‹ L'aube romantiqueChapitre 136 sur 144 · I-/3'- Lellrc · texte numérisé non relu

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(266) Jules de Ressés^uier venait d'envoyer à Lamartine son volume : les Prismes Poétiques.

jy4^ Lettre.

(267) Jean Reboul, né à Nîmes en 1796, mort en 1864, Nous ne dirons pas que sa profession de boulanger ainsi que les pages pleines d'humour qu Alexandre Dumas lui consacra dans ses Impressions de voyage, n'aidèrent pas à le faire connaître ; mais sa pièce de l'Ange et l'Enfant, que nos mères savaient par cœur, justifie le patronage de Lamartine qui

lui dédia une de ses plus belles Harmonies. A côté de l'An je et rEnfant,Rebou.l a écrit des élégies telles que la Confidence, la Première Douleur, la Bergère et le Papillon, d'une inspiration émue et noble ; dans un autre genre, la Vision de Job mérite les mêmes éloges.

(268) Une des pièces des Prismes Poétiques, dont Jules de Rességuier venait de faire hommage à Reboul, est dédiée au poète nîmois.

(269) Le Dernier Jour, poème biblique en dix chants, que Reboul publia moins de deux ans après, en I8i0.

ij5^ Lettre.

(270) Les Prismes Poétiques venaient d'être publiés.

i;^yc Lettre.

(271) Vers tirés de la pièce : les Chevaux de Poste, des Prismes Poétiques, mais rapportés inexactement.

(272) Vers tirés des Jours de mai, des Prismes Poétiques, mais rapportés inexactement.

(273) Premiers vers de Madame Agnès de Picardie, des Prismes Poétiques .

(274) Vers tirés de la pièce la Poésie, des Prismes Poétiques, dédiée à Emile Deschamps, qui y répondit par un morceau : A Jules de Rességuier, faisant partie de ses Œuvres complètes.

lyg^ Lettre.

(275) Allusion à la Divine Epopée. Voir note 277.

(276) Je viens d'essayer, mon cher ami, sous le nom A'Oresle voilé, une tragédie en cinq actes dans les formes les plus antiques. Me

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pardonnera-t-on d'avoir refait une pièce de Voltaire ? Je crois plusieurs de mes personnages supérieurs aux siens. J'ai osé affronter toutes les difficultés du sujet et j'ai considéré le système de la fatalité sous son véritable point de vue Mon Electre est véritablement la plaintive Electre, la g'ardienne du tombeau, l'esprit vendeur du mausolée d'Açamemnon...

Soumet au baron Guiraud, Lettres an baron Guiraud ; CUV. cit.

i8o* Lettre.

(277) Alexandre Soumet : la Diuine Epopée. Bertrand, édit. Paris, 1840, 2 vol. in-8o ; 2e édit. Delloye, cdit. Paris.

j8j' Lettre.

(278) Le Gladiateur, tragédie en cinq actes en vers ; voir notes d6 et GO.

(279) Piachel, — Elisa-Rachel-Félix dite — née à Munf, Suisse, le 28 février 1820, morte à Cannet près Toulon, le 3 janvier 1858. Le Dr Véron, dans les Mémoires d'un bourgeois de Paris, T&conie que le comte Mole rencontrant la célèbre tragédienne lui dit : « Vous avez, madame, sauvé la langue française. » A quoi celle-ci, se tournant vers le Di" Véron, car l'entrevue se passait chez ce dernier, lui aurait murmuré à mi-voix : «c C'est bien heureux, ne l'ayant jamais apprise. »

i83C' Lettre.

(280) Les extraits des lettres d'Alfred de Vigny que voici et ceux àt\a. Correspondance de Sainte-Beuve qui suivent nous semblent intéressants à rappeler au sujet de la candidature de l'auteur de Stella à l'Académie française.

7 février 184».

Oui, mon cher ami, je me suis mis sur les rangs, . . Si vous n'ar.

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rivez pas avant le 17 de ce mois vous ne serez pas à la bataille et je dirai : Pends-toi, brave Grillon... j'oubliais de vous dire que Lamartine a retiré ce que vous appelez son candidat de poche et qu'il n'y a pour le fauteuil de M. Frayssinous que M. Fasquier et moi ; pour celui de Duval, que Ballanche et moi. . .

i4 mars 1842,

Vous avez su tout ce qui se préparait par ma lettre du 7 février, mon ami, et je n'avais pas alors la moindre inquiétude. . . les journaux vous ont dit le reste. . . Aujourd'hui, quinze voix me sont promises ; votre présence et celle de Soumet peuvent décider l'élection. Ai-je besoin de vous presser de revenir '?. . . M. de Chateaubriand m'a dit : j'irai vous porter ma voix jusqu'à ce que vous soyez nommé. Vous êtes à mes yeux le plus beau nom actuel qui puisse se présenter. Répondez-moi un mot, cher ami. . .

19 novembre iS43.

Je viens de relire ce soir vos lettres de l'année dernière, mon ami... en voici une qui me criait du fond de votre cloître de Villemartin : vous mettez-vous sur les rangs "? Entrez donc, Ballanche et vous, voilà mes deux candidats; si j'avais dix voix, elles seraient pour vous . Ballanche est assis dans le fauteuil que vous lui présentiez alors et m'a dit hier qu'il m'attendait sur le fauteuil voisin. Sa voix m'est donnée et ne varie pas. D'autres voix, en assez grand nombre, s'unissent pour prononcer mon nom et je puis espérer la majorité si vous êtes ici lors de l'élection qui se prépare. . .

