LE COMTE JULES DE RESSÉGUIER
Lundi.
55e Lettre.
(151) V Odalisque — voir note S5.
Jpa Lettre.
(152) Antony Deschamps, frère d'Emile Deschamps.
(153) Cinq-Mars parut en 1826; quatre éditions, en moins de deux ans, n'épuisèrent pas le succès du roman, qui fut immédiatement traduit, dès son apparition, en italien, en anglais et même en russe.
ffoe Lettre.
(154) Châteauneuf, nom de la propriété qu'Adolphe de Saint- Valry habitait près de Montfort, l'Amaury.
(15o) M""e de Marlignac, femme de Jean-Baptiste Gage de Marlignac — 1778-1832, — ministre de l'Intérieur après la chute du ministère Viiièle, en janvier 18!28.
(13G) Pichald; voir note 58,
L AlBE nOMANTlOLE
(5/« Lettre.
(157) Teresa Cabarrus, née à Saragosse, vers 1773, mariée à Davin de Fontenay, Conseiller au Parlement de Paris ; divorcée, elle épousa Tallien ; divorcée une seconde fois, elle se remaria — elle avait bien quarante ans — avec le comte de Caraman, devenu depuis le prince de Chimay. Elle mourut à Ménars, près de Blois, en 1830. Noire-Dame de Thermidor est trop connue pour qu'avec elle quelques dates ne suffisent pas.
62^ Lettre.
(158) Roger — François — , poète comique, né en 1776, mort en 1842 ; membre de l'Académie française, Secrétaire général des Postes sous la Restauration. Sa meilleure œuvre est l'Avocat, comédie en trois actes et en vers, jouée au Théâtre français en 1816. Roger fut un des fondateurs de la 5oc/e/e des Bonnes Lettres, aux réunions de laquelle Jules de Rességuier dut le rencontrer,
63^ Lettre.
(159) Andrieux — Jean-Stanislas, — né à Strasbourg en 1759, mort en 1833, poète et critique ; successivement juge au Tribunal de Cassation, membre du Conseil des Cinq-Cents et du Tribunal, nommé, en 1814, professeur de littérature au Collège de France, « où il se faisait entendre », au dire de Villemaio, (c malgré sa faible voix, à force de se faire écouter » . Secrétaire perpétuel de l'Académie française à partir de 1829. Sa comédie des Etourdis aurait mérité de rester au répertoire . ses petits contes tels que le Meunier de Sans-HoiAii et le Procès au sénat Capoiie se trouvent dans toutes les anthologies. Rien de plus juste, les détails en sont exquis, la pointe
l'acbe romantïqle 3 19
fine et acérée ; tout au plus peut-on leur reprocher de manquer un peu d'abandon et d'intimité.
64c Lettre.
(160) Mainvielle, mari de Mll^ Fodor, voir note 147.
(i61)Ambroise-Polycarpe,ducdeLarochefoucauld-Doudeauville, né à Paris en 1763, mort en 1841, pair de France eu 1814, directeur des Postes en 1821, ministre de la Maison du Roi de 1824 à 1827.
(162) Alphonse de la Bouillerie, Maître des requêtes au Conseil d'Etat.
(163) Louis-François-Sosthènes, vicomte de Larochefoucauld- Doudeauville, né le 15 février 178S, directeur du Département des Beaux-Arts sous Charles X et aide de camp du Roi. Rentré dans la vie privée en 1830, il prit le titre de duc à la mort de son père, en 1841 ; mort le 17 octobre 1864. Précurseur ùt G. Gourbetjle vicomte Sosthènes de Larochefoucauld avait, en 1813, proposé d'abattre la statue de Napoléon de la colonne de la place Vendôme. On n'a pas oublié que, comme directeur des Beaux-Arts, il prit un arrêté pour faire allonger les jupes des danseuses de l'Opéra ; fort ennuyé des attaques que lui suscita à cette occasion FI. T. de Latouche,ilfit offrira l'homme de lettres de lui payer quinze cents francs son silence, pour une année. H. T. de Latouchene refusa pas la somme, la versa à la caisse de la souscription ouverte au profit des Grecs et raconta tout au long- la négociation dans un article intitulé : M. le vicomte Sosthènes de Larochefoucauld philhellène malgré lai .
