‹ L'athéismeChapitre 79 sur 87 · I 43. - L'ADAPTATION DE LA PENSÉE · texte numérisé non relu

I 43. - L'ADAPTATION DE LA PENSÉE

<s Mon cher ami,

lA Vous savez quel plaisir j'ai à vous lire ; vous êtes de ces rares amis dont la parole imprimée évoque chez moi le souvenir des intonations familières. En vous lisant, je Trous écoule* Si vos opinions me troublent et me choquent parfois, elles ne me fâchent point ; et, comment le feraient-elles? Ne ré&ultenl-elles point d'un enchtiinement de causes auquel personne ne peut rien, vous moins qu'un autre, tant vous êtes sûr que cet enchaînement est nécessaire? Et puis la belle franchise, la belle clarté avec lesquelles vous les exprimez y mettent une apparence de joie, dont il est peut* être sage de se contenter,

ti Je me suis souvent demandé comment vous, qm professez que nous ne connaissons pas les choses, mais seulement notre propre conscience et les modifications qu'y apporte le monde extérieur^ vous pouviez vous plaire à rabaisser la pensée, à la regarder comme quelque * épiphé- QOoiène n sans importance^ dont la suppression

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