‹ L'AtlantideChapitre 17 sur 21 · LES VIERGES AUX ROCHERS · texte numérisé non relu

LES VIERGES AUX ROCHERS

Je me réveillai dans ma chaml>re. Le soleil déjà au zénith l'emplissait d'une lumière et d'une chaleur insupportables,

La première chose que je vis en ouvrant les yeux fut le store arraché et gisant au milieu de la pièce. Alors, les événements de la nuit commencèrent à me revenir confusément.

Ma tête alourdie me faisait mal. Mon intelligence vacillait. Ma mémoire était comme obstruée. « Je suis sorti avec le guépard, c'est certain. La marque rouge de mon index est la preuve de la force avec laquelle il tirait sur sa laisse. — Mes genoux sont encore maculés de poussière. — Il est vrai que j'ai rampé un moment le long du mur, dans la salle où les Touareg blancs jouaient aux dés, au moment où Hiram-Roi a bondi. Et puis, après? Ah! oui, Morhange et Antinéa... Et puis, après?... »

Après je né savais plus. Et cependant, il avait dû y avoir quelque chose, quelque chose dont je ne me souvenais pas. '^

Un malaise me prit. J'aurais voulu me souvenir, et, cependant, il me semblait que j'avais peur d'y parvenir; jamais je n'ai rien éprouvé de plus pénible que cette contradiction.

« Le parcours est long, d'ici aux apparte* ments d'Antinéa. Fallait-il que je dormisse profondément quand on m'a rapporté ici, — car enfin on m'a rapporté — pour ne m'être aperçiî de rien! »

J'arrêtai là mes investigations. J'avais trop niai à la tête.

— Allons prendre Taîr, — murmurai-jé. — Oni cuit, ici; j'y deviendrais fou.

J'avais besoin de voir des hommes, n'importé lesquels. Machinalement, je me dirigeai vers la bibliothèque.'

Je trouvai M. Le Mesge dans un accès de joie délirante. Le professeur était en train d'éventrer un énorme ballot soigneusement cousu dans une couverture brune.

— Vous tombez bien, cher monsieur, — cria-t-il en me voyant entrer. — Les revues viennent d'arriver.

Il se démenait avec une hâte fébrile. Du flaiïd du ballot coulait maintenant un ruisseau de broichures bleues, vertes, jaunes, saumon.

— Allons, allons, tout va bien, — poursuivit-il en dansapî de bonheur. Pas trop de retard, puisque

voilà les numéros du 15 octobre. U faudra ^ter des félicitations à ce brave Ameur« Son allégresse était communicative.

— C'est le digne commerçant turc de Tripoli

qui consent à prendre des abonnements à toutes

.es revues intéressantes des deux continents. Il

les achemine vers une destination dont il se soucie

peu par Rhadamès. Mais voici les revues françaises.

M. Le Mesge parcourait fiévreusement les sommaires.

— Politique intérieure : des articles de MM. Francis Charmes» Anatole Leroy-BeauUeu d'Haussonville sur le voyage du tsar à Paris. Tiens» une étude sur les salaires du moyen âge par M. d'Avonel. Maintenant des vers» des vers de jeunes poètes, Femand Gregb# Edmond Haraucourt. Ah! un compte rendu de livre d'Henry de Castries sur l'Islam. Cela peut être plus intéfessant... Mais je vous en prie» cher monsieur» prenez ce qui vous conviendra.

La joie rend les gens aimables^ et véritablement M. Le Mesge délirait.

Un peu de brise venait maintenant de la fenêtre. Je m'approchai de la balustrade» et» m'étant ac- 4^oudé, je me mis à parcourir un numéro de la Revue des Deux Mondes.

Je ne lisais pas» je feuilletais» les yeux tantôt tmr les pages où grouillaient les petits caractères noirs» tantôt sur la coivètte rocheuse» Qui grésillait» rose pâle» sous le soleil déclinant.

