‹ L'atmosphère terrestre. Thèse présentée au concours d'agrégation (Section de physique, de chimie et de toxicologie)Chapitre 16 sur 21 · Poussières de l’air · texte numérisé non relu

Poussières de l’air

L’air renferme, en outre des corps dont nous avons parlé, des poussières de nature minérale ou organique, enfin des spores cryptogamiques.

La nature des poussières de l’air varie suivant les lieux. C’est ainsi que parmi les éléments inertes, l’air des appartements habités tient en suspension une foule de fibres textiles qu'on rencontre rarement dans l’air de la campagne.

D’une manière générale on peut citer parmi les substances inertes des parlicules de nature terreuse, charbonneuse et ferrugineuse, que les réactifs désignent comme étant des phosphates, des carbonates, de la silice, de l’oxyde de fer.

(1) Wurtz. 2* supp. T. I, p. 114.

(2) Desgrez et Balthazard. Comptes-rendus, CXXVII, p. 361 (1899).

En iplein air et foin des villes ont trouvera, pour u«n même volume d’adr, une iiquaatité moins grande de poussières «formées «le«plus souvent de (léobris d’origine végétale.

Les grains «d'amidons se «trouvent an peu partout, à la ville comme à la campagne.

Enfin à cette nomenclature déjà longue, ajoutons : le duvet «échappé mi corps des oiseaux, les écailles de papillons, des dépouilles d’insectes imicroscopiques, et parfois, mais très rarement des diatomées, des œufs et des cadavres ,d’infusoire.

iLe «dosage ■»des poussières peut se faire, en les recueillant par aspiration, dans un tube bourré de Ouate et préalablement .taré.

®armi les corpuscules vivants de l’atmosphère, il faiu citer d'abord ides pollens ides végétaux, puis les spores cryptogamiques, les algues vertes, les levures, les diatomées, les désuni dées, etc.

A Paris, le chiffre des pollens peut, en été, atteindre 5,000 à 10,000 par mètre cube d’air.

Les moyennes générales mensuelles des spores comptées par mètre cube d’air, à l’Observatoire de Montsouris, de 1878 à 1882 inclusivement, varient, suivant les mois, de 5,000 à 35,000, le minimum ayant lieu en mars et le maximum en juin.

Le dosage des spores cryptogamiques peut se faire au moyen d’un aéroscope, appareil dans lequel on peut diriger un jet d’air, sur une lamelle enduite d’un liquide visqueux.

L’opération terminée, on examine, au microscope, la lamelle et on en déduit la .richesse de l’air en spores cryptogamiques.

Ou peut également employer le dosage par culture dans des milieux nutritifs, mais cette méthode est d’une application moins générale et donne toujours des chiffres plus faibles que ceux obtenus par les aéroscopes.

Les aéroscopes ne peuvent servir au dosage des bactéries atmosphériques. Quoique plusieurs auteurs ont cru pouvoir employer directement le microscope, notamment Lemaire,

•SaMsbury, Setai, ■ cette méthode est- aujourd’hui abandonnée.

Ou préfère recueillir les bactéries de l’atmosphère en les dirigeant dans de l’eau stérilisée au préalable, qu’on ensemence ensuite par fractions dans des milieux nutritifs. Pasteur (1) a indiqué à ce sujet un mode opératoire fort simple. On peut ■ encore employer le procédé du barbotemmt, ou les filtres solubles , notamment celui au sel marin recommandé par M. Fol (2).

Sans plus entrer dans le détail des méthodes, nous signalerons ' encore les procédés, moins rigoureux cependant, du D r Hesse, du D 1 2 ' Pietri, de MM. de Giacomi, Strauss, Wurtz, Foreteter, etc., en renvoyant le lecteur aux traités spéciaux.

Empruntons à M. le D 1 ' Miquel, directeur du service bactériologique de l’Observatoire de Montsouris, quelques-uns des résultats qu’il ne cesse de grouper depuis une douzaine d’années.

On constate que la moyenne mensuelle des bactéries récoltées par mètre cube d’air varie, à Paris, entre 2.310 et 5.950; à Montsouris, entre 170 et 676.

Le tableau suivant

diverses saisons.

montre les variations

correspondant aux

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