‹ L'astrologie grecqueChapitre 76 sur 360 · LES POISSONS · texte numérisé non relu

LES POISSONS

En vertu de la « parenté des professions », le Verseau produit des hydrauliciens, qui creusent des canaux ou bâtissent des ponts. Ils mesurent aussi, par les mouvements célestes et la clepsydre, 1 écoulement du temps. Enlin, ils laissent aussi couler leur argent, sans être jamais ni riches ni pauvres *.

Les Poissons (’iyO'kî - /-'iircA-). — La mythologie grecque semble dédaigner les poissons, ce qui étonne de la part d’un peuple de marins et de pêcheurs. Seul, le dauphin a obtenu d’tdle quelque attention et un peu de bienveillance. Le poisson tient, au contraire, une place considérable dans les légendes syriennes et chaldéennes. Aussi les Grecs ont-ils laissé visible la trace de I origine orientale des Poissons du Zodiaque. On disait que jadis Aphrodite et son lils, poursuivis par Typhon, s’étaient jetés dans l’Euphrate et avaient été métamorphosés en poissons ^ ou encore, qu elle était sortie d’un œut tiré de l’Euphrate par les poissons L’auteur des Aratea appelle nettement les Poissons les « deux divinités de la Syrie * ».

La mention de l’Euphrate n’empôche pas certains mythographes d’accommoder la légende à la grecque, c’est-â-dire de la transporter en mer, comme la légende d’Aphrodite elle-même, née de l’écume de la mer. Pour Manilius, les Poissons sont des poissons de mer, et l’ean que leur prodigue le Verseau est de l’eau salée. 11 ne manque pas de faire naître sous le signe des Poissons les hommes de mer, depuis le simple pêcheur jusqu’au navigateur qui sait régler sa course sur les astres ou à ceux qui alignent leurs Hottes pour le combat Le caractère aphrodisiaque se retrouve dans le tempérament voluptueux et mobile (jue le poète leur attribue, ainsi que dans la fécondité qui distingue les Poissons

1. Manil., IV, 2Ù9-272. Dans la seconde série de portraits, les clients du Verseau sont des modèles de vertu (IV, 571).

2. Ilygin., Il, 30; Ampel., 2, 12; Ovid., Fast., 11, 458-474. On remplaçait aussi Vénus par Isis ou par la dea Syria, et l’Euphrate par le Nil ou l’étang de nambyke. Eratosthène appliquait la légende à la constellation du Poisson Austral, dont les Poissons auraient été la progéniture {Era/ost/>. reliq., pp. 129 et 180-181). l'iscis maynus cujiis nepo les dieu nhir Fisces (Schol. Gernn ad V. 378, 11, p. 84 Iluhie).

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