SCÈNE X
LE COMTE GIAFFERRI, dans le parc, puis
PIÉTRO
Nuit complète.
GIAFFERRI
La nuit est venue... voici l'heure... (Il frappe dans ses mains. l’Ictro parait après avoir franchi le mur du fond.) A l'œuvre, Piétro; il faut que l’incendie allumé par tes mains dévore ce pavillon !
PIÉTRO
L'incendie i... Et vous jurez que le marquis de Casaréalc seul...
MAGASIN THEATRAL
filAFPRRRI.
Il périra seul, car seul il habite là.
PIÉTRO
Voua le jurez I
GIAFFBRRI.
Je le jure. *
11 s'éloigne un moment.
piétro, seul.
Insensé ! qui croit que l'appàt delà liberté peut faire commettre une lâcheté à un Montait* !... Oui, je rais mettre le feu à ce pavillon: mais les Corses, nos frères, sont prévenus .. ils n'attendent qu’un signal pour se soulever, et ce signal ce sera l’incendie de la maison du traître qui m’a livré! Va, marquis de Casaréale, je ne te frappera) pas comme un lâche... je vais t'appeler au combat, et c’est à la lueur des flammes de ton palais que tu me rendras raison de tes outrages et de ma captivité... Allons.
Piétro entre dans le pavillon , lo Comte revient furtivement et ferme 1a porte.
GIAFFERRI
J’ai refermé la porte sur lui; s'il succombe dans le pavillon embrasé, eh bien, je serai débarrassé d'un témoin dangereux. (On aperçoit le feu.) Bien, bien, l'incendie est complet ! Maintenant fuyons... de ce cité l’incendie a donné l'éveil... AhI la fenêtre de l’auberge!
Il se dirige vers la fenêtre dont il défait le barreau.
Alphonse, sortant de ta chambre.
L'incendie 1 ( Regardant .) Ce parc, ce pavillon!... Ah!
Il se trouve face à face avec Giafferri qui a franchi la fenêtre et est entré dans l’auberge.
Alphonse, laissant tomber ta lumière.
GialTerri !
•tainai.
Alphonse!
Alphonse.
Ah! misérable!... je devine, c’est toi qui as allumé l'incendie.
giafperhi.
Moi !
ALPHONSE
Infâme, tu vas mourir! A moi! à moi!
CIAPFERRI.
Silence!
ALPIIONSR.
Il faut que je te tue!... A moi ! à moi I giafferri , le frappant.
C'est toi qui l'as voulu!
ALPHONSE
Ah ! à moi 1
Ils se débattent.
léontio, apparaittant dons l' auberge pendant que le meurtre a lieu.
Hepoussés, écrasés par la force elle nombre!... Qu’enlendt-jc! des gémissements!... (Il heurte le corpt d'Alphimte.) un homme assassiné!... Misérable! c'est toi qui l’a frappé! (Saisissant Giafferri, qui s'est blotti dans un coin.) Ah! tu ne m’échapperas pas.
GialTerri s'enfuit, Léontio le poursuit sans voir son visage.
mv%\\v\vmuwvvuv\\\vvsvn\uvv\vvv\\wuvuAvuuvAW