains, de transformer en science raisonnee un amas e traditions importées à l’état brut, dut avoir un singulier attiai nom- les Grei, qui avaient un goût égal pour les d.scuss.ons e Cnouveautés. Eux seuls ont pu travailler ir satisCatre un e intellectuel que leurs devanciers ne ressentaient pas. C ^s ^ eux nue l’astrologie est devenue une science, une « mathen a tique » appuyée sur un certain nombre de propositions ton anrtai;;‘a'uJquelles une espece de -nsente.nent un.versd^, nar donner la valeur d’axiomes. Nous verrons plus taid comme et avec quel succès ces propositions lurent délendues ar-uments contraires» : pour le moment, il serait a propos de les “oSer et de nous rendre compte de leur solidité en mesurant

In Inra-eur de leurs assises.

La plus générale se réduit à alllrraer que les astres exercen sur Jterre et ses habitants une inlluence prépondérante. Cot e proposition, pour les adeptes de la philosophie mystique issue de ^.ytragoie ;^le Maton, n’avait pas besoin d’être démontrée^ astres étant des dieux, et même des dieux ^

nismes terrestres, il n’y avait plus qii’ir poser une diaire, celle de savoir si celle inlluence peut ^

distinguée de toute autre. La question ainsi ment résolue. L’action divine pouvait être connue, ju q <

Tdiv^rs modes, soit par révélation expresse P- J-

eux-mêmes, soit par la révélation naturelle, qui est la r.uso avertie par l’expérience. Les « physiciens », s’il en restait encoie.

, C’est l’idée que l'auteur de la Genèse (XI. 4) prêle aux eonslructeurs de l'observatoire babylonien {El dixeruut : Venite, faciamas mbis cnmlalem,^ tm-'nm mjns cnlmm perlingat ad caelum), et Jalivel, semble bien avoir

peur qu'ils n’y réussissent.

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