LXXXV. — Dem'^ Elisa Mer cœur
Paris, le 6 novembre 1828.
Monsieur, J'allais, quoique bien inconnue, vous adresser mon pauvre volume (188), en témoignage de l'admiration due à votre talent; je ne croyais pas, monsieur, qu'un sentiment de reconnaissance allait se joindre au motif de ce trop faible hommage; vous avez daigné vous occuper de moi ; votre signature sur la pétition que m'a remise M. Soumet en est la preuve. Puisse mon léger envoi être, pour le brillant auteur des Tableaux Poétiques, celle de l'estime qu'inspire son beau talent ; que sa main armée du
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pinceau qu'elle trempe dans des couleurs si vives ne dédaigne pas celle qui, jusqu'à présent, n'a pu qu'en tremblant saisir un modeste crayon, qui, dans ses doigts inhabiles, n'a encore tracé que quelques lignes imparfaites, tandis que la poésie a trouvé son Raphaël dans celui dont j'ose me dire, la très humble et très obligée servante.