A un bal costumé, donné par M™" de Narbonne, le vicomte Sosthènes de Larochefoucauld était déguisé en chevalier du xvo siècle, le prince de Léon portait l'habit bariolé et la latte d'Arlequin : 1 Chevalier », dit le prince de Léon au vicomte, « acceptez mon défi, je vous jette le gant. — Je ne le relève
3ao l'al'be rom.vntiq'je
pas, vous avez un sabre de bois, j'ai une lance de fer, nous ne lutterions pas à armes égales. — Vous vous trompez, chevalier, vous oubliez que l'arme d'Arlequin est l'arme du ridicule. >> — L'affaire n'eut pas de suite.
65« Lettre.
(164) A propos de la publication des Tableaux Poétiques, qui venait d'avoir lieu.
(16o) Maillard, Conseiller d'Etat, chevalier de la Légion d'honneur.
67» Lettre.
(16G) Le baron Favart d'Anglade, Conseiller d'Etat en service ordinaire, commandeur de la Légion d'honneur.
(iG7) Crouseilhes, et non Courceilhes, — Marie-Jean-Pierre Dombidau, baron de — né à Oloron (Basses-Pyrénées), en i792; d'abord Avocat général à la Cour de Pau; puis Maître des requêtes au Conseil d'Etat, en 1820, appelé ensuite en 1824 au secrétariat du ministère de la Justice et nommé Conseiller d'Etat au commencement de 1828. Plus tard, sous la Royauté de Juillet, en 1845, Dombidau de Crouseilhes fut élevé à la pairie ; élu député des Basses-Pyrénées en 1849, il fut ministre de l'Intérieur du 10 Avril au 26 Novembre 1851 ; nommé sénateur après le coup d'Etat, il mourut en 1861, ayant servi tous les gouvernements avec le même zèle et le même dévouement.
(168) Deux avocats du nom de Guichard plaidaient à cette époque au Conseil d'Etat : (îuichard père, chevalier de la Légion d'honneur, inscrit en 1800, et Guichard fils en 1813. Il s'agit probablement du père, qui était en outre membre du comité du contentieux de la Liste civile.
<55e Lettre.
(169) Etienne, — Charles-Guillaume — né en 1778; mort en 1847; poète comique, publiciste, membre de l'Académie française, un des journalistes les plus ardents et les plus appréciés de l'opposition sous la Restauration.
6g'' Lettre.
(170) Gérando — Marie-Joseph, baron de, — né à Lyon en 1772, secrétaire du ministère de l'Intérieur en 1804 ; fit partie, dès 1811, du Conseil d'Etat dont il fut un instant écarté sous la Restauration, mais pour y rentrer presque aussitôt. Memlire de l'Académie des Sciences morales, élevé à la pairie sous la Royauté de Juillet, il mourut en 1842, après avoir fondé et dirigé de nombreuses œuvres philanthropiques.
yo* Lettre.
(171) Premier vers du morceau : Clémence Isaure, Tableaux Poétiques.
(172) Variante des deux vers suivants :
« Et parmi les accords, on entend soupirer
Sa voix qui nous ravit et qai nous fait pleurer. «
Le Charme. Tableaux Poétiques.
yi* Lettre.
(173) S'agit-il de Denis- Louis-Martial d'Avenel, né en 1789, qui fut Auditeur au Conseil d'Etat de Westphalie, secrétaire du roi Jérôme et plus tard journaliste, c'est probable.
(174) L'aflaire se termina par une transaction, à la fin de 1828. L'attitude de Jules de Rességuier ne fut pas sans avoir
32?. l'al'be romantique
aidé à cette solution. M^^* Mainvielle-Fodor essaya, une fois le différend réglé, dans les derniers mois de 1828, de reparaître sur la scène, à Naples, mais sa voix était décidément perdue. Elle se retira à Fontainebleau, où elle vécut depuis lors dans la retraite.
(475) Pendant sa présence au Conseil d'Etat, entre 1823 et 1830, Jules de Rességuier eut à s'occuper d'un différend entre la Maison du Pioi et M'i» George. Marguerite Georges ou George, née à Amiens en 1786, débuta au Théâtre français en 1812 ; en 1855, elle donnait encore des représentations à l'Odéon ; elle mourut plus qu'octogénaire. Dans ses tournées de province, quand, l'âge et l'obésité venus, l'empressement du public à aller l'entendre semblait devoir faire défaut, ses directeurs, pour attirer la foule, au-dessous de son nom en vedette sur les affiches, rappelaient non seulement qu'elle avait joué devant un parterre de rois, devant Napoléon et Alexandre, mais encore que ces Majestés avaient tenu à faire avec elle plus ample et plus intime connaissance.
