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LES INSTRUMENTS DE LA PÉRIODE ALEXANDRINS

décrit VAlmagestCj était un ensemble de sept cercles emboîtés les uns dans les autres et dont le plus grand, monté sur une colonnette fixe et orienté suivant le méridien, supportait tous les autres. Parmi ceux-ci l'un était mobile autour de Taxe du monde et pouvait toujours être amené à coïncider avec l'écliptique: en outre, deux autres figuraient deux cercles de latitude.

Avec cet instrument on pauvait toujours déterminer la différence de longitude de deux astres et la latitude de Tun d'eux. Cet instrument célèbre, qui était une espèce de sphère armillaire disposée pour l'observation, passa des Grecs aux Arabes et aux Occidentaux. Son invention est attribuée à Hipparque parce qu'avant lui on n'en trouve aucune mention; il en fit d'ailleurs beaucoup usage, et peut être lui servit-il à construire son catalogue d'étoiles.

Astrolabe planisphère. — Après avoir imaginé la projection stéréographique, Hipparque en fit l'application à la sphère céleste et créa ce qu'on appelle l'astrolabe planisphère. C'est un disque dont un côté porte une graduation sur laquelle se déplace une alidade et permettant ainsi de mesurer les hauteurs et les azimuts. L'autre côté, plus apparent, est ce qu'on appelle araignée ou réseau; il présente une projection stéréographique de la sphère pour la latitude du lieu, et les crochets de ce réseau correspondent aux projections des principales étoiles, de sorte que les problèmes de trigonométrie sphérique relatifs à ces étoiles sont résolus graphiquement et d'une manière immédiate.

Cet instrument a solutionné le problème de l'heure, particulièrement pendant la nuit, car tenu à la main il permetdemesurer les hauteurs des astres, d'oùl'on conclut l'heure. Transmis par les Grecs auxArabes et aux Occidentaux, il a servi pendant le Moyen Age pour la détermination de 1 heure^ tant de jour que de nuit, et

n'a disparu que depuis rapplication du pendule au.^ horloges.

Même longtemps après, les marins s'en servaientsous forme d'un simple cercle tenu à la main pour mesurer les hauteurs des astres.

Quart de cercle. — Cet instrument, qui a été si employé dans la suite et jusqu'à une époque peu éloignée de nous, se trouve décrit pour la première fois dans VAlmageste^ et Ptolémée s'en donne pour l'inventeur. Il dit l'avoir décrit sur Tune des faces d'une pierre cubique, et il avait placé au centre un petit cylindre perpendiculaire au plan de l'instrument et qui, lorsqu'on prenait la hauteur du Soleil, marquait cette hauteur par son ombre.

Ce qui frappe dans la description de Ptolémée, c'est qu'il n'indique pas les dimensions du quart de cercle qu'il a employé; il dit en avoir fait usage pour déterminer l'obliquité de l'écliptique, mais il se borne à rapporter le résultat obtenu par Eratosthène. 11 ajoute qu'il a fait avec cet instrument un grand nombre d'observations, mais il n'en rapporte aucune. Aussi a-t-on conclu que si Ptolémée a eu l'idée de cet instrument, il ne l'a jamais réalisé.

Règles parallactiques. — La graduation des cercles, au temps de Ptolémée, ne devait pas offrir beaucoup de garanties d'exactitude; en outre, il devait être difficile d'en obtenir de grandes dimensions. C'est pour obvier sans doute à ces deux inconvénients que Cl. Ptolémée imagine son instrument parallactique (TrapaXÀaxTixov opyavov), qu'il appela ainsi parce qu'il l'employa pour la mesure des parallaxes lunaires.

Il se compose de trois règles AC, AB, BC (fig. 6) dont une AC, portée sur un pied suffisamment solide, est verticale, ce que l'on vérifie au moyen du fil à plomb FGP. Des charnières fixées à cette première règle, en A et C, relient les deux autres règles à la

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