VI INTRODUCTION
d'innombrables soleils, dont chacun, animé de son mouvement propre, entraîne dans sa course tout un cortège de planètes et sans doute de satellites.
Ainsi a été créée une nouvelle branche, l'Astronomie stellaire^ dite aussi Astronomie sidérale, comprenant, avec rétude des mouvements propres stellaires, celle des étoiles variables, des étoiles nouvelles, des étoiles doubles ou multiples, des amas et des nébuleuses.
En même temps, TUnivers s'est extraordinairement agrandi : tandis que pour les premiers Grecs la Terre le remplissait à peu près tout entier, nous savons que la lumière, avec sa vitesse de 300.000 kilomètres par seconde, met plusieurs siècles pour aller de l'un à l'autre de certains des astres qui le constituent.
Ces diverses branches, d'abord assez distinctes les unes des autres, se sont mutuellement pénétrées en se développant, et aujourd'hui leurs limites sont souvent confondues. Celle dont nous voulons suivre ici l'évolution ne constitue qu'une partie de l'Astronomie mathématique : c'est VAstronomie primitivey celle qui se proposait de diviser le temps, de connaître la grandeur et la forme de la Terre, de remonter des mouvements apparents aux mouvements réels des planètes et de découvrir les lois de ces mouvements : ses grands ouvriers furent Hipparque, Ptolémée, Copernic, Kepler et enfin Newton, qui fonda la Mécanique célester.
Les corps dont s'occupe surtout cette Astronomie primitive ne tiennent dans l'Univers qu'une place pour ainsi dire imperceptible; mais pour nous ils