7^6 Lettre.
(176) Victor Joseph-Etienne, dit de Jouy; né à Jouy, près de Versailles, en 1769, mort en 1846, membre de l'Académie française en 1815, bibliothécaire du Louvre sous la Restauration. Inutile d'énumérer les vingt-sept volumes de l'Ermite de la Chaussée d'Antin — un ermite qui savait les bons gîtes, — mais dont les productions sont oubliées aujourd'hui à juste titre.
74» Lettre.
(177) Charles Nodier, né à Besançon en 1780, mort en
l'aube houaxtique 828
1844, membre de l'Académie française, entomologue, grammairien^ bibliophile, journaliste, critique, romancier, poète ; il fut tout cela, et surtout homme d'esprit.
y5^ Lettre.
(178) Eugène Sue, né à Paris en 1801, mort en 1857, n'avait encore à cette époque écrit ni les Mystères de Paris ni le Juif Errant ; il venait seulement de publier ses premiers romans maritimes : le Pirate, 1830 ; Plick ci Plock et Atar Gull, 1832. Filleul de l'Impératrice Joséphine et du prince Eugène, en possession d'une belle fortune, dont il venait d'hériter de ses parents, plein de vanité et de morgue, d'une élégance raffinée, d'une coquetterie prétentieuse, des bagues aux doigts, il habitait alors, rue de la Pépinière, un appartement encombré de bibelots, de bronzes, de tableaux, d'argenteries, de curiosités de toutes sortes. Ne frayant qu'avec la société la plus aristocratique, il fut, avec le prince de la Moskova, lord Seymour, lord Chesterfield, un des fondateurs du Jockey-Club. Il chassait à courre, propriétaire de deux équipages dont l'un, composé de « beagles », lui avait été envoyé d'Angleterre par son ami le comte d'Orsay .C ce
y6' Lettre .
(179) Le premier morceau des Tableaux Poétiques dédié à Alexandre Soumet porte pour épigraphe le vers de Lamartine :
C'est pour la vérité que Dieu fît le génie.
jj^ Lettre.
(180) Cromwell parut en décembre 1827, précédé de sa célèbre préface manifeste ; voir les articles de Ch. de Ré-
3a4 l'aubk romantique
musat parus dans le Globe et reproduits dans le tome ler de ses Mélanges ; voir les Essais Dramatiques de Gaspard de Pons. Voici ce que Jules de Rességuier écrit à propos des traductions de Macbeth et de Roméo et Juliette, d'Emile Deschamps :
« Gœthe a dit du Théâtre de Shakespeare : aucun livre, aucun homme, aucun événement n'ont aussi vivement frappé mon esprit. C'est que Shakespeare a fait plus qu'un livre, c'est que les êtres qu'il a créés et animés, conçus dans des proportions plus g^igantesques que les hommes réels, semblent cependant avoir autant de réalité qu'eux-mêmes ; c'est que les événements qui se produisent dans ce monde surhumain éveillent à la fois toutes les amours, toutes les haines, toutes les répulsions, toutes les sympathies, enfin, toutes les émotions du cœur humain.
« Créateur comme la nature, Shakespeare semble posséder, au même degré qu'elle, sa puissance de fécondité et de variété; son génie ne s'affranchit avec autant d'audace et de bonheur des règles de l'art et parfois de celles du goût que pour saisir l'homme corps à corps, et pour prendre sur le fait ses sentiments les plus élevés et les plus bas, ses plus douces et ses plus farouches passions, ses plus comiques et ses plus tragiques contrastes. Ce n'est pas seulement sur les héros et les personnages de son drame qu'il nous fait rire ou pleurer, c'est l'humanité elle-même dont, avec une vérité sauvage, il offre toutes les faiblesses et toutes les misères à notre ironie et à notre pitié.
a Dire ce qu'est Shakespeare, c'est dire combien est difficile la tâche d'un traducteur. Comment descendre avec lui dans les abîmes les plus profonds de la philosophie et de la métaphysique pour, avec lui, revenir aux plus vulgaires trivialités de la vie? Puis s'élancer et planer, à sa suite, dans les plus brillantes régions de la vérité et de la poésie.
