PLUS HAUTES TEMPÉRATURES OBSERVÉES
Lieux.
Latiiade.
Montmorency 49* 0
Paris 48 50
Hagueneau 48 48
Nancy 48 42
Chartres 48 27
Quimper 48 0
Montargis 48 0
Angers 47 28
Tours 47 24
Nantes 47 13
Chinon 47 10
Seurre ^Côto-d'Or).. 47 1
Nozeroy 46 47
Luçon 46 27
La Rochelle 46 9
Saint- Jean d^Angély. 45 57
Limoges 45 50
Valence 44 56
Bordeaux 44 50
Joyeuse (Ardèche)... 44 32
Agen 44 12
Orange 44 8
Avignon 43 57N
Nimes 43 51
Manosque 43 49
Arles 43 41
Toulouse 43 37
Montpellier 43 37
Béziers 43 SI
Sorèze 43 19
Pau 43 18
Perpignan 41 42
Elévalibn
Longiiade.
ao-dessoi
Dates.
Maiima
de la mer.
sitrémet
18 août 1800
26 août 1765
14 août 1773
19 août 1763
5 et 6 août 1705
16 juillet 1782
8 juillet 1793
10 juillet 1766
18 août 1842
31 juillet 1803
5 juillet 1846
19 juillet 1825
4 août 1857
16 juiUet 1782
' 26 juillet 1782
16 juiUet 1793
19 juin 1846
1777 et 1778
17 juiUet 1784
août 1840
18 août 1800
21 juillet 1783
6 juillet 1783
juillet 1787
21 juillet 1777
4 et 5 juillet 1836
juUlet 1787
287 23, 24, 25 juillet 1800
11 juillet 1793
6 août 1800
23 juin 1822
4 juillet 1842
9 juillet 1849
14 août 1802
16 août 1803
20 juillet 1868
18 juillet 1782
20 août 1806
30 et 31 juillet 1753
7 juillet 1846
29 juillet 1857
juillet 1847
12 juillet 1824
4 août 1838
29 juillet 1857
Les plus fortes chaleurs que Ton ait ressenties & Tombre et au nord s'élèvent à %1*,4 pour la France (Orange, le 9 juillet 1849, et Ntmes, le 20 juillet 1868) ; à 35*,6 pour les Iles Britanniques ; à 38^,8 pour la Hollande et la Belgique ; à 37^,5 pour le Danemark, la Suède et la Norvège; à 38^,8 pour la Russie; à 39^,4 pour TAllemagne; à 40^,6 pour la Grèce; à 40* pour Tltalie; à 39® pour TEspagne et le For-
39b L'ÉTÉ. — PLUS HAUTES CHALEURS
tugal. Quant aux contrées qui n'appartiennent pas à l'Eunipe, les tempénhirej les plus hautes obscnrées sur un thermomètre à l'ombre ont été, d'après Ango :
A Tunis, de kk*l
A Manille, de *5 3
En Nubie, de ' %B 3
AAin-Diie (Égypt«), de 46 7
AEsné [Afrique), de 47 4
A Bagdad (Asie], de. 48 9
Près de Suei, expédiUon française d'Egypte, de. 53 &
Près du port Macquarie [Archipel), de 53 9
Près de Syène (Afrique), do 54 0
A M ursouli (Afrique], de 56 9
Ce sont là les mazima des températures de l'air, prises à l'ombre par conséquent. L'action directe du soleil est beaucoup plus considérable. Pour n'en choisir que quelques types, le thermomètre exposé au soleil s'élève jusqu'à 63 degrts t Pari^. M . Duveyrier Ta obsèrré à 67*,7 dans le pays des Touaregs. Dans iod Toyigt en Abyssinie, M. d'Abbadie a observé, dans des vallées qui étaient de Téritables fournaises, 70* à la surface du sol, et les colonels d'état-major Ferret et Galiaier, jusqu'à 75"! (Voy. le chap. Vil, Climait.)
Une dernière remarque à propos de toutes ces données.
Les météorologistes ont l'habitude de constater la température de l'air à I'odbre, et non ta température au soleil. Ce n'est pas suffisant. L'influence du Soleil sur la nature doit être mesurée entièrement, et non pas à moitié. Les plantes n'ayant pas l'habitude de porter des parasols, reçoivent directement et sans correction les rayons du Soleil. Les extrêmes de température doivent donc être pris entre les températures glaciales observées sans abri du vent et aussi bas qu'eUn peuvent descendre en réalité, et les températures torrides observées également telles qu'elles existent en plein soleil d'été.
D'ailleurs, un thermomètre à l'ombre peut donner toutes les températures imaginables, suivant le vent auquel il est exposé, le rayonnement du sol ou des édifices, et mille causes qui en certaines circonstances peuvent presque l'élever jusqu'à la température qu'il acquierrait en plein soleil en rase campagne. Ce n'est donc pas là l'influence exacte du soleil, quoique ce soit la têmpéralure de Tair. Il eU étonnant qu'on n'ait pas pris soin de faire .en même temps des mesures coinp'iralives permanentes, en toute saison, au soleil et à l'ombre. Comme la chaleur absorbée par les dilTérents corps est d'ailleurs très-variable elle-même, on pourrait, pour a; rapprocher de la coodition des plantes, colorier en vert l'un des Iber- Tnnmtlres au soleil.
Ile telles constatations auraient leur importance en météorologie. On les t inscrites avec raison au programme du nouvel Observatoire de Montsojris.
Deraot de pareilles élévations de température, oa peut se de* mander jusqu'à quel point l'or^oisme humain peut apporter une résistauce qui oe le mette pas en danger de mort immédiate. U température moyenne du corps humain est de 36 degrés et demi (on l'ublient facilement en plaçant la boule d'un thermomètre sous U langue, et elle est aussi exacte qu'en faisant une incision dans If corps). Celle des oiseaux est plus élevée, et atteint 44 d^trts dan» certaines espèces. Celle des poissons est la plus basse,