RÉGIME DES VENTS EN FRANGE
rizon dMpaisses Tapeurs. Us nuisent quelquefois beaucoup k la végétation, et à peine ont-ils soufflé quelques heures, que les sommets des montagnes d* Albanie et de Grèce se couvrent de neige.
Remontons-nous vers le nord-est, la tendance des vents de N. k dominer devient
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Kg. 155.
de plus en plus marquée ; pendant la plus grande partie de Tannée, le N. et le N.B. régnent à Gonstantinople.
Bercés sur la Méditerranée, les Grecs avaient étudié et décrit les diverses directions du vent qui enflait leurs voiles. Tout d*abord, ils n'en distinguaient que
deui; Ifl nord, Boréta, et le sud, Noloi. Cette distinction, biaiit^ insuffinDle, (ut rapidement complétée parle Tent d'ouest, ZtrpAira*, etpnrle vent d'est, Eiitw, Du tempB d'Homère, ils avaient même déjà ajouté les inlermédiaires : le N. E. ou Borias-Euros, le S. E. ou Notos-Apbeliotes, )e S. 0. ou FArgestes-Nolos, et le N. 0. ou Zephiros-Boréas. On peut même remarquer dans Homère que le leet d'ouest, le Zophiros, est représenté avec ses caractères Téritables; ce n'est poiot le vent léger et sans force qui joue et Tolàtre au printemps arec Flore daes les compositions galantes du siècle de Louis XV : c'est le violent zéphire, le reot lu
Fig. 166. — Carte des venU domiotals en France.
soufOe pernicieux, celui auquel les autres ne résistent pas ; c'est le zéphire id sifflement aigu qui pousse devant lui la tempête et soulève les flots. Or tels tout encore les caractères de notre vent d'ouest ou zéphire français, vent domioinl de l'Europe. Il y a longtemps qu'Auguste lui élevait un temple dans les environs de Narbonne, pour l'engager à lui soufller moins fort dans les oreilles. Sur les cAIe* de Bretagne, ce vent désaslreui rase la tête de tous les arbres <i ta hauteur des abris. Tous les pommiers de Normandie ont le tronc penché du c6té oppocé 1 b mer par la violence et la persistance de ce vent. On voit le même effet sur la câti d'Ingouville au-dessus du Havre, et avec un peu d'attention, [n^que tout le loog de nos magniOquea rivages.