‹ L'attaque du moulinChapitre 24 sur 52 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Rit à voire jeunesse heureuse, N'est-ce pas que la mort est une chose affreuse?

DOMINIQUE, fermement.

J'ai fait selon mon cœur et selon mon devoir!

LE CAPITAINE ENNEMI

Et si je vous offrais de vivre encore ! Si je vous faisais grâce... Au prix D'un service?

DOMINIQUE

Lequel?

LE CAPITAINE ENNEMI

N'avez-vous pas compris?

Il fa idi-ail, dès l'aurore, — Car, ce soir, il est Irop lard, — il faudrait, Par les i)lu3 courts cliemins de la forêt, Nous conduire au plaloau qui domine la plaine.

DOMINIQUE, avec t^c'at.

Ça, jamais, capitaine!

LE CAPITAINE ENNEMI

Pourquoi?

DOMINIQUE

Je ne suis pas de ce pays, Mais mon libre choix m'en a fait le fils.

Ici, celle que j'aime est née.

Ici, lorsque sa main me fut donnée, De ce rêve accompli j'ai connu les douceurs.

Et, même pour sauver ma vie, Ce serait la pire infamie Que de trahir ces braves cœurs!

Non !

LE CAPITAINE ENNEMI

C'est bien rélléclii?

DOMINIQUE

Non!

LE CAPITAINE ENNEMI, insistanl.

Vous dites non?

DOMINIQUE

Mille Et mille fois non!

LE CAPITAINE ENNEMI, le regardant avec un vague sentiment de pitié.

Et pourtant...

DOMINIQUE, nettement, coupant court.

C'est inutile!

Ma vie est dans vos mains.

LE CAPITAINE ENNEMI

C'est bon! Vous serez fusillé demain!

(Il sort et enferme Dominique.)

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