‹ L'aube romantiqueChapitre 46 sur 144 · LXXI. — UH. T. de Latoiiche · texte numérisé non relu

LXXI. — UH. T. de Latoiiche

Jeudi .

On n'en apas jugé comme nous, mon cher ami : le premier article paraît suffisant, peut-être même admirable : « Il est tard, ce serait revenir sur ce qui a été fait, démarche désobligeante pour l'auteur, donnez-nous autre chose. » Il est vrai, lorsque Avenel (lyS) me parla de ce devoir à remplir, nous ig^norions qu'un docteur l'eût déjà tourné en notice, style lapidaire — c'est-à- dire, de pierre. — Je ne sais ; on dit que les ronces croissent sur les chemins qu'on ne fréquente plus; je pense qu'il en a poussé pour nous sur le sentier des journaux; ou mieux, comme la grande route est, las ! un chemin de ronces, il faut croire que nous avons usé nos bottes et, comme Werther, je ne puis plus m'emberlificoter les jambes. 11 ne me reste donc que le regret de n'avoir pu découvrir cette bonne intention ; si ce sentiment méritait sa récompense, j'aurais songé à retenir les vers que vous m'avez envoyés ; ils sont jolis et gracieux comme je suppose l'auteur ; mais ne suis-je pas payé? Je les sais par cœur. Amitiés (174)-

H. DE L\T0UCIIE.

i4G l'aube romantique

LXXIL— De M"e George (175).

Monsieur,

M.Etienne m'informe delà part du baron deLanglade que mon procès a été gagné hier soir. Quoiqu'on ne puisse pas remercierun homme juste d'une chose juste, je ne résiste pas au besoin de vous exprimer tout ce que j'éprouve. Jamais je n'oublierai l'accueil que vous m'avez fait, vos procédés si rares et vos aimables attentions.

Avant deux jours j'aurai l'honneur de me présenter chez vous, pour vous offrir de nouveau mes nouveaux hommages empressés et respectueux.

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