‹ L'aube romantiqueChapitre 59 sur 144 · LXXXVII. — D'H. T. de Latouche · texte numérisé non relu

LXXXVII. — D'H. T. de Latouche

Mon cher comte, recevez ceci avec bienveillance, jugez-le sans sévérité et croyez que c'estbien moins un ouvrage (191) que je soumets à votre goût si fin et si sûr qu'un hommage que je rends à votre talent et surtout un souvenir que je sollicite de votre amitié.

H . DE LATOUCHE

Jeudi, 14 mai 1829.

LXXXVIII. — D'Alfred de Vigny.

Mille fois, aimable ami, vous avez parlé d'avance de ce que j'allais vous porter; mais tout a des ailes en vous, l'amitié, la poésie, l'esprit : je croyais que l'amour seul allait aussi vite. On ne peut vous devancer ni vous atteindre en rien; pardonnez-moi d'avoir été en ceci pareil à tout le monde; mais en

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un attachement durable et inviolable pour lequel il ne faut qu'être à jamais dévoué, je vous défie de me surpasser. Je vous le prouverai toujours. Je vous vole ce voleur, car c'est double plaisir de tromper un trompeur. Vous m'avez procuré cette satisfaction.

J'irai vous embrasser pour cela sur les deux joues.

Votre

ALFRED DE VIGNY

20 mai 1829.

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