‹ L'atmosphère [microform]Chapitre 147 sur 269 · Élie de Beaumont, Carte géologique de la France · texte numérisé non relu

Élie de Beaumont, Carte géologique de la France

France et du monde civilisé; Tautre est resté un pays pauvre et presque désert....

On voit donc que remplacement de Paris avait été préparé par ]a nature^ et que son rôle politique n'est^ pour ainsi dire^ qu'une conséquence de sa position.

Ce n*est donc ni au hasard^ ni à un caprice de la fortune que Paris doit sa splendeur; et ceux qui se sont étonnés de ne pas trouver la capitale de la France à Bourges^ ont montré qu'ils n*avaient étudié que d'une manière superficielle la structure de leur pays....

On peut même remarquer encore à ce sujets que les circon stances géologiques qui font du lieu où se trouve Paris remplacement naturel de la capitale de la France^ ont en même temps favorisé Textension de son influence en Europe. Comme ^ du côté du nord-est^ la France n*a pas de frontières nettement déterminées, rien, de ce côté, ne limite complètement Tinfluence de Paris, et cette grande ville se trouve être, de fait, la capitale intellectuelle de vastes contrées qui s'étendent au loin vers le nord-est.

Nous avons vu plus haut (p. 342) quelle est la température moyenne, annuelle et mensuelle de Paris, quelles sont les variations mensuelles et diurnes du thermomètre, comment la température agit diversement sur lair, sur l'eau et sur le sol. Par l'examen que nous venons de faire des lignes isothermes et de la distribution de la température, nous complétons la connaissance exacte de nos climats : ce qu'il était important de faire pour nous former une juste idée de l'œuvre du Soleil à la surface de notre planète.

Après avoir apprécié l'ensemble des climats, et avant d'arriver aux pôles, dans cette petite revue géographique, il est intéressant pour nous de nous former une idée exacte des différences extrêmes de tempéralure supportées à la surface de la Terre.

Dans aucun lieu du globe ni dans aucune saison un thermomètre élevé de 2 ou 3 mètres au-dessus du sol, et à Tabri de toute réverbération, n'a atteint le 57* degré centigrade.

En pleine mer, la température de l'air, quels que soient le lieu et la saison, ne dépasse jamais le 30' degré centigrade.

Le plus grand degré de fi*oid qu'on ait jamais observé sur notre globe avec un thermomètre suspendu dans l'air est de 58* centigrades au-dessous de zéro.

Les températures les plus extrêmes qu'on ait constatées dans l'air atmosphérique diffèrent donc entre elles de 1 1 5 degrés.

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