‹ L'atmosphère [microform]Chapitre 178 sur 269 · SUR LE BAROMÈTRE · texte numérisé non relu

SUR LE BAROMÈTRE

le nord et Test^ c est-à-dire^ par lee courants les plus froids^ et sa pins foible élévation par les vents compris entre le sud et l'ouest^ qui sont précisément les plus chauds.

Des conclusions analogues ont été obtenues dans d'autres contrées. Ainsi^ sur la côte orientale des États-Unis et en Ghine^ le baromètre est moyennement plus haut par les vents de nord-ouest^ qui sont les plus froids dans ces régions^ et moyennement plus bas par ceux de sud-est^ dont la température est la plus grande.

Le fait de Télévation du baromètre par les vents froids et de son abaissement par les vents chauds est général partout où on a observé.

On peut conclure sous une forme générale pour tout notre hémisphère^ que le baromètre atteint son maximum quand les vents soufflent du nord et de V intérieur des contitients,et son minimum quand ils viennent detéquateuroudelamer.

En Europe^ les vents les plus pluvieux sont compris entre le sud et louest^ et les vents les plus secs entre le nord et Test. C'est ce qui fait qu'il pleut plus souvent quand le baromètre est bas que quand il est haut.

La figure 164 reproduit la rote barométrique dçs vents pour P^is. La courbe poin-

tillée est la moyenne de Tannée. Les quatre autres sont celles des quatre saisons. On voit que^ pour la moyenne de Tannée^ c*est par les vents de N. E. que le baromètre est le plus haut et par les vents du S. qu'il est le plus bas. En hiver, c'est par le vent du N. qu'il atteint sa plus grande hauteur (qui dépasse de beaucoup la hauteur moyenne) et par le S. S. 0. qu'il descend au plus bas. En été, la courbe est très-ample pour toute la région nord; en automne elle est assez irrégulière; au printemps, le minimum barométrique le plus marqué arrive par le vent du S. E.

De même que les vents influent, suivant la direction d'où ils viennent, sur la température et sur la pression de l'air, sur le thermomètre et sur le baromètre, de même aussi ils agissent sur V humidité, annoncent , amènent ou éloignent la pluie.

Fig. 164. — Rose barométrique des vents.

INFLUENCE DU VENT

L'expérience journalière nous apprend déjà que Tair n'est pas également humide par tous les vents. Quand le laboureur veut sécher ses blés ou ses foins; quand la ménagère étend son linge mouillé^ leurs désirs sont bientôt remplis si le vent d*est soufOe d*une manière continue ; mais par un vent d*ouest il faut un temps beaucoup plus long. Certaines opérations de teinture ne réussissent que par les vents d*est. Quelque instructives que soient ces observations^ elles ne sauraient cependant nous conduire à des lois rigoureuses.

Nous avons vu au Livre premier^ p. 65, que Tair contient constamment^ outre les gaz qui le composent, une certaine quantité de vapeur cVeaUy et que cet élément joue le principal rôle dans l'absorption et la distribution de la chaleur à la surface du globe, Toxygène et Tazote n*ayant à côté qu'un rôle insignifiant, il serait de la plus haute importance de connaître numériquement la quantité de vapeur qui existe dans les diverses régions du globe. La vie des plantes et des animaux, le caractère du paysage, dépendent de cet élément aussi bien que de la température. La sécheresse et rhumidité de Tair ont la plus grande influence sur le développement des maladies. Ce que l'on sait déjà^ c'est que sar toutes les mers, l'air est presque complètement saturé de vapeur d*eau. A mesure qu'on s éloigne des rivages cette saturation diminue. Elle est cependant parfois complète également sur la terre ferme après de longues pluies, parce que Teau douce se vaporise plus facilement que l'eau salée. Mais en somme la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air varie selon les pays, et il y a des régions, comme les déserts de TAfrique et de l'Asie, les steppes de la Sibérie, où le sol ne produit pas la moindre évaporation et où l'air est de la plus grande sécheresse. Les vents qui viennent de la mer apportent de l'air humide ; ceux qui viennent des continents apportent de l'air sec.

La quantité de vapeur d'eau que l'air peut contenir en suspension varie selon la température, dans les proportions suivantes :

sa

saturation est de

A 6® sa saturaUon est de Ss'Sâ

A iOO degrés Tair peut absorber son propre volume de vapeur

Page 1