‹ L'atavisme chez l'hommeChapitre 30 sur 32 · Serres, Principes d'embryogénie, p. 315 et suiv · texte numérisé non relu

Serres, Principes d'embryogénie, p. 315 et suiv

9. R. Blanchard, Sur un cas de polymaslie el sur la signification des mamelles surnuméraires. Bulletin de la Soc. d'anthropologie (3), VIII, 1885.

3. Rolleston. On the placental structures of the Tenrec and those of certain other Mammalia. Transactions of the Zool. Soc., V, p. 500, 1865.

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ker". En regard de cette dernière observation, il convient de placer celles d’Owen et de Breschet? qui, chez des gibbons d'espèce également indéterminée, ont trouvé au contraire le placenta construit d’après le iype que tout à l'heure nous aurons à décrire chez les singes de l’ancien continent. On ignore jusqu’à présent comment le placenta est constitué chez le gorille et l’orarg, mais il est permis de supposer qu'il ne diffère pas de celui de l’homme.

Les cébiens ou singes d'Amérique ont également un placenta discoïde, mais le cordon renferme quatre vaisseaux, deux artères et deux veines ombilicales. Semblable disposition s’observe également chez l’homme, mais seulement d’une façon transitoire : en effet, dès que le placenta est formé, l’une des veines ombilicales s’atrophic. Il est pourtant des cas dans lesquels la veine ombilicale se maintient double’.

Les pithéciens ou singes de l’ancien continent ont un placenta bien différent de ceux dont nous venons de parler : 1l est formé de deux disques bien séparés l’un de l’autre et dont les dimensions sont tantôt égales, tantôt inégales. C'est là précisément la disposition qu'Owen à observée chez le gibbon. À ce double disque se rend, comme dans le fœtus humain, un seul cordon renfermant deux artères et une veine. Le cordon ne s’attache que sur l’un des placentas, sur le plus gros quand ceux-c1 sont de taille inégale; sa communication avec l’autre placenta se fait au moyen de vaisseaux qui rampent sous les membranes. Cette même forme de placenta a été souvent observée chez l’homme : Verrier en résume les principaux exemples”.

On peut donc voir se produire chez le fœtus humain des conformations placentaires qui rappellent entièrement l’état normal des pithéciens ou des cébiens. Entre ces deux types bien tranchés, en est-il un qui nous représente l'état primitif du placenta humain ? Le problème ne laisse pas que d’être embarrassant.

À ne consulter que l’ontogénie de l’homme, on serait tenté de croire que la présence chez celui-ci d’un placenta duquel partent

4 J. Deniker, Swr un fœtus de gibbon el son placenta. Comptes rendus de l’Académie des sciences, p. 654, 2 mars 1885.

9. Breschet, cherches sur La gestation des quadrumanes. Mémoires de l’Académie des sciences, XIX, 1849.

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