‹ L'astrologie grecqueChapitre 54 sur 360 · Adrast. ap. Theon. Smyrn., pp. 147-198 Ililler „oj.ns- se · texte numérisé non relu

Adrast. ap. Theon. Smyrn., pp. 147-198 Ililler „oj.ns- se

4. Cette erreur - et sans doute le système avec lequel elle ai ^

trouve déjà dans Pline, pour qui les planètes rmmmae cernuntu, et aU^ss^me

abstint in vespertino exortu (ci-après, p. 119, 1)-

STATIONS ET KÉTKOGKADATIONS ÜES PLANÈTES 117

alors plus loin de la Terre : mais les péripatéticiens ne travaillaient pas pour les astrologues. On ne mentionne ici leur « dogme » que pour rendre compte du désarroi jeté dans le vocabulaire des scoliastes, qui, tiraillés entre deux conceptions opposées, ne savent plus ce qu’il faut entendre par « avancer » ou « rétrograder », par planètes lentes et planètes rapides

Il est temps de consulter les astrologues proprement dits ou « Chaldéens », des Chaldéens dont le masque ne trompe personne. Donc, ces Chaldéens avaient remaniué un fait dont les inventeurs d’excentriques et d’épicycles n’avaient pas su tirer parti : c’est que les stations et rétrogradations des planètes sont en rapport étroit avec les mouvements du Soleil -. Us étaient sur la voie qui aurait pu les mener à découvrir que les planètes tournent autour du Soleil et que les phénomènes à expliquer sont de pures apparences. Mais ils s’arrêtèrent en chemin ^ Us

1. Il arrive à Sénèque d’appeler Saturne velocissimum sidus (Sen., ^aL., 1,

Prooeui., 11) et de dire ailleurs : Stella Saturni, quae ex omnibus iler suum lenlissime efficit (ib., VII, 29), équivoque possible, même sans le dogme péripatéticien, en considération du mouvement diurne. Quant au renversement des termes tt p o x oô v et àv a x o 6 £ Ce t v , il y en a un exemple curieux dans Vlsarjoge de Porphyre (pp. 183-181). Dans le langage courant, avancer (xpoxoôiÇeiv — xoïî àptOpioî; xpouxtôsvai), pour les planètes, signifie aller contre du mouvement diurne, suivant l’ordre des signes du Zodiaque (e’.î xa Éxôpisva); reculer (àvaxoSlCsiv - ûxoxoôiÇsiv - àcpatpeïv), c’est aller dans le sens du mouvement diurne (elî xà fjoûiieva ou xpofivoûiasva). Or, à la page 181, le scoliaste parle comme un péripatéticien en disant èx't xàT,Yoûp.eva xpoxoûiÇovxsî. Quelques lignes plus loin (p. 185), il explique que les plamdes marchant vers leur « première station », c’est-à-dire vers l’Orient, xp oxo- 5£ Çstv Qtp/ovxai; il parle comme Ptolémée, et il le constate : xpoxoôt^siy Xéyei ô tpiAôffoœo; xô sl<; xà èxop-sva xoisîffôat • 5 x o - o 6 i ; s t Sè xo

si; xi X poTiyoûp.sva. De peur d’équivoque, suit une définition, ajoutée par lui ou par un autre : 6xoxoSiatj.6i; -rj à-jaEpscn; xaxà p.f,xo;. Mais cette définition est aussitôt renversée par la plume d'un péripatétisant, qui écrit à la suite : 8xsp x poTiyTjO’ tç xa),£Ïxai ! Il y a là des interpolations dues à 1 obsession du dogme péripatéticien, à moins que ce ne soit à l’habitude vulgaire de ne considérer que le mouvement diurne, en vertu duquel tous les astres « avancent » d’Orient en Occident. C’est ainsi que les astronomes appellent encore « précession » la rétrogradation des équinoxes d'Orient en Occident. Un usage assez amphibologique aussi est de qualifier les deux statiojis [c-zr,ptyiAo £) d’après le mouvement qui va suivre, d'appeler la première station à -J ai pô X t x6; — ô èxl àaatpcffiv, et la seconde x p o a 6ex ixô; xpôxOc-

XIV (Porphyre, Isag., p. 184. Anon., p. 135. Paul. .Alex., fol. Gv).

