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Antima de Firniicus
Fig. 17. Doplaccnient des rapports entre les signes.
sont nécessairement de sexe différent, était une hérésie astrologique Cet inconvénient se reproduisait dans le couplement des
1. Jam vero nulla est haerenlihus addita signis \ Gratia etc. (Manii., 11, 383 sqq.). Les signes contigus étant de sexe difl'érent, Disparibiis non uUa datvr
degrés, si l’on observait l’exacte symétrie. Les degrés de nombre impair, c’est-ii-dire masculins d’après la doctrine pythagoricienne, se trouvaient associés par les parallèles aux degrés de nombre pair du côté opposé. C’est ce que n’avait pas compris, paraît-il. Fronton, un astrologue pourtant très expert en son art, et, pour cette raison, Firmicus assure que « son étude des anihcia était inellicace ' ». Dorothée de Sidon rectilia la construction en réservant dans chaque signe un degré vide, le 3(F, de façon que, le l" degré d’un signe correspondant avec le 29'^ du signe opposé, le 2*" avec le 28“ et ainsi de suite, la règle qui exigeait la parité de sexe fût observée L Les lignes parallèles suivant lesquelles les degrés antiscies échangeaient leurs rayons se trouvaient par là légèrement inclinées sur les axes du Zodiaque, et il y avait sur le pourtour du cercle douze
concordla signis (ibitl.). Manilius a cependant dit plus haut, par distraction, sterilis Virgo est simili conjuncla Leoni (11, 238). Les signes contigus sont ia i -Z cL-inconjuncla . Ptolémée affirme qu'ils se détournent 1 un de l’autre (à'irECTTpaTiTai tiaitep à:).),r,Xwv, d’où le ternie àrcis'cpoça dans Paul d’Alexandrie;, et cela, par la raison bizarre qu’ils sont (ou peuvent être) deux dans 1 espace ou angle d’un seul : xal Sûo auvà ôvra évùç Tztoiéyti yoivîav [Telrah., 1, U7). Le savant a honte d’invoquer comme motif d’antipathie la diversité des sexes. Ce dogme astrologique finit cependant par être ébranlé (voy. ci-après, p. 164). 11 paraissait absurde à Géminus, qui trouve qu’il aurait dû y avoir au contraire sympathie naturelle et affinité de tempérament entre voisins ; -/.atToi EÜ'Xoyov TiV iv. twv pâ'X'.TTa aûveyyu; ffuy-zstp-svaiv î^oiSîwv a'jp.-â6eiav y.vcaOai, t, yàp ÎTtocpopà 'zai àTcé^poia tp:pop.évri ïtzo tt,; îStx; 5'jvâ;xsw; âxâffxo’j xwv àaxspuv w'psO.s pii'Xiaxa (Tuvava-/poJTiî^£ff6at -zai suvava-iupvdîaÔa'. xot; T:)>T|ffiiÇou3t Çwoioi; (Gemin., Isagoge, 9). La raison ultime de l’antipathie présumée doit être celle que donne Manilius, à savoir que les signes contigus ne se voient ni ne s’entendent.
1. Firmic., 11 Praef., 4 Kroll. Ce Fronton inconnu antiscia Hippcu'chi seculus est. Les antiscia rectiûés ont été approuvés par Navigius (Nigidius?) et Ptolémée [ibid.], sous l’étiquette de signes ji'XETovxa vcal iaoS-jvapo-jvxa. C est sans doute ce que veut dire Firmicus : nam et Plolemaeas nullam aliam vationem sequitur nisi anlisciorum., et Antiochas, cinn dicit qiiod enim Libra Arietem propter terram quae media est non videat (11, 29, 2 Kroll).
2. Et illud scire inter cetera oportet, quod in XXX partem nitlla pars mittat, et quod XXX in nullam partem mittal antischnn (Firmic., H, 29, 4 Kroll). Cela d’après Dorothée de Sidoii, lib. IV {ibid., 29, 2).
3. Le rayonnement par antiscie est toujours réciproque ; nam pars, a qua exceperit anliscium, ad eam a se rursus miltil antiscium (Firmic., Il, 29,6). C’est la même règle que pour les aspects. Le mot àvxiaxia prête aux confusions. En géodésie, il signifie des points d'un même méridien, de latitude égale mais opposée (au nord et au sud de l’équateur), où les ombres se projettent en sens contraires. Ici, ce sont des « vis-à-vis », dont le regard lumineux est censé projeter aussi en sens opposés les « ombres » des deux correspondants (?), mais suivant une ligne parallèle à l’équateur.