SCÈNE IX
LÉONTIO, GÉRONIMO, ALPHONSE.
géronimo, à Alphonse, dans la coulisse.
Je regrette beaucoup, mon gentilhomme, mais je n'ai pas une seule chambre à vous offrir.
Alphonse, Géronimo et Catarina entrent.
léontio.
Vous pouvez prendre la mienne.
CATAklNA.
Que dites-vous ?
LÉONTIO
Puisquo je m'éloigne, et que cet étranger demande une chambre, disposez de celle-ci.
ALPHONSE
Recevez mes rcmerelments.
géronimo, ri part, à Léontio.
Un moment, un moment, que diable! vous ne pouvez partir.
LÉONTIO
Pourquoi ?
GÉRONIMO,
Apprenez que comme je l'avais prévu, la populace a ameute [; j'ai entendu proférer des menaces contre les Corses qui se trouvent à Gènes.
LÉONTIO
Quel motif?...
GÉRONIMO.
La Corso vient de se soulever contre le gouvernement que Gènes lui a imposé.
LÉONTIO
La Corse!... Je cours rejoindre mes compatriotes, et puissé-je mourir en combattant pour mon pays!.. Adieu, Géronimol
GÉRONIMO.
Quoi! vous voulez...
LÉONTIO
Il le faut . (A Alphonse.) Seigneur cavalier...
GÉRONIMO, le regardant sortir.
O pauvre jeune homme 1 je tremble en le voyant partir!
catarina, revenant par la porte de gauche. ■
Votre cbambre est prête, mon gentilhomme.
GÉRONIMO.
Et si vous avez besoin d'autre chose, parlez; nous voici pour vous servir.
ALPHONSE
Merci, je n'ai besoin que de sommeil. Ah!
demain à la pointe du jour, faites-moi réveiller par un de vos gens.
GÉRONIMO.
Je vous éveillerai moi -même, mon gentilhomme.
ALPHONSE
A demain i
GÉRONIMO.
Allons, viens, Catarina !
Géronimo et Catarina sortent. Alphonse entre dans la chambre qu'on lui a préparée.
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