îe Lettre
(204) Lamartine remercie Jules de Resscguier de la pièce de vers qu'il lui avait adressée après la lecture de Jocelyn, reproduite d'ailleurs à la suite du poème dans les Œuvres complètes de Lamartine.
(205) Lamartine entreprit, en -1832, un Voyage en Orient, dont le résultat fut le Voyage en Orient^ souvenirs, impressions, pensées et paysages, 4835, 4 vol. in-i^, Paris.
(206) Après la Révolution de Juillet, Lamartine s'était successivement présenté sans succès à la députation à Toulouse et à Dunkerque.
7o4® Lettre.
(207) Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo,parut en 4831.
(208) Ne s'agirait-il pas d'/sabelle d'Aspen, pièce en cinq actes, en vers, lue au comité du Théâtre français, qui n'a jamais été représentée ni imprimée ? Voici la liste des person-
l'aïJBE nOvANTIMCIS 33 I
naçes de ce drame avec les indications qui les accompagnent telles que le porte le manuscrit de l'auteur :
RUDiGER baron d'Aspen, vieux guerrier allemand ;
ISABELLE baronne d'Aspen, mariée d'abord à Arnolf
d'Ebersdorf, aujourd'hui femme de Rudi-
ger.
GEORGES d'aSPEN... / r-i j t, j- . J'i u II
', fils de Rudiïîer et d Isabelle ;
HK.NRI D ASPEN \ ^
RODERic comte de Maltingen, chef du tribunal invisible et ennemi héréditaire de la famille d'Aspen ;
VOLFBD ami et allié du comte Roderic :
birtramd'ebersdorf. frère du premier mari de la baronne d'Aspen sous le déguisement de ménestrel ;
wiKERD ) suivants et hommes d'armes de la maison
REVNALD ) d'Aspen ;
coNRAUD page d'honneur d'Henri d'Aspen ;
VALSTi>- écuycr de George d'Aspen ;
ARTHUR écuyer du comte Roderic ;
LUDOVIC chapelain du château ;
SOLDATS ; JUGES du tribunal invisible.
La scène se passe au château d'Ebersdorf , en Bavière, dans les raines de Grefenhaas et dans les environs.
io59 Leitre.
(209) Emile de Girardin — 1802-1881 — épousa Ml'e Delphine Gay en 1831.
io6ft Lettre.
(210) Alexandre Guiraud était alors en villégiature, en Auvere^ne, chez sa fille, la baronne de Croze.
(211) Le libraire Ladvocat avait beaucoup lait pour les écrivains. Après 1830 ses affaires se trouvèrent en très mauvais état. Il imagina alors, pour se tirer d'embarras, le Livre
des Cent et Un, œuvre collective qui aurait pour collaborateurs gratuits les plus en vue des hommes de lettres de son temps. La réponse à la requête qu'il adressa alors aux principaux littérateurs fut la page d'acquiescement,puLliée en 1864 par V Autographe où se trouvent entre autres signatures celles d'Alfred de Vigny, Sophie Gay, Delphine de Girardin, G. Delavigne, Amable Tastu, Ancelot, Guizot, Arnault, Ch. Dupin, N. Roqueplan, E. Arago, Fréd. Soulié, AIph.Karr, Fenimore Cooper, Brifaut, Déranger, P. de Kock, Pigault- Lebrun, Gh. de Peyronnet, Jules de Rességuier, etc. Le résultat définitif: le Liore des Cent et Un n'eut qu'un succès relatif et Ladvocat n'en resta pas moins ruiné.
(212) Dans les Chants du Crépuscule, Napoléon II est daté de mai 1833, c'est une erreur, comme le témoigne cette lettre, la pièce avait été imprimée un an plutôt, en 1 832.
(213) La première édition de Stella date de cette même année 1832.
(214) Alphonse de Lamartine : Recueillements Poétiques ; Poésies diverses. Réponse aux adieux de Sir Walter Scott à ses lecteurs.
(215) Jules de Piességuier donna au Livre des Cent et Un de l'éditeur Ladvocat les Chevaux de Poste, tome IX, réimprimés dans les Prismes Poétiques.
joj^ Lettre.
(216) Félix d'Amoreux, connu sous le nom de Saint-Félix, né en 1816 à Uzès (Gard), d'une ancienne famille languedocienne, débuta dans les lettres en 1830, avec des Poésies Romaines ; puis écrivit de nombreux romans élégants et pleins d'intérêt, entre autres : Dalilah, Cléopâtre reine d'Egypte et les Nuits de Rome, son meilleur ouvrage. Félix d'Amoreux passe pour avoir travaillé à divers volumes d'Alexandre
l'aube kOMANTIOUE 333
Dumas; il a collaboré à la Revue de Paris au Livre des Conteurs, au livre des Cent et Un, etc.