Soudain mon attention eomcieiiça à se fixer.

tJae correspondance étrange s'établissait entre le texte et le paysage.

n Sur nos têtes, le ciel ne gardait de ses nuages <iue quelques traces légères, pareilles au peu de cendre Manche que laissent les bûchers consumés. Le soleil embrasait en cercle les cimes des rochers, faisemt saillir sur Pazur leurs lignes solennelles. D'en haut une grande tristesse et une grande douceur tombaient d€ms Venceinte solitaire, comme un breuvage magique dans Mine coupe profonde..,^ »

Fébrilement, je tournai quelques, pages. On eût dit que mes pensées commençaient à se clarifier.

Derrière moi» M. Le Mesge» plongé dans un niaméro, manifestait par des grognements l'indignaiion où le jetait sa lecture.

Je poursuivis la mienne.

« De toutes parts, dans la lumière crue, se dé" ployait sous nos pieds un superbe spectacle. Là chaîne des rochers, visible tout entière dans sa stérilité désolée jusqu'aux extrêmes sommets, s'allongeait comme un immense entassement de chc" ^9 gigantesques et informes, demeuré pour la stU' peur des humains en témoignage de quelque tita* n^maçhie primordiale. Tours écroulées...

— C'est une honte» une pure honte, — répétait le professeur.

« ..JTours écroulées, citadelles renversées, coù^ pôles effondrées, colonnades brisées, colosses ma-

1. Gabriele d'Ànuuiueio» Les Tieraeê €W roches. Cf. là nevue des Deux Mondes an 15 OGm»re 1^99, pAge 817 e| ^^issfm.

tilés, proues de vaisseaux, croupes de monstres, os^» satures de titcms, cette masse formidable par ses, reliefs et ses creux, simulait tout ce qu'il g a d'énor" me et de tragiqueSi limpides étaient les lointains.»^

— Une pure honte, — disait toujours M. Le ^fesge exaspéré, frappant du poing la table.

« ...Si limpides étaient les lointains que je distinguais chaque contour comme si j'avais eu sous les geux, infiniment agrandi, le rocher que Violante m'avait fait voir par la fenêtre^ avec, un geste, créateur... » - -

Je fermai la revue en frissonnant. A mes pieds^ maintenant rouge, j*avais, énorme, abrupt, dominant le jardin mordoré, le rocher blanc qu'Antînéa m'avait désigné le jour de notre première entrevue,

— Il est tout mon horizon, — avait-elle dit.

A présent les transports de M. Le Mesge ne cori-« paissaient plus de bornes.

— C'est plus qu'une honte, c'est une infamie. J'aurais voulu l'étrangler pour le faire taire.

Il m'avait saisi le bras et me prenait à témoin.

— Vous lirez cela, monsieur, et, sans être particulièrement compétent, vous verrez que cet article sur l'Afrique romaine est un prodige d'inconscience, un monument d'ignorance. Et c'est; $igné, savez-vous de qui c'est signé? ^

— Laissez-moi, — lui dis-je brutalement.

— Eh bien, c'est signé Gaston Boissier. Parfaitement, monsieur! Gaston Boissier, grand-officier de la Légion d'honneur, maître dé conférences à l'Ecole normale supérieure, secrétaire perpétuel

de rAcadémie française, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, un de ceux qui refusèrent jadis mon sujet de thèse, un de ceux... Pauvre Université, pauvre France !

Je ne Técoutais plus. Je m'étais remis à lire. Mon front était baigné de sueur. Mais il me semblait que dans ma tête, claire comme une chambré dont on ouvre une à une les fenêtres, les souvenirs! revenaient, ainsi que des colombes qui regagnent^ en battant des ailes, leur pigeonnier.

« ..A présent, un tremblement insurmontable Zûj secouait toute; et ses yeux se dilataient comme si june atroce vision les eût remplis d'horreur.

« — Antonello.^t — balbutia-t-elle.

^ « Et pendant quelques secondes, elle ne put pfch noncer d'autre parole.

