‹ L'atmosphère [microform]Chapitre 113 sur 269 · NI · texte numérisé non relu

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Fig. 111. — Variation mensuelle de la température moyenne à Paris.

Observatoire de Paris (1806-1811).

quinzième plus grand que pendant Tété. Cette différence est assez notable pour qu*on doive en tenir compte.

Les variations diurnes et mensuelles de la température sont d*autant plus grandes que Ton est plus éloigné de Féquateur. De l'équateur à 1 0 degrés de latitude nord les températures moyennes de divers mois varient à peine de 2 ou 3 d^rés. A 20 degrés, elles varient de 6 à 7 degrés (juillet = 28, janvier = 21). A 30 degrés, on voit la variation régulière mensuelle moyenne s*élever à 12 degrés (août ^ 27; janvier = 15). En arrivant en Italie, on voit la courbe r^ulière de Palerme en Sicile s*étendre de 10% 5 (janvier) à 23^5 (août), et cette courbe est tempérée encore par le voisinage de la mer. A Paris^ nous voyons la courbe moyenne marcher de 2 degrés (janvier) jusqu'à 1 9 degrés (juillet), et les variations subissent des écarts bien autrement considérables

LES VARIATIONS DE LA TEMPÉRATURE. â43

entre les froids de l'hiver et les chaleurs de Télé. A Moscou^ la courbe moyenne mensuelle s'étend depuis — • 10",8 (janvier), jusqu'à 24 degrés (juillel) ; total : 34^,8 de différence moyenne. Enfin nous pouvons encore ajouter à cette échelle de variations celle de Boothia Félix, terre boréale de T Amérique située au delà du 72' degré. Elle s*étend depuis 40 degrés au-dessous de zéro (février) jusqu*à 5 degrés au-dessus (juillet). Écart = 45 degrés entre les températures moyennes de Tannée! (Voy. aux Climats, p. 434, et fig. 129.)

La variation diurne, beaucoup moins prononcée que la variation annuelle, donne également lieu à des courbes significatives dans les températures successives. L'amplitude de Toscillation therniométrique est plus forte dans les pays chauds et dans Tintérieur des continents que dans les pays froids et dans le voisinage des cotes. A part Tinfluence égalisatrice des mers, qui reste à peu près la même, la distance à Téquateur agit d une manière opposée sur les oscillations annuelles et diurnes du thermomètre. Tandis que la première augmente à cause de la longueur des nuits d'hiver et des jours d'été, la seconde diminue parce que dans les pays méridionaux l'ardeur des rayons solaires est plus grande et le ciel plus pur pendant la nuit. On voit, par exemple^ qu'à Padoue la variation diurne en juillet est de 9 degrés. Celle de Paris est en moyenne de 7^5. Celle de Leith en Ecosse est de 5 degrés.

Ce sont là des moyennes. Mais si l'on examinait constamment la mobilité de la température d'un lieu déterminé, comme» par exemple, Paris, on trouverait qu'à part ces variations régulières moyennes dues au soleil, il en est d'autres incomparablement plus étendues, qui jouent le plus grand rôle sur la santé publique : ce sont, je ne dirai pas les différences énormes qui existent entre certains froids de janvier et certaines chaleurs de juillet; mais plutôt les variations diurnes subies en 24 heures. Ces différences sont très^urieuses, surtout si l'on prend la température d'un thermo* mètre au soleil, et la plus basse de la nuit suivante.

Il y a souvent de très-grandes différences entre le maximum et le minimum d'une même journée, surtout dans les mois de mai et juin, différences qui atteignent, à Paris même, jusqu'à 25 et 30 degrés. Voici, par exemple, quelques-uns des maxima observés à robservatoire météorologique de Montsouris entre 1 heure et 4 heures de l'après-midi sur un thermomètre à boule verdie, exposé ao soleil à 10 centimètres au^essus du sol gazonné, et qndqaes-nRs des minima eosstatés au mévne thermomètre entre

1 heure et 4 heures du matin la nuit suivante. Je choisis ceux qui accusent les plus grandes différences :

Maximum. Miaimum. Différence.

11 mai 1870 30,7 4,1 26,6

8 juin 30,5 6,0 24^

2 juillet 30,0 6,0 24,0

On voit que dans notre climat les variations diurnes de la température sont parfois considérables. Cette extrême variabilité est du reste Tun des signes particuliers du caractère parisien^ aussi versatile et aussi coquet que son atmosphère.

Les recherches précédentes ont eu pour objet de faire apprécier la quantité de chaleur solaire qui pénètre dans les couches aériennes et la partie de cette chaleur qui arrive jusqu'à nous.

Il est intéressant maintenant de rechercher comment les variations de température pénètrent à Tintérieur de la terre^ et les limites auxquelles elles s'éteignent.

Les variations diurnes dépendent de la rotation de la terre sur son axe^ et sont appréciables à plusieurs décimètres de profondeur; puis se présente une couche où elles cessent totalement de se manifester; tandis que les variations annuelles dépendantes du mouvement de translation de la terre dans son orbite> y sont encore très-sensibles.

Ces dernières variations sont appréciables^ dans nos climats, à plus de vingt mètres de profondeur; au delà se présente une seconde couche qu'on a nommée couche invariable des températures^ parce que le thermomètre y conserve^ pendant le cours de Tannée^ une hauteur à peu près constante. De sorte que Ion doit

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