‹ L'aube romantiqueChapitre 95 sur 144 · CXLV. — De Roger de Beauvoir · texte numérisé non relu

CXLV. — De Roger de Beauvoir

Je tiens infiniment , monsieur, à ne pas être accusé du retard que la Revue de Paris apporte à l'analyse de votre livre; la charmante A /marm se ressent de l'anarchie littéraire qui sépare en ce momentci les deux revues. Il y a des affaires d'intérieur et

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des arrangements qui retardent, sans doute, un article donn** depuis quinze jours à la Revue. Buloz m'écrit en ce moment, qu'il le fera paraître dimanche prochain. Je suis malade, au lit, avec la fièvre, sans quoi, j'eusse préféré prendre la poste pour vous expliquer moi-même, sous vos gais ombrages, les tristesses de ma plume, toujours disposée à rendre service, surtout quand le service n'est ici que reconnaissance et devoir.

Almariaesi une charmante page échappée à cet abîme que M. de Chateaubriand, avec les Natchez, Atala, etc., semblait avoir comblé. C'est une de ces pieuses élégies que Girodet (244) seul eût pu retracer après vous, en creusant la terre comme Chactas. Je vous remercie de m'avoir fait passer de si bons moments dans ma fièvre.

Agréez, monsieur, mes assurances nouvelles de regrets et croyez-moi votre tout dévoué, maintenant et toujours.

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