‹ L'aube romantiqueChapitre 58 sur 144 · ÉLISA MERCŒUR · texte numérisé non relu

ÉLISA MERCŒUR

LXXXVL —De N. A, de Saluandy.

Chantemerle,14 janvier 1829.

Je ne veux pas attendre, mon cher collègue, les rencontres officielles du j eudi ( 1 90) , pour vous dire les vraies jouissances quej 'ai trouvées dans la nouvelle lecture de vos Tableaux Poétiques, ie. les ai lus de la façon la plus propice à les bien faire apprécier; tout haut et devant un auditoire de femmes; il n'en estpasde plus digne de vous, c'est ramener vos inspirations à leurs sources ; nous avons été tous également heureux de faire ou de renouveler connaissance avec votre talent si plein de naturel, d'esprit, de grâce, en un mot, de charme. C'est bien vous que je plains, des heures passées dans l'ennui des discussions stériles. Gomment faites-vous pour écouter les hommes d'affaires quand on a un si doux com-

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merce avec les Muses et qu'on sait si bien monter jusqu'à elles et les faire descendre jusqu'à vous?

Je suis bien heureux d'avoir reçu de vous le droit de vous parler de mon admiration bien sincère et de joindre des sentiments de reconnaissance à ceux de la plus haute considération.

N. A. DE SALVANDY

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