‹ L'atavisme chez l'hommeChapitre 31 sur 32 · À. Külliker, Embryologie. Paris, 1882. Voir page · texte numérisé non relu

À. Külliker, Embryologie. Paris, 1882. Voir page

4. E. Verrier, Anomalie placentaire. Bulletin de la Société d'anthropologie (3 (3), VII,

. 29, 1884. — Cet auteur cite encore des cas bizarres de placentas à quatre lobes ou de EEE cotylédonaires ; nous les laisserons de côté, car nous ne jugeons pas leur importance égale à celle des anomalies précédentes.

deux veines ombilicales représente l’état ancestral. Mais celte in- Lerprétalion est battue en brèche par des faits graves : il est incontestable qu'il n'existe qu’une parenté très éloignée entre les cébiens et les hommes et il est bien probable qu’ils sont arrivés les uns et les autres au placenta discoïde en suivant des routes différentes.

Au contraire, la parenté est grande entre les pithéciens, les anthropoïdes et l'homme. Il est des anthropoïdes, comme le gibbon, qui ont normalement un placenta de pithécien; il est de même des pithéciens qui ont un placenta d’anthropoïde et d’homme : le fait a été observé deux fois chez le mandrill (Cynocephalus mormon), par Turner”, et tout récemment par M. Chudzinski*. Rappelons encore que le placenta bilobé des pithéciens à d’ordinaire un lobe de petite taille; on peut admettre qu'en se rapetissant encore plus, il ait fini par disparaitre chez les anthropoïdes et l'homme et, de fait, dans la nature actuelle, on peut passer par la série des intermédiaires entre ces deux formes extrêmes. On peut même aller plus loin et émettre l'opinion que les pithéciens tendent à perdre leur placenta bilobé pour acquérir un placenta formé d’un seul disque : c’est du moins ce qui ressort des faits constatés chez le mandril}, qui, bien qu’inférieur à plus d’un égard, se trouvait à ce point de vue en avance sur bon nombre de catarhiniens. C'est encore de la sorte que s'explique la diversité de structure de ce même organe chez les gibbons, dont certaines espèces ont pu acquérir définitivement un placenta unidiscoïde, alors que d’autres ont encore conservé le double placenta des pithéciens.

Eu résumé, nous estimons donc que le placenta bilobé à seul la signification d’un fait d'atavisme. La réalisation chez l’homme d’un élat qui rappelle celui des cébiens, par suite de la persistance de la seconde veine ombilicale, nous semble être purement accidentelle.

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