ARIATIONS DIURNES DE LA TEMPÉRATURE
revient successivement se replacer vers 6 heures aux jours les plus courts; il dépasse même légèrement ce point, et reprend bientôt après la marche annuelle que nous venons d*indi-
quer.
On voit donc que le froid diurne le plus grand, dans nos climats^ se manifeste un peu après 6 heures du matin en hiver, et entre 3 et 4 heures du matin en été.
La température moyenne d'un jour, dans lacceplion mathématique de ce terme, représente l'état des températures correspondantes à tous les instants dont le jour se compose. Si Ton fixait à une minute, par exemple, la durée de ces instants, on diviserait par 1440 (nombre de minutes contenues dans 24 heures) la somme des 1 440 observations thermométriques faites entre deux minuits consécutifs, et le quotient serait le nombre cherché. En divisant en-
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Fig. 1 10. -* Variation diurne de la température moyenne à Paris.
»uit3 par 365 la somme des 365 températures moyennes correspondantes à tous les jours de Tannée , on aurait la température moyenne de Tannée.
II semble, d'après la définition précédente, que pour obtenir les températures moyennes avec exactitude, il serait indispensable de se procurer des observations très-rapprochées ; mais telle est heureusement la marche du thermomètre, dans les circonstances ordinaires , que la demi-somme des températures maximum et minimum (celles de 2 heures après midi et du lever du soleil) ne diffère presque pas dé la moyenne rigoureuse des 24 heures.
Dès 1818, Arago avait indiqué que la température moyenne de 8 h. 20 m. du matin est égale à la température moyenne de Tannée. Un grand nombre des observations thermométriques faites
SOUS sa direction ont été basées sur ce fait du passage de la température par la moyenne deux fois par jour. Mais on a reconnu depuis; que cette méthode laisse à désirer; car de 8 heures à 9 heures du matin ^ comme de 8 heures à 9 heures du soir, le thermomètre oscille souvent rapidement. On a pris ensuite les moyennes en lisant le thermomètre à 4 heures et 1 0 heures du matin, à h heures et 1 0 heures du soir, en additionnant et divisant par 4. La moyenne arithmétique des observations de 6 heures du matin, 2 heures de Taprès-midi et 10 heures du soir, donne également à peu près la moyenne réelle; les différences peuvent atteindre 2 dixièmes de degré. Depuis que la météorologie a pris le rang qu'elle mérite au nombre des sciences exactes, on a été plus sévère, on a vérifié toutes les comparaisons, et Ton a constaté qu'on peut remplacer exactement les 24 observations horaires par 8 observations trihoraires, faites à 1 heure, 4 heures, 7 heures et 10 heures du matin ; 1 heure, 4 hjeures, 7 heures et 1 0 heures du soir. C'est ce qui est organisé depuis plusieurs années à l'Observatoire national de Paris, et au nouvel Observatoire météorologique établi au parc de Montsouris.
Occupons-nous maintenant de la marche annuelle de la température, dont nous avons étudié le mécanisme astronomique dans le chapitre précédent.
Les causes diverses qui changent laction calorifique du soleil sont très-peu variables durant toute Tannée dans les deux région? voisines de Téquateur, situées. Tune dans Thémisphère nord, l'autre dans l'hémisphère sud, qu'on appelle les régions tropicales j et qui forment la zone torride. Le jour y a, en effet, presque la même durée toute Tannée; les hauteurs méridiennes du soleil j sont peu variables; les quatre saisons, eu égard à la température, doivent donc peu différer les unes des autres. Par une raison toute contraire, les saisons sont très dissemblables au nord comme au midi de Téquateur dans les régions où les joiirs ont dans Tannée des durées très-inégales, ou, ce qui est presque la même chose en d'autres termes, là où les hauteurs méridiennes du soleil changent beaucoup dans le cours de Tannée.
Nous avons vu plus haut quelle est la valeur générale des saisons sous nos latitudes. Voyons maintenant les chiffres eux-mêmes. Le tableau suivant résume la moyenne des températures notées à l'Observatoire de Paris.
On y voit que, soit que Ton consulte les maxima moyens de chaque mois, soit que Ton considère les minima moyens^ soit enfin
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qu'on se contente de prendre les températures moyennes seulement^ la chaleur suit une marche croissante de janvier à juillet, et décroissante de juillet à décembre. Le mois le plus chaud est bien celui de juillet^ qui suit le solstice d'été^ et le mois le plus froid est bien celui de janvier^ qui suit le solstice d*hiver. La moyenne des minima n'est qu'une seule fois^ pour janvier^ au-dessus de zéro ; les mois les plus froids sont décembre^ janvier et février^ et constituent l'hiver climatologique réel; le printemps est formé par les mois de mars, d'avril et de mai; l'été par les trois mois les plus chauds^ juin^ juillet et août; les trois autres mois^ septembre^ octobre et novembre^ forment le véritable automne.