‹ L'atmosphère [microform]Chapitre 206 sur 269 · DIAMÈTRE DES VÉSICULES DU BROUILLARD · texte numérisé non relu

DIAMÈTRE DES VÉSICULES DU BROUILLARD

Janvier 0 027

Février 0 035

Mars 0 020

Avril 0 019

Mai 0 015

Juin 0 OIS

Juillet 0 017

Août 0 014

Septembre 0 022

Octobre 0 020

Novembre 0 024

On voit qnil existe une progression assez régulière depuis Thiver jusqu'à Tété^ car les anomalies dépendent du nombre insuffisant des observations existantes. Ainsi en hiver^ lorsque Tair est très-humide, le diamètre des vésicules est deux fois plus fort qu'en été^ quand l*air est sec : mais dans un même mois, ce diamètre change aussi; il atteint son minimum quand le temps est très-beau, il augmente dès qu'il y a des menaces de pluie, et avant qu elle tombe il est fort inégal dans le même nuage, qui contient proba* blement un grand nombre de gouttes d eau m&lées à la vapeur vésîeulaire.

L'automne est, comme le printemps^ la saison des rosées abondantes; le refroidissement de la terre, dans les nuits claires^ et l'humidité de Tair plus près de la précipitation que dans Tété, font déposer l'eau atmosphérique sur les objets terrestres refroidis^ à peu près comme dans une salle de festin on voit l'humidité de

Tair chaud se déposer, en les ternis^nl, sur les cristaux que Ton apporte du dehors où il fait froid. La vapeur des mets, la respiration des convives, la combustion dans les appareils d*illumination rendent Tair de la pièce où l'on mange chaud et humide, et Teau ruisselle le long des vases refroidis à la glace. Souvent en automne, le refroidissement nocturne de la terre se communique de proche en proche à la couche d air qui la recouvre immédiatement, et de là des brouillards peu élevés que les rayons du soleil levant dissipent promptement. Si le terrain est coupé de vallées, lair froid du brouillard y tombe et forme pour l'observateur, placé sur la plaine élevée, une mer blanche parfaitement de niveau. Bien souvent dans mon enfance je contemplais avant le lever du soleil, du haut des remparts de la ville de Langres, cet océan de vapeurs ?;rises étendu sur la vallée de la Marne, et dont les vagues venaient baigner le rempart à quelques mètres au-dessous de moi. La hauteur des remparts de cette capitale antique des Lingons .»st de 450 mètres au-dessus du niveau de la mer. Parfois, en hiver, la vue s'étend, au lever du soleil, au-dessus du brouillard de la plaine, dans un ciel absolument pur, jusqu'à une distance si considérable qu'on distingue parfaitement à l'œil nu la silhouette du Mont-Blanc. Impressions lointaines qui frappez nos premiers regards d'enfants curieux, avec quelle fidélité vous restez sur la rétine de notre pensée, au delà des années et des troubles de la vie ! Pour avoir le spectacle dans sa plus imposante majesté, il faut du haut d'une montagne élevée embrasser un vaste horizon au lever du soleil après un jour où les nuages ont couvert le ciel de la contrée inférieure. Les nuages tourmentés de mille manières par les rayons du soleil et les vents légers qui en sont la conséquence n'offrent pas dans le jour une surface bien plane. Mais pendant la nuit tout se nivelle, tout s'équilibre, et une mer de vapeurs aériennes s'étend à perte de vue sous les pieds du contemplateur. Les sommets élevés des montagnes isolées qui l'environnent percent (•à et là l'océan nébuleux, au-dessus duquel il arrive rarement qu'un aigle matinal apparaisse, non point pour admirer le spectacle pittoresque et saluer l'aurore, mais bien pour y trouver quelque proie plus facile à atteindre à ce moment qu'au milieu du jour. Aux premiers rayons du soleil, il s'élève du sein de la masse nuageuse des colonnes arrondies de matière fumeuse qui se fondent ensuite dans l'air environnant comme la fumée blanche des locomotives se fond dans l'air où elle est portée. Si l'on est dans la vallée, au milieu du brouillard^ les rayons du soleil qui se la*

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