(217) Le Keepsake français, pour l'année 1833, dédié à la prisonnière de Blaye avec cette dédicace : les Arts en deuil àleurroyale et infortunée protectrice, Paris, Dauty, marchand d'estampes, 2, rue Vivienne. Le volume commence par des vers de Jules de Rességuier dédiés a S. A. R. Mademoiselle, devenue plus tard duchesse de Parme.et contient deux pièces de Saint-Félix : la Sicile en lygg et la France en 1882 et Mon Cheval.
lOQ^ Lettre.
(218) La Mode, fondée par Emile de Girardin le i'' octobre 4829, patronnée par la duchesse de Berrj, eut, dès ses débuts, un succès colossal.
112^ Lettre.
(219) Marie de Flavigny, comtesse d'Agoult, connue comme écrivain sous le nom de Daniel Stern ; née à Franckfort-sur-le-Mein, de parents français, en 1809. Quoiqu'elle ait touché à tout, ses romans, ses livres d'histoire, ses essais philosophiques, ses critiques d'art, ses études poétiques, ne sont plus guère lus.
(220) Croissy, commune du canton de Lagny, arrondissement de Meaux (Seine-et-Marne).
(221) De l'époque delà Restauration aux premières années du second d'Empire, la manie des albums sévit violemment ; pas une dame du monde qui ne sollicitât alors pour le sien quelques lignes de l'homme en vue.
I i/f'^ Lettre.
(222) 11 s'agit des vers adressés k S. A. R. Made-
moiselle, datés de mars 1832 et publiés en tête du Keepsake français pour d833 :
Votre premier regard sur la pourpre des trônes, Voit briller des drapeaux, des armes, des couronnes,
//5e Lettre.
(223) Mascppa, pièce en vers, dédiée à Horace Vernet, qui, en 1825, avait peint une toile représentant le lanieux hetman des cosaques de l'Ukraine attaché sur un cheval indompté : Tableaux Poéliques, Ille édition; le morceau ne se trouve pas dans les éditions précédentes.
//6* Lettre.
(224) Dalilah, roman par Saint-Félix, paru en 1833 ; voir note 2io.
//7e Lettre, {^ib} labelle d'Aspen ; voir note 206.
//^e Lettre.
(226) Adolphe-Louis-Léonor, marquis de Custine, fils du général de ce nom, né en 1793, mort en 1857 ; a publié divers ouvrages sur l'Angleterre, la Suisse, la Calabre, l'Espaone ; mais doit surtout sa notoriété au livre la Russie en i83q. Paris, 1843, 4 vol. in-8°. « Je n'ai su que plus tard, » écrit Philarète Charles, dans ses Mémoires, a propos de Custine qu'il connut, c la véritable vie de cet être extraordi. naire et malheureux, problème et type, phénomène et paradoxe, que le vice le plus odieux chevauchait, domptait, opprimait
l'aube UOîrA.NTIQUE 335
et ravalait. . . et qui, d'un autre côté, était sans se racheter, loyal, généreux, honnête, charitable. »
(227) Probablement Isabelle cf A spen; voir noie 206.
120' Lettre.
(228) René-Paul et Paul-René, conte physiologique par Emile Deschamps, paru dans le Livre des Conteurs, dans lequel Jules de Rességuier fit paraître Catherine, nouvelle, Allardin, édit., Paris, 1833, tome III.
75/* Lettre.
(229) La Salamandre, roman maritime, par Eugène Sue, publié en 1833.
122^ Lettre.
(230) Alcide-Hyacinthe du Bois de Bauchesne, né à Lorient en 1801, mort eu 1873 ; chef de cabinet au Département des Beaux-Arts en 1823 ; a publié plusieurs volumes de vers et de prose ; mais restera surtout l'historien de Louis XVII. On a oublié depuis longtemps le manoir gothique si célèbre aux environs de 1830 qu'il avait fait élever auprès de Madrid, sur les lisières du Bois de Boulogne.
ia5^ Lettre.
(231) Pradel — (Pierre-Marie-Michel-Eugène Courtray de, — né en 1787, mort en 1857, le Glalignj- de son époque.
(232) La famille de Rességuier habitait alors un hôtel de famille, rue des Nobles, à Toulouse, après avoir demeuré rue Nino.
336 l/AUBt: nOMANTiOL'C
128^ Lettre.
