DE LA CONSERVATION DE LA RACE
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La lutte contre l'impuissance était déjà une lutte sociale; car ce n’est pas seulement en France au XX: siècle que s’est fait sentir les terribles dangers de la dépopulation; par l'intermédiaire des textes, nous canstatons encore lépouvante qu’occasionnaient, dans lJ’Inde Antique, les ravages d’une Mort épousant les masques les plus divers.
De plus, le primitif était un due: on génésique était le triomphe de l'instinct, et ce n’est que bien péniblement qu'il se libérait de cet originel instinct. Pour lui, la conception était la transmission d’un feu vital et cette vague théorie physiologique était née de l’observation de la production du feu sacré ; en effet, ce dernier étant obtenu par le frottement de DE
- venu à . comparaison . facile à LE
Aussi pour conserver, plus longtemps, à l'individu la
Dgieude du jeu de son sexe, es sorcier allait déployer toute sa science et toute sa ruse. Si vous ne craignez pas une terrible intoxication, essayez, suivant son
ordonnance, le bouïllon de riz et de poissen pourri
qui, en effet, devait être un aphrodisiaque ee premier ordre.
Dans cette branche de la thérapeutique le sorcier employait un complet assortiment de plantes à tige
très raïde, on devine pourquoi ! ! Citons, parmi elles,
12 roseau, mais coupé avec une bêche de fer et sous l'influence tutélaire de l'hymne suivant :
« Ce sont des mâles qui te déterrent: tu es mâle, Ô plante; tu es un mâle qui est riche en virilité, c'est peur un mâle que nous te déterrons. »
Puis le sorcier faisait infuser la plante péndant deux
nuits; l’infusion était mélangée à du lait très chaud (symbole des ardeurs amoureuses) et le sujet buvait le tout en tenant sur son ventre un arc bandé ; ou, exercice plus difficile, il faïsait la même opération, en équilibre sur une massue ou sur un bloc de pierre fruste reproduction du phallus.
Trois amulettes avaient une vogue considérable :
elles étaient formées soit du boïs d’un arka poussant
sur une seule tige, soit de l'écorce du même arbre ou encore de la peau d’une antilope noire, les ligatures étant faites avec les poils de la queue du même anianal. La remise de ces amulettes était accompagnée d'un hymne dont la plus élémentaïre retenue ne nous permet même pas d’en citer un seul mot.
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RTE est étrange de constater que ces primitifs avaient
déjà abordé le délicat problème de l'opothérapie; ‘ils
fabriquaient des pilules en mélangeant l'urine, la fiente et les testicules d’un veau; le tout était soigneusement brassé et broyé avec un pilon de bâdhaka et le
patient devait absorber cette délicieuse Preparation
sans en laisser un brin.
Le sorcier, vigilant gardien du sexe, non seulement luttait contre l'impuissance de l’homme, mais il veillsit à ce que les femmes de la tribu soient fécondes. Lorsqu'il y avait doute sur les capacités reproduc-
trices de l’une d’elles, le brahmane faisait des effu-
sions de sampata dans le giron de cette femme, tout en lui faisant absorber « de la viande de chèvre rouge lardée de beurre fondu ».
Dans ces mêmes cas douteux le sorcier présidait à la conception et pendant l'acte récitait Phymne suivant : à ‘
Comme une flèche dans le carquoïs, un germe mâle pénétrera dans ton sein.…., etc... »
La menstruation terminée, le brahmane, si la lune est en conjonction avec un astérisme dont le nom est masculin, dépouillait sur la tête de la future parturiente un roseau d’une espèce spéciale servant à faire les flèches. Puis, dans une écuelle de bois de charrue (emblème de la fertilité agricole), le sorcier lui faisait absorber une partie d’un mélange de riz, d'orge et du lait d’une vache nourrissant un veau mâle de même
robe que cette vache.
L'autre. partie à :
iroduite, aies le unes de l main
el
ER Tr
Une observation superficielle pourrait chercher
. quel intérêt présente, à des yeux qui ne s’ ’émerveillent
même plus d’une découverte journalière, l'exhumation Ge tout ce magma plus ou moins informe et puéril.
Cependant, toute recherche historique mise à part, est-il pas curieux de voir se développer, dans cette
fruste époque, les premières ébauches de la médecine expérimentale ! A la réflextion, la pratique du si sorcier est la première marche, certes grossière et bien-mal équarrie, de cette science qui est devenue mâintenant primordiale et, on peut même le dire, c’est le premier échelon de la science en général.
L’Atharvan est un observateur et de cette observation naîtra son prestige; il s’est aperçu, un jour, de l'effet inespéré qu'un massage heureux produisit sur un membre démis; il n’en perçut pas la genèse, mais dcrénavant il sut ce qu’il faisait et rationnellement le fit dans des cas analogues.
Une suite d’observations de ce genre et le bagage médical s’accroît peu à peu; pour tout ce qu’il ignore, il s’en tire par des simagrées et des artifices; bientôt
EN
> faux dan science primitive; cet est Pulledre nécessaire à sa réputation, car la magie n'aurait pas résisté à une #4 À suite ininterrompue de déboires. x Are Peu à peu, au Cours des générations successives, le < savoir du sorcier-guérisseur se transmet secrètement : e‘ se développe, et lorsqu’au siècle dernier jaillit la doctrine, maintenant universellement admise, du pou-
voir bactéricide du soleil, pouvait-on se douter que,
dans un cerveau de rêveur, là-bas, quelque part, loin .@e nous, il y. a 5 ou 6.000 ans, cette pensée avait peu à peu pris corps, sous le magique enseignement des faits.
| “VU Bon à imprimer: © Vu et PERMIS d'imprimer : Le Président de Thèse, Le Recteur de l'Acadänie de Paris, MMÉNÉTRIER: rt APPELL. + V£ è 4 HS MERE, Vu Meter | Le Doyen, : ROGER.