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donc de ^ à ;r^\ aujourd'hui, il varie de r^: à ;jTr

F dans les lunettes astronomiques et monte à ^ dans

les objectifs photographiques.

La matière employée était du verre ordinaire que Ton tirait surtout de Murano, près de Venise ; il fut toujours assez difficile d'en obtenir qui eût l'homogénéité voulue.

L'objectif de 70 mètres construit par Huyghens avait 0°',23 d'ouverture; on était obligé de donner aux objectifs ces longueurs focales, énormes comparativement à l'ouverture, pour éviter l'irisation des bords des images, irisation due à la dispersion de la lumière par la lentille, agissant à la manière d'un prisme.

On suspendait ces longues lunettes à des mâts plantés en plein air, et on les manœuvrait péniblement avec des cordages, comme le montrent par exemple les planches de la Machina cœlestis (1673) d'Hévélius {Voir p. 129).

A défaut de mats assez élevés, Cassini I installait parfois ses objectifs au sommet de l'Observatoire de

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Paris, et se tenait lui-même au pied du bâtiment, à 27 mètres en contre-bas, l'oculaire étant tenu à la main ou parfois porté par un support approprié. La hauteur de rObservatoire étant elle-même insuffisante, Cassini obtint une grande tour en bois qui avait servi à Marly pour élever les eaux de la Seine destinées à Versailles.

On devine quelles difficultés présentait l'usage d'aussi longues lunettes; aussi, de divers côtés proposa-t-on de laisser les lunettes fixes, suivant l'axe du monde (Boffat) ou horizontalement (Cl. Perrault) et de leur renvoyer la lumière des astres au moyen d'un système mobile de miroirs plans.

Ces idées étaient heureuses, et c'est sans doute à l'imperfection des miroirs plans, tels qu'on les construisait alors, qu'il faut principalement en attribuer l'abandon momentané.

Déjà, du reste, la découverte des télescopes à réflexion avait offert un autre moyen d'éviter l'emploi d'objectifs si incommodes : Mersenne avait proposé à Descartes de remplacer les objectifs par des miroirs concaves; en 1616, cette idée fut exécutée par le P. Zucchi; en 1663, Gregory publia la description de son télescope avec petit miroir concave ; enfin, en 1672 . New^ton et Gassegrain firent connaître leurs télescopes, devenus classiques comme celui de Gregory : par ce moyen, et à égalité de lumière^ la longueur était réduite à peu près dans le rapport de 20 à 1.

Cependant, on ne négligea pas de perfectionner les objectifs; et les travaux d'Euler, de Klingenstierna, de Dollond^ conduisirent finalement celui-ci à réaliser, en 1758, des objectifs appelés plus tard achromatiques (sans couleurs) dans lesquels on corrige l'irisation des bords des images par l'emploi de deux sortes de verre : les nouveaux objectifs, qui se composaient tantôt de deux, tantôt de trois lentilles, avaient une longueur focale de 10 à 15 fois l'ouverture : depuis lors, aucun changement essentiel n'a été apporté à la

construction des objectifs, mais leurs dimensions se sont beaucoup accrues, à mesure qu'on a pu obtenir des disques homogènes de plus en plus grands, prin-

cipalement grâce aux travaux de Guinand : avant 1800, les plus grands objectifs ne dépassaient guère 0°',l6 à 0°'5l2 de diamètre. Vers 1830, le plus grand était celui de 9 pouces de Dorpat; puis on atteignit 0°"^38 de diamètre (1845), O^^^Tô en 1855^ et aujourd'hui

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l^^jOS (Observatoire Yerkes), pour les objectffs. Pour les miroirs réflecteurs on atteint 2 mètres et 2°',50.

L'influence de tous les défauts croît rapidement avec Touverture des objectifs : des géomètres comme Clairaut, Lagrange, ... calculèrent les meilleures courbures, et le travail des surfaces, déjà très perfectionné par Fraunhofer, fut amélioré encore par Foucault.

Malgré cela, les distances focales sont redevenues très grandes et les lunettes actuelles exigent des abris extrêmement coûteux; aussi a-t-on repris les idées anciennes de Bofl'at, Perrault, etc., et créé, au moyen de miroirs, des dispositifs plus commodes : tels sont le sidérostat de Foucault, l'équatorial coudé de Lœwy, etc.

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