« Je la regardai avec une indicible angoisse, e% je souffrais en mon âme les contractions de seÉ, chères lèvres. Et la vision qui était dans ses yeux passait dans les miens, et je revoyais le visage Même et émacié d'Antonello, et le rapide battement de ses paupières, et les ondes d'angoisse qui, in-^ vestissant soudain son corps long et maigre, le secouaient comme un roseau fragile. »

Sans lire davantage, je jetai la revue sur Ia( jtable.

— C'est bien cela, — dis-je,

*^Je m'étais servi, pour découper les pages, du

couteau avec lequel M. Le Mesge avait tranché

les cordes du ballot, un court poignard à manche

^'ébène, un de ces poigoardî que les I^ouareg,

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dans une gaine à Inracelet» portent collés à leur biceps ganche.

Je le mis dans l'ample poche de mon dolman de flanelle et marchai vers la porte.

J'allais la franchir quand je m'entendis appeler par M. Le Mesge.

— Monsieur de Saint-Avit! Monsieur de Saint- A vit!

Je me retournai.

— Un petit renseignement» s'il vous plaît.

— Qu'y a4-U.

— Oh! pas grand'chose. Vous savez €[ue c'est ^oi qui suis chargé de l'établissement des étifiuettes de la salle de marbre rouge...

Je me rapprochai de la table.

— Eh bien» j'ai omis de m'enquérir tout d'abord iauprës de M. Morhange de la date et du lieu de sa paissance. Puis je n'ai plus eu l'occasion. Je ne l'ai |)lus revu. De sorte que, maintenant, je suis forcé ifle recourir à vous. Pouvez-vous me renseigner?

— Je le puis» — dis-je, très calme.

II avait pris, dans une botte qui en contenait |>lusieurs, une large étiquette de carton blanc; il Irempa sa plume d'encre,

— Nous disons donc : Numéro 54... Capitaine?

— Capitaine Jean-Marie-Françoîs Morhange.

Et, tandis que je dictais, une main posée au bord

jde la table, j'apercevais sur ma manche blanche, jme tache, une petite tache rouge brun.

— Morhange, — répétait M. Le Mesge, achevant Se mouler le nom de m<m compagnon. — Né ô..»

'Villefrcmche.

— Ville franche. Rhône. Quelle date?

— Le 14 octobre 1859.

— Le 14 octobre 1859. Bien. Décédé au Hoggar le 5 janvier 1897. Là, voilà qui est fait. Et tous mes remerciements, cher monsieur, pour votre obligeance.

— A votre service, monsieur.

Là-dessus, je quittai paisiblement M. Le Mesge.

Ma résolution était désormais bien prise et, je le répète, mon calme était grand. Je me sentis inéânmoins, en prenant congé de M. Le Mesge, le besoin de mettre quelques instants entre la décision et l'exécution.

J'errai d'abord dans les couloirs. Puis, m'étant trouvé à proximité de ma chambre, je me dirigeai vers elle. J'y entrai. Elle était toujours insupportablement chaude. Je m'assis sur mon divan et me pris à réfléchir.

Le poignard me gênait dans ma poche. Je Teit retirai et le déposai sur le sol.

C'était un solide poignard, à lame en losange.

11 y avait entre le manche et la lame une virolei de cuir roux.

Sa vue me rappela le marteau d'argent. Je me souvins de la facilité avec laquelle je l'avais en main, quand je frappai...

Tous les détails de la scène me revenaient ave<$ une incomparable netteté. Mais je n'avais pas uii jTcisson. Il semblait que la détermination où j*ëtaî4

de tuer dans un instant l'instigatrice du meurtre m'eût permis d'évoquer avec placidité ses farouches détails.

Si je réfléchissais à mon acte, c'était pour m'en étonner, non. pour me condamner.

