‹ L'AtharvanChapitre 5 sur 12 · AS · texte numérisé non relu

AS

LE

$ ! "QUE" feu toutes sortes de substances odoriférantes, à re-.

cueillir, soigneusement, les restes pour en faire une

espèce d’onguent constitué par ces restes et par du

sampata. Grâce à ce remède administré au sujet par.

frictions vigoureuses, de haut en bas, toujours dans

le même sens (!), la maladie devait s’en aller par les

pieds. SCD Te

Le Pour empêcher le démon d° entrer -dans le corps, le

Kaucita-Sutra prescrivait formellement, à la perception des premiers symptômes, de lier la langue, les

poignets et les chevilles avec un cordon de chanvre et de dire: « Sors de ma maison ! 4) ». N'est-ce pas là un procédé analogue à ceux de nos jours qui

crdonnent la ligature du membre d’où part laura ?

Mais le talisman merveilleux, l’infaillible, c'était le « daçavrksha », composé de dix brindilles de divers

bois de bon augure, nouées par un fil d'or : ‘ 1} nécessi-==

tit pour sa confection la présence de dix brahmanes amis du malade (aussi quels honoraires ! !). La remise au malade était accompagnée d’un hymne où le magicien, agissant comme le plus moderne psychothérapeute, annonçait comme obtenu le résultat qu’il voulait atteindre :

« O dix bois, délivre cet homme du démon qui l’a empoigné aux quatre membres et ramène-le, Ô roi des

arbres, au monde des vivants. Il est venu, il s’est levé, l'homme que voici ; il est entré dans la foule des

hommes; le voici devenu père, il a des fils et il est le

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Le remède souverain contre l’hémorragie était l'amulette de bois séché; nous avons vu, déjà, la vertu de l’arundhàti et de la làkshà; aussi les livres sacrés en parlent-ils avec un enthousiasme marqué :

« Réadapte chair à chair, peau à peau, moelle à

moelle, poil à poil ; la portion de chair ou d’os qui

est tombée, fais-la recroître victorieusement... (4 » La préparation de la làkshà était compliquée : elle devait infuser et être filtrée avec un mélnge de lait. Ensuite, le sorcier en abreuvait le malade et faisait fondre une autre partie de la plante qu’il versait dans l'eau froide. Au crépuscule, il mettait le tout sur la plaie, et, pour parachever son œuvre, ne craignait pas d'ajouter sur l’ensemble, en guise d’enduit superficiel, du beurre liquide et du lait. Le magicien employait cette thérapeutique, indifféremment, dans tous les cas où il y avait hémorragie, quelles qu’en soient la nature et la cause. Cependant, par une curieuse coïncidence

avec les méthodes modernes, le sorcier, dans les cas

d’hémorragies viscérales, recommandaït l’immobilité

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