‹ L'Athéisme du dix-neuvième siècle [microform]Chapitre 21 sur 54 · ET DE L ALIÉNATION MENTALE · texte numérisé non relu

ET DE L ALIÉNATION MENTALE

traitement qu'il réclame, il faut avant tout se dire qu'ils ne constituent nullement des eniUes pures, par la raison que chez l'homme il n'y a rien de purement psychique, vital ou matériel , mais que tout phénomène est et doit être mixte, comme il l'est lui-même. Quant aux athées, aux matérialistes qui, fidèles à une tradition absurde, se permettraient de me demander de quelle manière et sous quelle forme je me représente l'âme, je me bornerais à leur répondre, en levant les épaules :

Je (Tois en Dieu et en mon âme par intuition, induction et déduction : Dieu, je le vois partout ; mon âme, je la sens en moi, parce qu'elle est moi, et je juge à ses facultés propres, à ses volitions, à ses déterminations, à ses sentiments, riu'elle est libre, consciente, et qu'elle n'a ni ne peut avoir rien de commun avec la matière, qu'une alliance dont les lois ne seront jamais connues, puisqu'elle est le secret de Dieu, mais sur laquelle il n'est pas impossible pourtant d'acquérir certaines inductions. Mes idées, celles de l'humanité tout entière sur la cause suprême de tout ce qui existe dans l'univers, et sur le principe qui réside au dedans de nous, peuvent être considérées par votre école comme hypothétiques ; mais, à coup sûr, ces hypothèses sont un peu plus spécieuses, un peu plus logiques, et surtout un peu moins rebutantes que celles par lesquelles vous prétendez les remplacer. Gardez donc ces dernières [lour vous seuls, n'en infestez plus nos livres, nos doctrines médicales, et sachez bien que l'univers pourra prendre fin avant que les dogmes subhmes de l'existence d'un Dieu rémunérateur et de l'immortalité de l'âme soient , je ne dirai pas détrônés, mais seulement affaiblis ou modifiés;

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