« Il était à peu près reconnu que la prose seule était assez simple et assez fidèle pour faire passer dans notre lang^ue les sublimes originalités du poète anglais et faute d'un mieux que nous supposions impossible, nous nous contentions de lire et d'admirer Shakespeare traduit en prose, comme un aigle auquel oa a cassé les ailes, qui ne vole plus, mais qui marche encore. Nous avions tort, M. Emile Deschamps vient de faire facilement ce que nous supposions impossible. Il fallait, à une intelligence extraordinaire et à un sentiment exquis de l'art, joindre une connaissanee merveilleuse de foutes les ressources de notre langue et un talent de versification tout à la fois naturel et savant pour essayer de traduire en vers le grand Shakespeare... »
Su" Lettre.
(181) Montbel, — Isidore-Guillaume, baron, comte de — né à Toulouse en 1787, mort auprès du comte de Chambord, à Frosdorff, en 1861 ; fut un des ministres du cabinet Polignac, condamnés à mort.
82* Lettre.
(182) Villemain, — Abel-François — né à Paris en 1790, mort en 1870, historien, critique, romancier, polémiste, professeur, ministre, Secrétaire perpétuel de l'Académie française, joignait à ces différents titres celui de passer pour l'homme le plus laid de France. II est trop connu pour qu'il soit nécessaire de raconter sa vie assez ondoyante et énumérer ses travaux, des plus nombreux.
83" Lettre.
(183) Jules de Rességuier avait demandé à Villemain de dire quelques mots des Tableaux Poétiques dans un journal ;
326 l'aUUK RO.MVMIOIK
en le faisant, il s'adressait pour ainsi dire à un collèjjuc. Villemain^ sous le ministère Decazcs, avait été Maître des requêtes au Conseil d'Etal.
i'^e Lettre.
(184) Marguerite-Louise- Virginie Chardon, née à Dijon en 1792, morte en 1875, mariée vers 1818 avec Ancelot, que sa tragédie de Louis IX fit peu après connaître ; commen(;a à collaborer à quelques ouvrages de son mari, puis bientôt après donna seule nombre de pièces aux tiiéùlres des Variétés et de la Gaîté ; Jaana, 1838 ; Clémence, 1839 ; les Honneurs et les Mœurs et Marguerite, 1840; It Père Marcel, 1841 ; V Hôtel de Rambouillet et les Deux Impératrices, 1842 ; Ilermance, Une Femme à la mode, Loïsa, et il/me Roland, 1843; les Femmes de Paris, 1848; enfin, Marie ou les trois époques, jouée au Théâtre français par M'I* Mars, avec un grand succès. Son théâtre complet comprend une vingtaine de pièces ; elle a publié divers romans : Gabrielle, 1839 : Emeraude, 1841; Médérine, 1843; Renée de Varoille, la Nièce du banquier. Une Famille parisienne, etc. De ses livres, le seul feuilleté encore de nos jours, auquel l'auteur attachait certainement une bien mince importance, est les Salons de Paris, étude du monde de son temps. M"»® Ancelot fut très lice avec Alfred de Vigny.
(183) Jules de Rességuier venait d'envoyer les Tableaux Poétiques à M™e Ancelot.
(186) M'ne Ancelot, qui s'occupait de peinture et avait cette même année exposé au Salon son tableau d'Une Lecture par Parseoal-Grandmaison chez M. Ancelot; voir note 89, venait de commencer un autre tableau dont le motif lui avait été suggéré par VOndine, de Jules de Rességuier.
l'aubs romantiquk 327
85^ Lettre.
(187) Elisa Mercœur née à Nantes en 1809, morte à Paris en 1835, passe, avec Gilbert et Malfilâtre, pour une victime de la poésie et du sort. Elle s'éteignit, il est vrai, à trente-six ans, d'une maladie de poitrine ; mais une pension, qui lui fut accordée à la suite de la pétition dont il est question dans cette lettre, la mit à l'abri du besoin. On vient de lui élever un monument dans sa ville natale.
