MAIN VIELLE-FODOR
6 août.
LXVIL — UH. T. de Latouche.
Monsieur le comte Jules.
Je pense qu'il convient de vous informer que vous trouverez au Conseil deux défenseurs de plus du droit commun contre l'énorme absurdité des conflits: ce sont M. Favardde Langlade (i66)et de Courceilhes (167). Sachez confidentiellement que le premier qualifie, comme nous, de délirant, l'arrêté soutenu par M. de la Bouillerie et que le second a terminé par dire : « Si le Rapporteur vous est le moins du monde favorable, il insistera sur l'article essentiel du contrat qui dégage M"® Fodor de la juridiction de la liste civile. Car elle a ainsi stipulé. »
J'insiste sur l'opinion de M. de Courceilhes parce qu'il a reçu nos amis à la Chancellerie même, avec une politesse, une bonne grâce remarquables,
1^2 l'aube RUMANÏIOUE
qu'il quittait le Garde des Sceaux pour les recevoir et que son opinion doit avoir un peu des couleurs de celle du ministre.
Allons, déguichardisez- vous (i 68), appréciez pour ce qu'il vaut un décret impérial sur les fournitures; soutenez, comme vous le dites si bien, la cause et la voix la plus juste. Je ne sais si plus je vous entretiens, si plus je vous fatig^ue ; mais plus je vous lis et plus vous me charmez.
H. DE LATOUCHE
P.-S. — Le secret sur nos protecteurs.