SALVANDY
c XXXIX.— De N.A. de Salvandy.
Paris, ce samedi.
Je vous ai adressé hier un mot de la Chambre,
3o8 l'aubk romantiouk
mon cher et illustre poète in utroque jure. Ma\s jt ne puis me souvenir si je l'ai jeté à la boîte. Au besoin ce mot vous redira mon empressement à vous obéir et aussi à vous lire. J'ai vu, entrevu plutôt, ce charmant volume.
J'aime déjà votre Almaria (288). Je n'en avais pas besoin pour admirer l'auteur.
Si je puis aller aux champs demain, vous aurez fait unheureux,je vous aurai lu lundi; j'essaierai de prendre ma revanche en disant au public mes pensées. Quelques lig-nes seulement, vous comprenez l'encombrement des journaux, plus serait sûrement refusé. Je ne crois pas du reste qu'on m'apporte l'objection que vous pressentiez. J'écris bien rarement; mais si cela était, je n'écrirais jamais.
A ce sujet, si les articles de M. de Peyronnet sont aux Débats f son parrain, je le serais avec bonheur.
Je vous écris bien à la hâte . Acceptez tous mes sentiments, en un mot, admiration et dévouement.
N. A. DE SALVANDY