(188) Ce volume de Poésies, grand in-80, parut à Paris en
(189) La mère d'EIisa Mercœur, s'il faut s'en rapporter à ce que raconte Lorédan Larchey dans la Revue Anecdotique, nouvelle série, tome III, 1er semestre 1861, sut habilement profiter du retentissement causé par la mort de sa fille. « Elle était, » dit-il, a dans une situation beaucoup moins difficile qu'on ne l'a cru généralement, et nous tenons de bonne source que son appartement était divisé secrètement en deux parties, dont l'une, la plus pauvre, était aftectée à la réception des visites. »
8Gt> Lettre.
(190) Salvandy, en 1828, sous le ministère Martignac, rentra au Conseil d'Etat en qualité de Maître des requêtes.
SyQ Lettre.
(191) Lettre d'envoi de H. de Latouche, de son roman de Fragoletta.
Sg^ Lettre.
(192) Othello avait été écrit par Alfred de Vigny en colla-
SaS l'aube romantique
boration avec Emile Deschamps, qui ne prit jamais complètement son parti de l'omission de son nom lors de la représentation de la pièce. Cette représentation, qui eut lieu au Théâtre français le 24 novembre 1829, lut un triomphe, malgré l'antipathie générale pour tout ce qui venait d'Angleterre, malgré les adversaires littéraires des auteurs qui, ainsi que le rapporte Alexandre Dumas dans ses Mémoires, alTectaient de soutenir qu'il s'agissait de savoir si Shakespeare, Schiller ou Gœthe allaient chasser de la scène nationale Corneille, Racine et Molière.
9/* Lettre.
(193) Macbeth et Roméo et Juliette, avec une préface, des notes et des commentaires, ne furent édités qu'en 1844, en un volume in-80, Paris, au Coœptoir des imprimeurs réunis; Roméo et Juliette reparut chez Amyot en 1803. Enfin, les deux tragédies forment la plus grande partie du tome V des Œuvres complètes d'Emile Deschamps réunies en 6 vol. in-18 par Alph. Lemerre en 1874.
r)2^ Lettre.
(194) Jules de Rességuier venait de quitter Paris pour se rendre aux eaux de Cauterets, où Soumet devait le rejoindre et ensuite aller passer quelques mois dans sa propriété de Sauveterre.
(195) Emile Deschamps avait été nommé capitaine d'Etat- Major de la première Légion de la Garde Nationale dans les derniers mois du règne de Charles X. Il avait même, en cette qualité, assisté à la dernière revue des troupes citoyennes passée par le souverain au Champ de Mars.
l'aube nOMANTIOUE 829
517e Lettn\
(196) Dicté après juillet 1830. Les Chants du Crépuscule; l'avant-dernier vers, cité de mémoire par Emile Deschamps, n'est pas exact. Le voici tel que le portent les Œuvres complètes de Victor Hugo :
Je n'enfoncerai pas la couronne d'épines...
p.Çe Lettre.
(197) Côte du limaçon, partie de la route de Pierrefitte à Cauterets contournant une énorme masse de rochers.
(198) Chef-lieu de canton de l'arrondissement de Toulouse. Voir note -2.
(199) Berryer , — Pierre-Antoine — né le 4 janvier 1790, mort le 29 novembre 1862; le célèbre orateur est trop connu pour qu'il soit nécessaire de parler de lui.
gg^ Lettre.
(200) Madame Tastu avait des raisons personnelles pour ne pas aimer les républicains. La Révolution de 1830 avait occasionné de sérieuses pertes à son mari, imprimeur à Paris, et avait même failli faire sombrer son établissement.
100^ Lettre.
(201) Jules de Ressés,uier avait quitté l'appartement qu'il occupait précédemment rue du Helder, pour habiter successivement rue d'Anjou et rue Taitbout.
33o l'aube romantique
/o/* Lettre.
(202) Honoré de Balzac était un assidu des soirées de M"* de Girardin .
102^ Lettre.
(203) Allusion à la détention au fort de Ham des amis de Jules de Rességuier : le comte Ch. de Peyronnel, ministre de l'Intérieur, et le comte Martial-Côme-Annibal-Perpetue Magloire Guernon de Ranviile , ministre de llnstruction publique et des Cultes, en mai -1830, signataires des Ordonnances, mis en accusation et condamnés à mort par la Cour des Pairs, condamnation commuée en prison perpétuelle e^ amnistie en 1836.