‹ L'aube romantiqueChapitre 93 sur 144 · CXLII. — De M^' Sophie Gay · texte numérisé non relu

CXLII. — De M^' Sophie Gay

Combien j'ai à vous remercier, cher et aimable Jules, de faire passer sous mes yeux tant de tableaux gracieux et poétiques, pour me faire supporter le spectacle des souffrances de ma pauvre Elisa (240) quiest depuis un mois dans les horribles souffrances d'une névralgie. Il ne fallait pas moins que votre

L AUBE ROMANTIQUE SIt

talent délicieux et votre souvenir plus agréable encore pour me distraire des ennuis de tous genres qui m'accablent et que le vilain temps où nous vivons rend difficile à égayer. A peine s'il permet de se livrer au travail. J'espère que vous le braverez pourtant et que vous nous donnerez bientôt un frère à'Almaria. Je ne sais pas juger ce qui me vient de ceux que j'aime, aussi ne ferai-je pas la pédante sur l'ouvrage ; je l'ai lu avec tout Tintérêt que je porte à l'auteur, avec tout le plaisir qu'on a à retrouver le cœur, l'esprit et l'élégance d'un ami, dans un livre.

Mille tendresses à toute cette famille poétique et charmante.

SOPHIE GAY

27 Août.

CXLHI. — De A. de Beauchesne.

Cher Jules, je suis passé chez M. Nettement pour lui parler de mon Zamalacarregwj (^40? ^^ "^ m'a parlé que de votre Almaria. Jamais conversation ne m'a paru plus juste et ne m'a plu davantage, et lorsqu'il m'a proposé de faire un article sur la ravissante castillane, je me suis senti flatté dans mon amour et bien empressé à lui offrir de véritables remerciements.

Vous pouvez, vous devez, je crois, lui adresser les vôtres.

A vous, cher ami, cher poète, à vous toujours, toujours.

A. DE BEAUGHESNE.

31 août [18]35.

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