‹ L'atmosphère [microform]Chapitre 122 sur 269 · EXCEPTIONNELS. ^^' EXCEPTIONNELS · texte numérisé non relu

EXCEPTIONNELS. ^^' EXCEPTIONNELS

1857 3 2 19 2 (4 août 36,2)

1868 2 7 19 4 (22juil. 34)

1870 2 5 (24déc.— 12) 18 5

de Tannée

-Moyenne générale 3", 2 18", 3 10*, 7

Il résulte de cette table^ qu a Paris^ depuis le commencement du siècle, Thiver le plus froid a été celui de 1830, le plus chaud celui de 1834; Tété le plus froid a été celui de 1816, et le plus chaud celui de 1842; Tannée la plus froide est celle de 1829, et la plus chaude celle de 1 834.

Cette liste a pour but de donner simplement Tétat moyen annuel, estival et hibernal de la température, constaté à l'Observatoire de Paris. Nous verrons plus loin qu'il y a eu en France des froids plus rigoureux et des chaleurs plus élevées que les nombres que nous venons d'inscrire, et dont l'observation a été faite sur des points différents.

Nous avons dit que, si Ion prenait les températures moyennes de chaque jour de Tannée à Paris, on trouvait une augmentation de chaleur depuis la première semaine de janvier jusqu'au milieu de juillet^ et ensuite une diminution constante depuis cette dernière date pour revenir à la première. Le même phénomène général ne laisse pas que d'avoir quelques discontinuités. Les chose» ne se passent pas aussi simplement.

Il est bien vrai que, d'une manière générale, c'est le mouvement de la Terre qui amène les grandes phases de la température, et qui produit dans nos climats, par exemple, un minimum en janvier et un maximum en juillet. Mais la courbe qui réunit ces points extrêmes n'est pas une courbe absolument régulière. Il s'y trouve

manifestement des points d'arrêt et de rebroussementqui semblent sujets à des retours périodiques. L'observation incessante et intéressée des populations, surtout des populatioas de la campagne, avait depuis un temps imméoiorial consacré quelques-unes de ces variations périodiques par des dictons que la science moderne a eu le grand tort de négliger.

Ce n'est que depuis, trente à quarante ans que les reclierches de Brandes, Maedier, Erman, bientôt suivies par celles de Do\e, Quételet, Buys-Ballot, Fournet, Petit, ont de nouveau appelé l'altention des physiciens sur la régularité que semblaient présenter certaines de ces crises de la température terrestre.

Dans sa forme la plus générale, la question peut se formuler de la manière suivante :

Quel est, pour une localité donnée, l'écart moyen, en plus ou en moins, que présente la température de chacun des jours àf l'année par rapport à la marche supposée régulière de ces températures entre les extrêmes annuels?

Cet écart est-il sensiblement le même pour chaque année nu pour un petit groupe d'années? Varie-t-il, au contraire, d'une année à l'autre, ou d'un groupe d'années à l'autre, de manière à présenter une certaine périodicité?

Quant aux questions qui se rattachent secondairement à celle première question générale, elles sont extrêmement nombreuses, puisque les quantités de lumière versées dans rAtmo8phère,(r étal électrique de l'air et ses propriétés dites ozonoméiriques, son élat hygrométrique et tous les météores aqueux qui en dépendent, comme aussi les variations dans la pression barométrique, W déplacements de l'air, ou les vents, les tempêtes, en un mot tous les phénomènes atmosphérique^ sont intimement liés avec la ri'partition de la chaleur à la surface du globe.

£n&n un appendice bien naturel et bien important se trou\e dans l'iniluence de ces perturbations thermométriques sur la santé des hommes, des animaux et des plantes.

Toutes i-es questions sont du domaine de la statistique. Elles seront encore longues à analyser et à résoudre; cependant nous pouvons déjà signaler le fait général suivant mis hors de doute par les comparaisons de M. Cli. Sainte-Claire-Deville.

Quativ numents dans l'année frappent principalement l'attention pai' l'abaissement de température et la perturbation aliiiO' itphérique tjuis'y produisent : ce sont les époques qui avoisinentli.' 1*2 février, le l'i mai, le 12 août et le 12 novpmhre.

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