« Eh quoi! me disais-je, ce Morhange, qui a été un enfant» qui» comme tous les autres» a coûté tant de peines à sa mère» lors de ses maladies de bébé» c'est moi qui l'ai tué. C'est moi qui ai tranché cette vie» qui ai réduit à néant ce monument d'amour, de larmes» d'embûches surmontées qu'est une existence humaine. Vraiment, quelle extraordinaire aventure! » m»

ij) C'était tout. Ni crainte» ni remords» ni cette horreur shakespearienne consécutive au meurtre et qui fait qu'aujourd'hui» sceptique pourtant» et blasé» et désabusé plus qu'on ne peut l'être» je me prends tout à coup à frémir si je suis seul» la nuit» dans une chambre obscure.

« Âllons,pensai-je» il est l'heurcll faut en finir.»

Je ramassai le poignard et» ayant de le remettre dans ma poche» je fis le geste de frapper. Tout allait bien. La poignée était assurée dans ma main.

Je n'avais jamais fait le chemin des appartements d'Antinéa que guidé, la première fois par le Targui blanc» la seconde par le guépard. Je lé retrouvai néanmoins sans aucune peine. Un peu avant de parvenir à la porte à rosace lumineuse» je rencontrai un Targui. ")

^— Laisse-moi passer» — • j^rdonnai-j^e;, — QCâ Inaitresse m'a fait appeler*

L'homme obéit en s'effaçant.

Bientôt une mélopée sourde parvint à mes ^oreilles. Je reconnus le son d'une rebaza, le violon à corde unique des femmes touareg. C'était Âguida qui jouait» accroupie comme d'ordinaire aux pieds de sa maîtresse. Les trois autres femmes l'entouraient également. Tanit-Zerga n'y était pas.

Ah! puisque cette fois est la dernière que je l'ai vue, laisse» laisse-moi te parler d'Ântinéa» te dire comment» en cet instant suprême» elle m'apparut. «

Sentait-elle la menace qui pesait sur sa tête, et avait-elle voulu la braver en recourant à ses plus invincibles artifices? J'avais dans le souvenir le mince corps dépouillé que j'avais pressé contre mon cœur la nuit précédente, sans bagues» sans bijoux* Et voici que je reculai presque en trouvant maintei ant devant moi, parée comme une idole» non une femme» mais une reine.

Le formidable luxe des Pharaons écrasait ^ Inince corps. Elle avait en tête le pschent des dieuï et des rois» énorme et d'or» sur lequel les émeraudesi qui sont les pierres nationales des Touareg» traçaient et retraçaient son nom en caractères tifinar. Elle était vêtu de la schenti, comme d'une gaine hiératique. Une schenti de satin rouge brodée, èpi or, 'de lotus. Elle avait à ses pieds un sceptre d'ébène, terminé par un trident. Ses bras nus étaient cerclés de deux urseus dont les gueules ^remontaient jusque sous les aisselles, comme pou^.

274 L'AtLAHTIDE

s'y blottir. De» oreillettes du pscheat misselalt un eûUier d'émeraudes» dont le premieT rang pasnsâi 9otL% le menton tôlUt ea forme de jugulaire» tandis que les autres descendaient en rond sur la gorge nue.

Quand j'entrai, elle eut un sourire.

— Je t'attendais» — fit-elle simplement*

Je m'avançai» et» quand je fus à quatre pas du tràne, je m'arrêtai, droit devant elle.

Elle me regardait ironiquement.

— Qu'est ceci? — flt-elle avec le plus grand ealme.

Je suivis la direction de son geste. Je vis le manche du poignard qui émergeait de ma poche.

Je le retirai complètement, et le tins ferme dans ma main» prêt à frapper.

— La première de celles de vous qui bougera», je la ferai abandonner à six lieues d'ici» toute nue» au milieu du désert rouge, — dit froidement Antinéa à ses femmes, parmi lesquelles mon geste avait fait courir un murmure de frayeur.

Elle reprit, s'adressant à moi :

— Ce poignard est à la vérité bien laid, et tu me parais bien mal le tenir. Veux-tu que j'envoie Sycfya dans ma chambre te chercher le marteau d'argent? Tu le manies mieux que ce poignard.