Alfred de Vigny au baron Guiraud, Lettres au baron Gui' raud, ouv. cit.

Il y a eu ici la réception de Vigny à l'Académie ; il s'y est montré (comme dans tout ce qui a pré-cédé) ridicule, d'une sottise, d'une fatuité (jui a donné sur les nerfs durant une heure et demie passée, à toute une assemblée, de sorte qu'on a été soulagé en entendant M. Mole retrouver des notes justes et simples. Les amis de Vigny lui-même n'ont pu résister à l'ennui et à l'impatience, et M. Guiraud disait après la séance : mon amitié a souffert, mais ma justice est satisfaite... Vigny n'est qu'un Trissotin gentilhomme, le comte de Trissotin.., Tout en débitant lentement son discours, il avait un crayon d'or avec lequel il marfiuait sur son cahier les applaudissements, quand il en venait. . .

Sainte-Beuve, Correspondance.

Quelques années auparavant, Sainte-Beuve, notamment ea

1838 et iSiO, s'était déjà exprimé fort méchamment et non moins injustement à l'égard d'Alfred de Vigny.

De Vigny ne fait rien et est réputé ne plus pouvoir rien faire ; chaque fois qu'il voit Buloz, il lui dit : Je travaille bcaucotip, vous serez effrayi' de la quantité de matériaux que je vous porterai bientôt et Buloz rit tout haut de son rire qui n'est poli que parce que Vigny ne le comprend pas... Vigny cstdécidémmcnt à sec, en pure adoration de lui-mémo et de ses sept volumes d'œuvres complètes qui ne bougent de sur sa table

Correspondance de Sainte-Beuve avec M. et 7J/m« Jaxie Olivier, Paris. Mercure de France, ia-d2, 1904, pages 59, 223, 396 et suivantes.

(iiSi) Vicomte de Panât; voir note 7.

i84^ Lettre.

(282) Jean-Baptiste-Henri Lacordaire, né en 1802, mort en 1861 ; le célèbre dominicain est trop connu pour que nous ayons à parler de lui ici.

(283) Le comte Alfred de Falloux,né à Ansfcrs en 1811, mort en 1886, fut le grand ami du fils de Jules de Piességuier, Albert de Rességuier.

i85^ Lettre .

(284) Paul Juillerat, né à Paris en 1815, a publié trois volumes de vers : Lueurs matinales (1837); les Solitudes, 1840 ; Soirs d'Octobre, 1862 ; il a donné au théâtre : la Reine de Lesbos, drame antique en un acte, en vers, 1854 ; le Lièvre et la Tortue, comédie en un acte, en vers, 1855; il a également écritdivers romans. Les Funérailles d'anoiseau, présentées par lui au concours des Jeux Floraux de 1847, non seulement ne furent pas récompensées, mais n'eurent même pas les honneurs de l'impression. Le prix, un souci, fut décerné à MmeBétourné pour son élégie : la Jeune mourante.

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i8G^ Leilre.

(283) Etienne-Léon Lamothe-Lançon naquit à ^Montpellier d'un père Conseiller au Parlement, guillotiné en 1794; venu à Paris à l'âge de vingt ans, un poème que lui inspira la victoire de Wagram, l'Ombre de Charlemagne, lui valut d'abord une récompense de Napoléon, puis, en 1809, son entrée au Conseil d'Etat en qualité d'Auditeur ; peu après, il fut, en 1811, nommé souspréfet de Toulouse et, en 1813, de Livourne, où sa brillante conduite lui fit décerner le titre de baron ; les Cent Jours le virent préfet de Carcassonne ; la Restauration l'appela à la sous-préfecture de Saint-Pons, mais bientôt après, privé de cette situation, il ne s'occupa plus que de littérature. On lui attribue le nombre fabuleux de douze cents volumes. Contentons-nous de citer de ce trop fécond écrivain qui toucha à tout : le poème de Constantin ou le triomphe de la religion chrétienne, les romans de Clémence Isaare ou les Troubadours et-V. le Préfet ; les Mémoires d'une femme de qualité, d'an Pair de France, de la duchesse de Berrij, de Talleyrand^de M^^" Quinault, etc. Lamolhe-Langon mourut à Paris, le 24 avril 1864.

(286) Le comte de Chambord venait de recevoir successivement ses partisans, qui ne considéraient la présidence de la République par Louis-Napoléon Bonaparte que comme une étape à la royauté légitime, à Ems, Cologne et Wiesbaden.

(287) Lamotbe-Langon avait été élu membre de l'Académie des Jeux Floraux en 1811 etMainleneur delà noble compagnie deux ans plus tard.

(288) A son arrivée à Paris, Lamotbe-Langon s'était intimement lié avec Delille.

i8j* Lettre.

(289) Sainte Germaine de Pibrac fut béatifiée à Saint- Pierre de Korae, le 7 mai 1854.

i88<i Lettre.

(290) Albert de Rességuier venait dêtre nommé représentant des Basses-Pyrénées à l'Assemblée Nationale.

iSq'' Lettre. ||

(291) Les lettres de Lamothe-Lan^on portent toutes la suscription suivante : Monsieur le comte Jules de Rességuier, chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, château et commune de Sauveterre,par Lombez, déparlement du Gers.

ypo* Lettre.

(292) Voir sur Mme Emile Deschamps ; note 98.

iQi^ Lettre,

(293) Berryer fut un des amis intimes du fils de Jules de Rességuier, Albert de Rességuier, et jusqu'à son dernier jour resta avec lui en correspondance suivie.

JULES DK RE8SÉGUIER. U HommC . . 7

JULES DE RESSÉGUIER. — VŒuure . 29

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