(233) Alfred-François Nettement, né à Paris en 1805, mort en 1869, d'abord rédacteur à t Universel, fondé par Abel de Rémusat en 1829 ; puis à la Quotidienne, aux Variétés, à la Gazette de France, au Nouveau Conservateur, à la Mode ; en 1848, il fonda l'Opinion Publique, qui cessa de paraître le 2 décembre 1852. Député du Morbihan à l'Assemblée Législative il fut du nombre des représentants qui signèrent la déchéauce du prince président, à la mairie du Xe arrondissement et furent incarcérés. On doit à Alfred Nettement, écrivain des plus féconds, mais, avant tout, légitimiste convaincu, plus de trente volumes d'histoire, de critique, de polémiques religieuses et politiques.
i3o^ Lettre.
(234) Les Voleurs, épisode d'Almaria.
j36' Lettre.
(235) Théodore Labarre, compositeur et harpiste, né à Paris le 8 avril 1805, élève de Cousineau, Bachsa et Naderman ; entré au Conservatoire en 1820, il y étudia la composition sous Fétis et Boieldieu. En 1837, il se maria et alla se fî.xer en Angleterre. Citons parmi ces opéras : les Deux familles, en trois actes, joué à la Salle Ventadour en 1831 ; V Aspirant de Marine, en deux actes, représenté au Théâtre de la Bourse ; parmi ses ballets : la Révolte au Sérail, qui eut un grand succès à l'Opéra en 1833. Th. Labarre se fit surtout connaître par ses romances dont certaines telles : le Contrebandier, la Fille d'Olhaïli, la Tartare, la Pauvre négresse, eurent une vogue dont il est difficile aujourd'hui de se faire une idée.
l'aube ROMANTIOUE H'J
i3j^ Lettre.
(236) Henri Monnier venait de faire paraître les Scènes Populaires, qui firent sa réputation : le Roman chez la portière ; te Voyage en diligence ; Jean Hiroux, etc. Ces dialogues — détail peu connu — ont été retouchés par H. T. de Latouche.
i38^ Lettre.
(237) Salvandy venait d'être envoyé à la Chambre des Députés par le département de l'Eure ; il allait un peu plus tard être nommé ministre de l'Instruction publique.
/Jp« Lettre.
(238) Jules de Rességuier venait de faire hommage de son roman d'i4 //?mr/a à son ancien collègue du Conseil d'Etat.
1^0^ Lettre.
(239) Marie-Antomette Nodier, dame Mennessier, née en 1811, morte en 1893; en plus de nombreux articles parus dans divers journaux et revues, a publié un recueil de poésies ;
le Perce neige, 1836, et un volume de Souvenirs, sur son > père.
/4-2* Lettre.
(240) Une des filles de Mme Sophie Gay.
i43^ Lettre,
(241) Thomas Zumalacarreguy, né dans les provinces basques espagnoles, en 1789, général des armées du prétendant
338 l'aubl romantique
DoD Carlos, frère de Ferdinand VII^ blessé mortellement devant Bilbao, en 1833.
/44' Lettre.
(242) Réponse à l'envoi du roman d'Almaria.
i45^ Lettre.
(243) Roger de Beauvoir,— Edouard-Roger de Bully dit, — né à Paris, en 1809, mort en 1866 ; a publié un volume de vers, de nombreux romans, a écrit pour le théâtre et collaboré à divers journaux et revues. Son œuvre la plus connue est le Chevalier de Saint-Georges, 1838, transportée au théâtre en
(244) Allusion au tableau de Girodet, du musée du Louvre, Chactas et le Père Aubry déposant, dans une fosse qu'ils viennent de crsuser, le corps d'Atala.
(245) Voir : Dix heures au château de Ham,ipav l'éditeur du Livre des Cent et Un — Ladvocat, Paris 1842, tome IX, pages 391 et suivantes.
i5o^ Lettre.
(246) Mgr Olivier, né en 1798, mort en 1864, successivement vicaire de Saint-Denis, de Saint-£tieune-du-Mont, puis curé de Chaillot, de Saint-Etienne-du-Mont, de Saint-Roch, à Paris, enfin évéque d'Evreux en 1841 ; « L'homme de France » a-t-on écrit, « dont on parle le plus, le moins connu et le plus méconnu.. Presque tout ce qu'on en a dit est faux, presque tout ce qu'on n'en a pas dit est vrai. »
l'aube romantique 33g
(247) Montivilliers, chef-lieu de canton de la Seine-Inférieure, à treize kilomètres du Havre .
/5/e Lettre.
(248) Lettre écrite de Cimiez, commune proche de Nice, faisant alors partie du Piémont.
iJs"- Lettre.
(249) Du Fougerais, rédacteur en chef de la Mode, lors de la création de ce journal.
/5Je Lettre.
