CIÏAP. V. — LA ROUTE DES PLANÈTES OU ZODIAQUE
aslvologiqnes comme les poissons réels et ((ui a été, en fin de comple, la raison d’être de toutes ces légendes. Plus loin, 1 idée que le pêcheur trompe et que le pirate surprend sa proie fait attribuer aux clients des Poissons le caractère de bavards lallacieux et sans scrupules \ chose d'autant plus étonnante que les poissons sont muets.
La constellation occupant un large espace, on distinguait le Poisson du N., la tête tournée vers le pôle, le Poisson du S., tourné du côté de l’Occident, et, entre les deux, un ligament flottant dont les astronomes soigneux ne manquaient pas de faire état dans leurs pronostics L
Manil., IV, 573 sqq. Les Poissons muets, qui engemtrcnt des bavards, ont aussi autorité dans le corps humain sur les pieds , eux qui en sont dépourvus!
(Voy. ci-après, la mélothésie zodiacale, au ch. x). ^
2. Les astrologues appelaient aussi le Poisson du Nord le Poisson à tete d’hirondelle — xoütov toîvuv tov popEtovepov 'lyGùv ys>.i86vo; ■'^iv
(pacuv, ov xaXoÜaiv ’lyGùv y e X i 6 6 v t ov (Schol. Arat., v.
242). Ces « Chaldéens « étaient probablement des « Égyptiens », tauuliers avec les têtes d'ibis et d’épervicr qu’ils donnaient à leurs décans. Dans le panvTus CXXX du Uril. Musemn, Saturne est noté, au degré 5« 59 des Poissons, comme ètîI xoü y s Xs 1 6 o v t ai o u 'lyGéoc; xaxa6'.6iÇo)v (lig. 103-105); Aenus, Èirl xoü voxetou ’lyGuoç(lig. 148-149). 11 y avait danger de confondre le Poisson du S. zodiacal avec le Poisson austral, où brille une étoile de première grandeur (Eomalliaut). Germanicus en avertit : Est eliam a <iemims dwersus piscibus unus, etc. (Germau., Arat., 378 sqq.). La confusion a ete laite en