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INFLUENCE DES VENTS SUR LES TEMPERATURES

Paris 11%2

Carlsruhe 10 5

Londres 7 7

Dublin 7 k

Hambourg 8 0

Zecken(Silésie).... 5 7

Arys (Prusse) k 1

Reykiawick (Islande) 1 7

Moscou 1 2

Différeneti

On voit que la différence moyenne entre Tinfluence des vente chauds et celle des vents froids s'élève à 4 degrés pour Paris et même à 6 degrés pour Tlslande. Il y a souvent des différences beaucoup plus marquées encore.

Presque partout le vent le plus froid souffle d'une direction comprise entre le nord et Test. Le vent le plus chaud souffle à peu près partout du S. S. 0. A mesure que Ton pénètre dans Tinlérieur du continent^ il se rapproche davantage de l'ouest.

y. La fig. 1 62 montre celle

influence des vents sur la température moyenne de l'année à Paris, et sur celle des saisons. Elle a élé construite en comptant à partir du centre, sur les directions de chaque vent, un millimètre par degré, et en réunissant par une courbe les chiffres relatifs à chaque vent. C'est en hiver que le vent du S.O. élève le plus la température et que le N. E. est le plus froid.

Ce qui précède est une nouvelle confirmation de cette vérité qu'en météorologie aucun phénomène n'est isolé ; tous agissent et réagissent les uns sur 1^ autres. A peine le vent de S.O. souffle-t-il dans nos contrées, quil agit sur la température, non-seulement par sa chaleur, mais encore par les vapeurs qu'il entraîne et 1 état du ciel qui en est la

Fig. 162. — Rose thermométrique des vents.

conséquence. En hiver ^ les vents humides de l'ouest sont remarquablement chauds^ parce qu'ils couvrent le ciel de nuages et s'opposent ainsi au rayonnement terrestre; en été^ ils sont plus

• Juillet N. NX

Fig. 163.

frais^ car ils empêchent les rayons solaires d'arriver jusqu à la 8urËice du sol. Ainsi^ on voit qu'en été^ c'est le N. 0. qui est le plus fraiS; et le S. E. le plus chaud.

INFLUENCE DU VENT

L'Observatoire météorologique de Montsouris a pris soin de faire ces comparaisons^ qui intéressent à un si haut degré le cliniat d*un pays. La page précédente vient d*o{rrir les roses thermométriques de chaque mois pendant une année entière. On y voit, dès le premier coup d œil, que dans l'été de 1 869, c'est le vent du S. Ë. et E. S. E. qui a été le plus chaud; qu'en septembre, le minimum de température a correspondu avec le vent d'E. et le maximum avec le S. et S. S. £. En octobre, le maximum appartient aux vents d'entre S. et E. Les figures de décembre, janvier, février et mars montrent sous une forme bien sensible l'accroissement de température dû aux vents de S. 0., S. S. E., et rabaissement du aux vents du N. E. En mai, le maximum correspond aux vents de S. S. E. et E. S. E.; le minimum au vent du nord.

Toutes ces observations montrent combien cette influence est grande, et donnent une idée des profondes modifications qu'elle doit nécessairement apporter à la température moyenne du lieu que plusieurs de ces vents élèvent, tandis que d'autres au contraire l'abaissent. Ces résultats généraux font suffisamment voir que la détermination exacte des températures diurne, measuelle et annuelle est liée d'une manière intime à la fréquence relative des vents régnants.

Les vents n'agissent pas seulement sur la température : ils agis* sent aussi sur la pression atmosphérique.

Quand les vents du N. et du N. E. soufQent, le baromètre s'élève; il s'abaisse quand ce sont les vents du S. et du S. 0.

Voici le résultat d'un grand nombre d'années d'observations dans les principales villes de l'Europe^ qui mettent bien en évidence Tinfluence du vent sur le baromètre.

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