2. C’est-à-dire, dans notre système héliocentrique, avec le mouvement de la Terre, unique cause des rétrogradations apparentes des planètes, qui sont un elfct de perspective.

3. fléraclide de Pont aussi s'était arrêté : il faisait tourner autour du Soleil

il8 CHAP. IV. — LES PLANÈTES ET LES TYPES PLANÉTAIRES

pensaient que les planètes sont menées par le Soleil lequel, suivant la position qu'il occupe relativement à elles, les pousse en avant, les arrête, les chasse en arrière; et cela mécaniquement, sa puissance s’exerçant, comme toute influence astrologique, suivant certains angles ou « aspects ». Pour les planètes les plus éloignées et les plus grosses, comme Saturne et Jupiter, la poussée du Soleil n’atteint l’intensité nécessaire pour changer la direction du mouvement qu’en aspect trigone, lorsque le Soleil est à environ 120” à droite ou à gauche de la planète. En reA'anche, un astre léger et placé à proximité, comme Mars, obéit — du moins, Pline le prétend — à la poussée plus modérée qui s’exerce en aspect quadrat, c’est-à-dire sous un angle de 00°, à droite ou à gauche. Les planètes sont comme des balles que la raquette solaire, plus agile qu’elles, vient recevoir et relancer, tantôt d’Occident en Orient, tantôt d’Orient en Occident

Mercure et Vénus (Chalcid., In Tim., c. 109), les deux planètes quae Soli oboediant (Cic., Nat. Deor., Il, 46), mais non pas les planètes « supérieures ». Cf. ci-dessus, p. 107, 3.

1. Sous sa forme générale, cette idée se rencontre partout. Cum caeli con-

versiones commulationesqiie tantae fiant accessu stellarum et recessu, cumqiie ea vi salis effciantur etc. (Cic., Divin., Il, 42). C’est la raison pour laquelle le Soleil est au milieu des planètes, xaOiTrep r^'Aoyoi; àyaOô; tô toû xoffixou aipiia àfftpaTkw; £>.a'jvwv {Hermipp., II, 16, § 116). Chaldaei — ante omnia û/iliir dicunt actiiin vitamque nostram stellis esse suhjectam, sed ipsarum matas schemataque et effectus a sale crebra immutari, etc. (Censorin., 3). Une planète en station in eadem manet signa, danec ab eadem sale movealur (Censorin., Fr., p. 59 Hultsch). Même les poètes le savent ; Sal — Mutai nacte diem, radiisque palentibus aslra \ Ire velat, cursuque vagas statiane maratur (Lucau., Phars., X, 201). La théorie exposée ci-après est faite pour les trois planètes supérieures. Les autres « obéissent au Soleil » sans doute, mais sans souci aucun des aspects astrologiques ; -iipôi; |aèv t6v O'jtî vpiywvov -roioüa'.v, oüts

yuvov, ouTÉ Tiva a/TiixaTiagov (Schol. Paul. Ale.x., F 4 v).

2. Errantium autem très, quas supra Salem diximus stare — radiarum ejus cantactu reguntur, et in triquelra a parlibus CXS. statianes inatulinas faciunl, quae et primae vacantur : max in adversa a parlibus CLXXX exarlus vespertinas, ilerumque in CXX ab alio lalere adprapinquantes statianes vespertinas, quas et secundas vacant, danec adseculus in parlibus duadenis accidtet illas, qui vesperlini accasus vacantur. Martis Stella ut prapiar eliam ex quadrala sentit radias, a XC parlibus, unde et namen accepit matus primas et secundus nanagenarius dictas ab utraque exartu (Plin., Il, g§ 59-60). Martianus Capella (VIH, 887) reproduit presque mot pour mot l’assertion de Pline. Plus loin, Pline expose la raison physique du phénomène : Percussae in qua diximus parte et triangula salis radia inhibenlur rectum agere cursum, et ignea vi levanlur in sublime, llac nan pratinus intellegi patest visu nastra, ideaque exislimanlur stare, unde et namen accepit statio. Pragreditur deinde ejusdem

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