‹ L'Atteinte du système nerveux central au cours de la périartérite noueuseChapitre 15 sur 22 · MAO · texte numérisé non relu

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L’autopsie pratiquée dix-sept heures après la mort montra dans le foie des thromboses vasculaires et dans le rein gauche des infarctus...

L'examen extérieur de lencéphale ne montra qu'une congestion hémorragique et œdémateuse de la substance cérébrale. Les vaisseaux de la base sont indemnes.

Il existe dans la partie antérieure du thalamus, à gauche, et dans le noyau dentelé, quelques foyers gris de la grosseur d’une lentille. Au niveau du bulbe et du quatrième ventricule, l’on trouve quelques taches grises dans les cordons postérieurs.

Les coupes de la moelle montrent des foyers régulièrement disséminés, grisâtres, dans les cordons latéraux, antérieurs et postérieurs. À certaines places ces foyers sont si étendus que toute la coupe de la moelle est grise et que les cornes antérieures et postérieures sont peu faciles à délimiter.

La réaction de Bordet-Wassermann du sang cadavérique est très positive.

Le diagnostic anatomique est : périartérite noueuse avec infarctus blancs du foie, avec thrombose, infarctus rénaux, multiples foyers scléreux dans la moelle, le bulbe, le cervelet et les noyaux gris centraux.

La figure histologique est celle d’une périartérite au début avec lésions uniquement périadventielles : média et intima étaient normales. Les lésions de sclérose médullaire étaient typiques.

Notre observation personnelle concerne un enfant

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de 2 ans entré le 18 avril 1938 à l'hôpital de la Croix- Rousse dans le service du Docteur Bertoye.

On ne possède pas de renseignements sur ses antécédents. Le début de l’affection actuelle remonte au 10 avril. La mère de l’enfant nous apprend que le début s’est fait par une température élevée, une épistaxis et une otite gauche. Depuis l’enfant présente un état d’agitation marquée se manifestant par des cris ; l’anorexie et la constipation sont absolues. Il n'existe pas de vomissements.

Le médecin a constaté le 16 une hémiplégie droite avec raideur de la nuque. Il n’y avait plus de fièvre.

A son arrivée à l'hôpital Edouard-Herriot, on fait le diagnostic de méningite tuberculeuse. La ponction lombaire retire un liquide clair, mais l’examen y découvre quelques coccis considérés comme des méningocoques.

L'enfant est évacué dans le service des maladies contagieuses.

A son entrée, le 18 avril, l'enfant présente une température à 37°8 ; il est agité et crie.

L'examen montre une raideur de la nuque marquée mais sans Kernig. Il existe une paralysie brachiale droite du type supérieur ; l’avant-bras et la main conservent leurs mouvements ; le membre inférieur droit est immobile. L’hyperesthésie cutanée est vive. Les réflexes achilléens et rotuliens sont abolis à droite, faibles à gauche ; les cutanés abdominaux sont obtenus. Il n’existe pas de Babinski.

Les musculatures extrinsèques et intrinsèques de l'œil ne sont pas atteintes ; les mouvements de la face sont normaux.

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