SCENE VI
LA MARQUISE, ALPHONSE, dans le pare.
LA marquise , tant voir Alphonse, gui se tient à
l'écart , tort du pavillon donnant des ordret
à un serviteur.
Allez, et pendant votre absence je veillerai sur ma fille. Que le bruit des combats qui ensanglante nos rues n'arrive pas jusqu'à elle.
Le Domestique s'éloigne.
alphonsb, à part, t'avançant.
C'est elle I... je tremble !...
la marquise, apercevant Alphonse.
Ciel! un homme leil...
ALPHONSE
Béalrii!
la marquisr.
Alphonse!
ALPHONSE
Oh! rassurez-vous I rassurez-vous!
LA MARQUISE
Vous! grand Dieu! comment n’avez-vous pas craint de vous introduire dans le palais de mon épouz, du marquis de Casaréale?
ALPHONSE
Voire époux, lui! pourquoi me rappeler celte union fatale?
LA MARQUISE
Alphonse, j'ai subi mon sort sans accuser la Providence, et l’accomplissement de mes devoirs en a depuis longtemps adouci la rigueur.
ALPHONSE
Dieu m'est témoin, Béalriz, que je n’ai pas pénétré jusqu'ici avec la coupable pensée de réveiller dans votre cœur des sentiments que vous avez condamnés, en devenant l’épouse du marquis de Casaréale-.. Un devoir sacré m'a conduit à Gênes... mon frère, gouverneur de la ville et • président du sénat, a une nombreuse famille, vous le savez ; mon départ précipité, il y a quelques années , a vail empêché le partage de nos biens... je suis revenu secrètement pour en faire l’abandon aux e nfanls de mon frère, car moi... bientôt je n'aura i plus besoin de rien,
LA MARQUISE, à part.
Pauvre Alphot ise!
ALPHONSE
Pardonnez-moi i, Béatris, de n’avoir pas eu Ig force de quitter l Jêncs avant même que vous ayei pu apprendre m on retour passager. Je ne sais quelle puissance plus impérieuse que ma raison m'a poussé vers ce parc, et ensuite m'en a fait franchir les mur». Caché dans l'ombre de ces bosquets. je ne voulais que respirer un moment l’air que vous respirez... Bientôt, hontcuz de tant de