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LES PIERRES TOMBÉES DU CIEL

dans la nuit du 20 au 21 avrils pèse 750 kilogrammes. Lorsqu'on . le découvrit^ il était presque entièrement enfoncé dans le sol par la force de sa chute.

E^fin^ la plus colossale des pierres tombées du ciel et connues jusqu*ici est Taérolithe rapporté de la campagne du Mexique et . qui ne pèse pas moins de sept cent quatre-vingts kilogrammes. Il existait depuis un temps immémorial à Charcas. Sa forme est celle d*un tronc de pyramide triangulaire , mesurant 1 mètre de hauteur sur 47 centimètres. Cest un échantillon respectable du monde qui nous Ta expédié.

Il résulte de plusieurs centaines d'analyses dues aux chimistes les plus éminents^ que les météorites n'ont présenté aucun corps simple étranger à notre globle. Les éléments qu'on y a reconnus avec certitude jusqu'à présent sont au nombre de 22. Les voici^ a peu près suivant leur quantité :

Le fer en constitue la partie dominante ; puis viennent :

Le magnésium; — le silicium; — l'oxygène; — le nickel, qui est le principal compagnon du fer; — le cobalt; — le chrome; — le manganèse; — le titane; — rétain; — le cuivre; — Taluminium ; — le [lotassium; — le sodium; — le calcium; — Tarsenic; — le phosphore; — Tazote; — le soufre; — des traces de chlore, — et enfin du carbone et de Thydrogène.

Remarquons à ce propos avec M. Daubrée que les roches qui offrent de tels traits de ressemblance avec les météorites appartiennent toutes aux régions profondes du globe. Ce sont des masses éruptives, de nature basique, ou des laves, ou des roches péridotiques dont le réservoir est situé au-dessous de Tassise granitique.

D'après Tétude des aérolithes, et surtout l'examen comparatif de leurs densités, M. Daubrée a pu {Journal des Savants^ mai 18T() rétablir théoriquement la planète brisée dont ils paraissent des fragments, car ils en représentent en quelque sorte le noyau morcelé (densité 3 à 8) et rien de Técorce extérieure. On est porté par ces considérations à voir dans cet état fragmentaire la destinée ul* térieure de toute planète, lorsque les conditions de la vie, la chaleur, Thumidité, n'existent plus dans son sein. Ainsi dans notre système planétaire nous aurions les documents de la véritable Histoire universelle. Le Soleil représente la période d'incandescence primitive, la Terre la période du règne de la vie, la Lune la décadence, et les aérolithes la fin des mondes.

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