‹ L'attaque du moulinChapitre 39 sur 52 · M EH LIEU · texte numérisé non relu

M EH LIEU

A quoi bon lui demander grâce, Puisque son cœur est de glace?

Et pourquoi tant de façons?

Prenez-moi, fusillez-moi, finissons!

FRANÇOISE

Grâce, grâce!' J'implore votre appui!

LE CAPITAINE

Choisissez : votre père ou lui!

FRANÇOISE, à ses pieds.

Tuez-moi donc, moi, tout de suite, Tuez-moi, je vous en supplie, et vile!

MERLIER

• C'est trop déjà!

Tiiisqu'il vous faut un homme et puisque me voilà, Finissons!

FRANÇOISE

Grâce! grâce!

5» L'ATTAUUE DU MOULIN

LE CAPITAINE

Non! votre iièie ou lui!

{ri'nn;oisc tombe ilrraillanlo duns 1rs bras dcsniipiTo. — Au fond, le corps dctapcnliiuillo a élO placO sur un brancard de fouillâmes, que les soldais, colairrs par les lorclios, se disposent à emporter. A ce moment, d'un commun mouvement, tous se groupent et se découvrent. — Alors, leur chant s'élève dans la nuit, simple el grave, d'un très liaul sentiment religieux.)

LE CAPITAINE et LES SOLDATS.

Frère, nous le ferons de belles funérailles.

Si tu n'es pas tombé dans les vastes batailles,

Tu ne sors pas moins grand, tu ne sors pas moins pLi*,

De raccomplissement de ton destin obscur!

Tu n'iras pas dormir dans le vieux cimetière. Mais, au village, si nous devons le revoir, Va, nous adoucirons les larmes de ta mère, En lui disant comment tu remplis ton devoir!

(Rideau.)

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