(250) Comte de Peyronoet, Histoire des Francs, 4 vol. in-8, Paris, 1835.
j56^ Lettre.
(251) Malgré les encouragements de ses amis, Jules de Rességuier refusa de se présenter à l'Académie française et probablement eut-il raison.
/J/e Lettre.
(252) Joseph-Alexis, vicomte Walsh, né au château du Serrant, près d'Angers, en 1789, mort en 1860 ; légitimiste convaincu, il n'a cessé, dans les journaux, les revues et dans ses livres, de défendre la royauté des Bourbons. Le vicomte Walsh a publié une vingtaine de volumes, citons parmi ceux-ci : les Journées mémorables de la Jiéi'olution, 1839-40,5 vol. in-S", et Souvenirs de cinquante ans, 1845, in-Su.
34o l'aubk romantique
/5o« Lettre.
(253) Félix-Antoioe-Philippe Dupanloup, né en 1802, mort i, en 1870, évêque d'Orléans, membre de l'Académie française. || Inutile de s'attarder à raconter la vie de l'illustre prélat ; rappelons seulement que c'est lui qui réconcilia à .son lit de
mort Talleyrand avec l'Eglise.
' i()i* Lettre.
(254) Marceline-Félicité-Josephe Desbordes, née à Douai en 1786, morte en 1859 ; après avoir débuté à l'Opéra Comique à peine âgée de dix-neuf ans, sans grand succès d'ailleurs, épousa en 1817 le comédien Valmore, puis bientôt après renonça au théâtre. Nous n'avons pas à faire l'éloge du poète qu'est « l'ardente Marceline », dont la renommée, à l'inverse de celle de tant d'autres, grandit chaque jour. « Elle a les grandes et vigoureuses qualités», a écrit Ch. Baudelaire, « qui s'imposent à la mémoire, les trouées profondes faites à l'improviste dans le cœur, les explosions magiques de la passion. » Elle a le charme, l'émotion, la grâce, la tendresse.
(255) Une élégie des Tableaux Poétiques, dont Jules de Rességuier venait de faire hommage à M'^e Desbordes- Valmore, le Passé, porte pour épigraphe les deux vers suivants de celle-ci :
Je regarde à présent la vie Comme un lieu que j'aurais quitté.
A son tour, dans son volume : Fleurs et pauvres Fleurs, jVjme Desbordes-^"almore, en tête de la pièce la Vie et la Mort du Ramier, met cette citation de Jules de Rességuier:
Hélas ! nous n'avons pas juré de vivre ensemble, Mais nous avons promis de nous aimer toujours.
(256) Ondine Valmore, que Sainte-Beuve avait été sur le point d'épouser entre 18-ii et 1846.
i63e Lettre.
(257) Après la lecture de Jocelyn, Jules de Rességuier avait envoyé à Lamartine une pièce de vers que celui-ci inséra à la suite de son poème avec les strophes par lesquelles il le remercia. La pièce de Jules de Rességuier se trouve encore dans les Prismes Poétiques.
(238) Le véritable titre du roman de Fr. Poujoulat est la Bédouine, 2 vol. in-18°, 1835 ; deuxième édition revue par Michaud, 2 vol. in-120j 1840. Ce roman, dont les scènes se passent au désert, fut couronné par l'Académie française en 1836,
764* Lettre.
{2b9) Mikaëla, personnage du roman d' Al maria.
16 5"' Lettre.
(260) Lettre déjà parue dans L. Séché. Alfred de Musset. Paris, Mercure de France, 1907, in-80. Correspondance.
266' Lettre.
(261) Il s'agit du premier Temps, fondé par Jacques Coste, qui n'eut qu'une existence éphémère et succomba après avoir coûté plus de douze cent mille francs à ses actionnaires. Voir Eug. Hatin, Histoire de la Presse en France. Paris, Poulet- Malassis, 1861, tome VIIL
342 i/aube roman riofjE
iGyf: Lettre.
(262) Le journal l'Avenir, fondé au lendemain de la Révolution de 1830, par Lamennais, Montalembert, Lacordaire, Gerbet, etc., dans le but de concilier les idées libérales avec le catholicisme.
(2G3) Emile Deschamps se rendait chez la baronne de Croze, fille d'Alexandre Guiraud, qui habitait l'Auvergne.
lyo^ Lettre.
(264) Charles Forbes de Tyran, comte de Montalembert, né à Londres le 29 mai 1818, mort le 13 mars 1870 ; la Vie de Sainte Elisabeth de Hongrie, duchesse de J'huringe, parut en 1830.
1^2' Lettre.
(265) La Châtelaine de la Vendée et la Châtelaine du Languedoc font partie des Prismes Poétiques.