THÉORIE DES COUPLES ASSOCIÉS 1G
degrés disqualifiés; mais l’inventeur de ce tour de main avait trouvé, Firmicus en répond, le chemin de la vérité.
Si les signes situés sur un môme parallèle se voient et sympathisent par les yeux, ceux qui sont situés symétriquement dans le sens perpendiculaire s'entendent et sympathisent par l’oreille. Évidemment, les astrologues avaient commencé par supposer que ces signes, séparés par le disque terrestre, ne pouvaient pas se voir; et, comme l’axe des oreilles est perpendiculaire à celui des yeux, leur raisonnement enlantin ne manquait pas d’une certaine logique. Le système des signes voyants comportait deux signes sans regard; l’ordonnance des signes entendants comportait deux signes sans oreilles ou n’ayant personne à entendre, le Bélier et la Balance '.
Les astronomes et astrologues savants qui avaient dérangé le système des signes voyants, pour y introduire des motifs scientifiques, détraquèrent de môme celui-ci. Ils affectèrent d’interpréter àxo'k'.v - audire par « obéir », et partagèrent les signes en signes qui commandent (-rrpoaTdccjaovTa - ïmperantia] — ceux de l’hémisphère boréal — et signes qui obéissent (àxo'Vjv-a- 6Tîaxo'>jv:aaudientia) — ceux de l'hémisphère austral. Ceux du Nord commandent, parce qu’ils allongent les jours, et ceux du Midi obéissent parce qu’ils les diminuent Il y avait encore une autre raison, c’est que les signes de l’hémisphère nord se lèvent plus lentement, donc plus majestueusement, que les signes correspondants de l’hémisphère sud. Ils sont « de plus grande ascension ^ ». Mais cette raison disparut quand les astrologues se virent contraints de placer leurs points cardinaux au commencement des signes. Alors les signes de latitude égale, au N. et au S. de l’équateur, devinrent des signes d’ascension égale (laavàoopa), et ainsi s’introduisit la confusion dans les idées et dans le langage.
1. Maniluis fait de cette surdité un privilège, montrant ainsi combien était naturelle la transition du sens A'entendre à celui d'obéir : Coiisilium ipse stnnn est Aries, ni principe dignnrn est : | Audit se Libramqne videt (Manil., Il, 485). De même, lAbra suos sequilur sensus, solumqiie videndo \ Laniqerum qi, 501). Certains astrologues eurent l'idée d’établir aussi un lien d’audition, c'est-à-dire de subordination, entre ces deu.v isolés, qui devaient se voir sans s'entendre. La Balance obéit (û-axoés'.) au Bélier, par application de la règle commune, ùTi ô |i2v Kpi6? auïc’. r'r.v T,a£pav,ô 6è Z-jyàî asiot ; Demoph., p. 193).
2. Ptolem., Telrab., 1, 15; .\non., p. 33; llephæst., 1,9; — et aussi parce que les signes du N. agrandissent le quadrant oriental du Zodiaque et que les autres le diminuent (ci-après, ch. ix).
3. ' T't: a X O é î I/9ÔÇ Tajpu, 6xi ô aèv TaGoo? t: Xî i ô v o) v è xx i v à v a 9 o pu> v , ô 3è f|Xxôvwv. 'Oaoiw; 'Topo/doî A'.5ûuo;; x. x. X. (Demopbil ., p. 193).
les mêmes mois servant aux deux ordonnances. 11 va sans dire que le docte Ptolémée appelle signes « commandants et obéissants » les signes d’égale ascension *. __
On ne dit pas que le système des anliscla ait été applique ici, pour supprimer dans le détail l’association de signes contigus. Les savants persistant à imposer cette hérésie, il n y avait qaà s’en accommoder, et même ii en tirer parti pour accroître les ressources de l’astrologie. Par exemple, on pouvait réserver aux signes contigus le bénéfice du principe d’égalité et de réciprocité parfaites qui était appliqué jadis aux ordonnances des voyants, des entendants, des anlhcia, et établir pour les autres une alternance de supériorité et d’infériorité, fondée sur la droite et la gauche pour chaque couple, sur la longueur comparative des parallèles de jonction pour des couples différents, etc. L Quant au système des anliscia, il se prêtait à des combinaisons avec le système rival et beaucoup plus connu des aspects polygonaux .
1. Aià x6 toTç l'ao'.ç -/povo.; àvaaépsaôoti, xal Êiù ïawv xrapaUr^v {Telrab.,\. 15). Démopbile conservait à l’oncicnne ordonnance le litre (
Ç,iSia (mais au sens d’obéissants), et appliquait aux la.vaipopa ' d’iao5uvoc[roüvxa ou « équipollents », que Ptolémée reserve aux •
U définit laoÔuvaixGÙvxa T^éyexai xi ÇcôSta x à e/ovxa avapo-
0 div. Le désordre vient de la violence faite au système prmntil.
' 2. Il y aurait petit profit pour un pénible labeur a commeulei un texte plus qefobscur de Paul d’Alexandrie (fol. E .3-4 v), évaluant es sympallues et énergies relatives de ses Ôpi6î;<»va (ci-dessus, p. 159, et des ixavasopa. L signes contigus, quoique se tournant le dos (à7:ôxxpo-.a - .I.oieoüvxoi), ne font qu’un comme co-habitants
ont même puissance. Tà xaxà ystxvîaxiv sauxo^v i^va-popa ^ ^
éaoxoiî xaxàxry opo^Mvlav ^<i5ia) xt,v iar,v scpEHei oova [xi . Poui il y a prépondérance de la droite (sv xoî^ f.youasvoiO sur la ^ ;
é^opévol). Ainsi, parmi les ôiroÇoiva, le Taureau domine la Balance, eUe ' Pion le Bélier. De même, parmi les taavâipopa, le Cancer domine le ^a^itlaire Tle Capricorne les Gémeaux [les noms étant figurés dans le texte par des siales qui s’altèrent aisément sous la plume des copistes, je corrige o T .-po, -àv m’en iinrpôs xôv T. Schato a interverti plus loin Geminos ad tapneo numA En outie, la puissance des signes contigus étant 1, celle des coup es a ia ents q^ formant entre eux un carré, sera représentée par 2; celle des nttre 0^^ restants, entre lesquels la distance est presque d un diamètre, rplus "amie encore; si bien que la règle est : . lova x.
ûtiaxaxiv è'xovxa. Si le voisinage n’est plus un motit de discoïde,
‘^V'oùand olî^'m^réussit pas à joindre des astres au moyen des aspeds, ü tmu dirFirnDcus, voir s’ils ne sont pas en rapport par antr.aa et si leui / • np nent nas être joint par aspect : Cum enim anhscium sic miseï ml,
'TlZTnica se pel anliscLn vel quadrala vel diametra vel hexagona radia- InZijungaii sic decernunt quasi sic sint siinpliciordii^o^ compos.ae ; et sic omnia ista mixlurarum ralione complenlnr (Hrmicus, 11, ^ ,