‹ L'aube romantiqueChapitre 97 sur 144 · CXLVIII. — De Tl/""^ Marie Nodier-Mennessier · texte numérisé non relu

CXLVIII. — De Tl/""^ Marie Nodier-Mennessier

Monsieur le comte, il me serait tout à fait difficile de vous dire à quel litre, je me trouve chargée par les dames royalistes de Lorraine d'obtenir de votre bienveillance quelques vers inédits signés et écrits par vous, pour une loterie au profit des prisonniers vendéens, qui va être incessamment tirée à Metz, à moins que ce ne soit par cette raison, que, vous ayant déjà souvent importuné, avec succès, j'ai une chance pour que vous vouliez bien encore agréer cette nouvelle importunité. J'avoue que je ne devine pas comment je serais devenue protectrice, d'humble protégée que j'étais.

Dans tous les cas, monsieur le comte, je sais que les malheureux n'ont pas besoin d'intermédiaires auprès de vous, c'est pour cela que j'ai consenti à leur en servir et puis aussi peut-être, pour vous rappeler de bien vieilles choses, auxquelles vous ne tenez guère, ma profonde reconnaissance et ma profonde admiration.

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