— Antinéa, — dis-je sourdement, — je vais voua tuer.

— Dis-moi tu, dis-moi tu. Tu me tutoyais bien Jiier soir. N'osei»-tu devant celles-ci? — fit-elle

en désignait les femme» aux yeux exorbités d§ terrettr.

Elle reprit ;

— Me tuerf Tù n*es guère ccmséquent avec toimême. Me tuer, au moment où tu peux recueîllii: le prix du meurtre de Fautre;..

— A... A-t-a souffertT — fis-je soudain» en, tressaillant.

— Peu. Je te l'ai déjà dit que tu t'étais servi ^xt marteau conmie si tu Hr^avais fait que cela toutg fa vie.

— Comme le petit Kaine, — murmurai-|e..

Elle eut un sourire étonné.

— Ahî tu connaissais cette histoire,.. Ou| comme le petit Kaine, Mais au moins Kaine éisâ% îogique. Tandis que foi... je ne comprends pas.

— Je ne comprends pas très bien non plus.^ Elle me regardait avec une curiosité amusée^

— Antinéa, — dis-je.,

— Qu'y a^t-iï? '

— Ce que tu m'as demandé de faire, je Fai faîto puis-je, à mon tour, f 'adresser une prière, te poiseï; ime question?

— Dis toujours.

— Il faisait sombre, n*esi-cè pas, dans la, jphambre où il était.

— Très sombre. J'ai élé obligée de te conduira jusqu'au divan où il donnait.

— It dormaîf, tu en ea^ sûre?

— Je te le dis.

— IL,, n'est pas naort sur le coup, n'est-ce pas.

— Non. Je sais exactement quand il est mort»

deux minutes après que, ayant frappé, tu t'es ignfui en poussant un cri.

1 — Alors, sans doute» il n'a pu savoîr,âj

1 — Quoi?

i — Que c'est moi qui ai... tenu le marteau*

î — Il aurait pu ne pas le savoir, efifectivemenî, .— dit Antinéa, — et pourtant^ il Ta su.

[. — Comment?

' — Il l'a su, parce que je lui ai dit, — ditelle, fixant avec un courage magnifique ses yeux dans les miens.

— Et, murmurai-je, — il Ta cru?

> — Mon explication aidant, il Vsl reconnu dans Je cri que tu as poussé. S'i7 n'avait pas dû savoir que c'était toi, la chose n'eût eu aucun intérêt pour moi, — acheva-t-elle avec un petit rire méprisant.

Quatre pas, je l'ai dit, me séparaient d'Antinéa^ D'un bond, je les franchis, mais, avant d'avoir pu frapper, je roulai à terre.

Hiram-Roi venait de me sauter à la gorge.

' En même temps, j'entendais la voix impérieuse

et calme d' Antinéa.

,^ — Appelez les hommes, — commanda-t-elle.

Une seconde plus tard, j'étais délivré de l'étreinte du guépard. Les six Touareg blancs m'entouraient et cherchaient à me garrotter.

f^ Je suis assez fort et très nerveux. Un instant, je réussis à me mettre debout. Un de mes ennemis gisait à dix pieds, pro|eté par un coup de poing

placé âû menton suivant les meilleures règles d^ Fart. Un autre, sous mon genou, râlait. C'est alors que j'entrevis, une dernière fois, Antinéa^ Elle était debout, appuyée des deux mains contre] son sceptre d'ébène, et contemplait la lutte ave^ un sourire d'ironique intérêt.

Au même instant, je poussai. un grand cri ëfi lâchai ma victime. Un craquement dans mon braâ gauche : un des Touareg, saisissant ce bras pa^ derrière et le tordant sur lui-même, m'ayait désarticulé l'épaule, *

Quand j'e m'évanouis tout à fait, c'était dans lé3 ^uloirs, au travers desquels deux fantômei; blancs m'emportaient, ligoté à ne plus pouvo^ faire un mouvement.

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